Eric's Trips
Les aventures d'un nouveau sexagénaire...

Menu

Accueil
Qui suis-je ?
Mon itinéraire
Livre d'or
Archives
Albums photos
Mes amis

Mes albums

Rubriques

Madagascar 2009
Madagascar 2009 suite 2
Madagascar 2010

Sites favoris

Mada, l'île rouge


Locations of visitors to this page

Du Palmarium (11/10/09) à Sainte Marie (17/10/09)

pour finir nous rencontrerons dans un marigot un superbe serpent qui passera entre les jambes de Christine avant de poser sur une feuille pour la photo, retour à l'hôtel sans avoir vu le fameux indri-indri, le plus grand des lémuriens et cela malgré les recherches incessantes de notre guide Sylvain (gérant de l'hôtel), pour nous consoler nous verrons de précieuses orchidées.  

 

 Il est déjà 12h 30, une petite assiette de crudité tomates-carottes râpées puis une petite sieste, le temps est chaud et humide, le soleil resplendissant avec un ciel toujours plus ou moins garni de nuages.

Vers 15h, nous décidons avec JM d'aller marcher le long de la plage nous irons ainsi jusqu'au Bush House Hôtel qui est plus cher que le notre et un peu moins bien par contre il y a une belle plage de sable blanc qui manque au Palmarium, plus loin l'hôtel des Pangalanes qui a été racheté au mois de mars par le proprio du Palmarium est en pleine rénovation, nous nous arrêterons un moment sur la plage car c'est le seul endroit où nos téléphones « Orange » ont bipés, juste le temps d'envoyer des messages pour rassurer nos familles.

 Christine revient vers nous, elle est allé beaucoup plus loin que nous en suivant le rivage, elle prendra juste le temps de nous indiquer un endroit pour voir beaucoup de nepantes, et repartira de suite vers l'hôtel.

 Il est déjà 17h, il est tant de rentrer avant la nuit, nous irons voir les plantes carnivores indiquées par Christine à coté d'un joli petit lacs où deux jeunes femmes malgaches pêchent à la ligne, l'une est avec sa petite fille sur les genoux et m'autorise deux, trois photos,  le tableau serait paisible si les moustiques n'avaient pas décidés d'attaquer nos chevilles,  deux pulsions de bombe et nous repartons d'un pas alerte pour arriver à 18h, juste avant la tombée de la nuit.

 Douche réparatrice, il manque un petit massage... puis apéritif punch-coco avec des cacahuètes grillées encore chaudes et pleines d'huile, on se demande à quoi ça sert de marcher pour récupérer aussitôt le peu perdu !

 Au menu, gratin de cristophines mais nettement moins bon que ma recette avec des crevettes et du jambon, ensuite camarons (pour ceux qui ne suivent pas : crevettes) sautées à l'ail avec une fricassée de légumes et crêpes au chocolat.

 
Dimanche 11 octobre – PALMARIUM-TAMATAVE
 

Après le petit déjeuner avec un groupe d'une dizaine d'allemands, nous retournons à la chasse de l'indri-indri ce fameux plus grand lémur dont 5 individus sont présent sur les 35 hectares du Palmarium, après deux heures de marche avec Christine et nos amis Australiens nous rentrons bredouilles.

, évidemment plus question de pirogue il faudrait trois jours, mais d'un petit bateau avec un hors bord de 55CV, nous sommes 5 personnes donc le prix du bateau de 400.000 Ar a été divisé assis au milieu du bateau dans des fauteuils de jardin en plastique la mini-croisière sera de toute beauté, il aurait été vraiment dommage de louper ça. Contrairement à ce que dit le guide du Petit Futé les 10 derniers kms ne sont pas les plus beaux, j'ai largement préféré les petits villages typiques au bord des lacs plutôt que le canal étroit et sale qui annonce la banlieue appauvrie de Tamatave. 

Débarquement en bout du canal, il ne va pas plus loin. Nos amis australien sont déjà attendus par un taxi (ils ont payés le prix fort d'un tour-operator) avec Christine nous marcherons deux cent mètres avant de trouver notre premier pousse-pousse à vélo pour se rendre à l'hôtel Marotia qui n'est qu'à un kilomètre, là encore il aura fallu marchander les 3 pousses soit 1.000 Ar chaque.

L'hôtel est en bord de plage  mais il ne faut pas se baigner ici c'est infesté de requins, la plage est remplie de pirogues quand on voit les vagues on se dit qu'il y a quelque chose d'incompatible mais pourtant !
 
Les petits bungalows à 30.000 Ar sont disposés sous les cocotiers et même s'ils ne sont pas de haut de gamme, loin s'en faut, le cadre rattrape tout.
 
Nous partons tous les trois vers le centre ville, la nuit tombe déjà et nous cherchons un restaurant pour dîner, ce sera « le Bateau Ivre », qui comporte en fait plusieurs restaurant, un malgache, un indien cachère, et un international, sur les conseils de JM qui a l'œil nous choisirons l'international qui a trois serveuses par client... au moins on ne prend pas de risques si on ne satisfait pas nos papilles on le fera de nos sens !
 
Le menu un peu cher pour Mada sera néanmoins apprécié, délicieuse salade de crabe aux papayes pour tout le monde, JM abonné aux camarons grillés, Christine prendra un poisson « beaujolais » non c'est pas ça mais comme on a aucune mémoire des noms malgaches... selle de mouton aux champignons pour moi et une bouteille de rouge du pays (pas terrible).
 
Pour finir la soirée, les serveuses nous conseillent le Neptune, mais il semblerait que le dimanche soir tout soit fermé, nous nous rabattrons sur le King's pour boire un dernier verre, il fait très chaud.
 
Lundi 12 octobre – TAMATAVE
 
Il est 6h 30 et après un coup de fil d'un commun accord une pluie tropicale nous clouera au lit pour une agréable grasse matinée en écoutant la pluie sur le toit de palme.
 
Prêts vers 10h la pluie ayant cessé, nous décidons de découvrir les autres hôtels de Tamatave sous une moiteur difficilement supportable, nous irons voir « les Flamboyants » vieil hôtel colonial mal entretenu avec des chambres impersonnelles, puis le « Joffre » dont les prix et la façade décrépie nous éviterons la visite.
 
Petit déjeuner de croissant et pain aux raisins à la pâtisserie réputée  « Chez Bruno » et il sera midi le temps que nous nous perdions dans Tamatave, la ville des pousse-pousses, des routes défoncées, des immeubles crades, des odeurs indescriptibles des marchés, mais des habitants si souriants !
En attendant l'ouverture des banques à 14h, séance cyber pour mettre à jour le blog et communiquer un peu avec les proches, je m'aperçois que c'est de plus en plus difficile de se connecter sans être coupé, je ne sais pas si mon blog tiendra jusqu'au bout.
 
JM a déserté le cyber depuis longtemps, je reprends contact avec lui par téléphone il vient d'arriver à l'hôtel après avoir dégusté une bonne glace mais sans trouver de pastis ni de cacahuètes (au-dessous de tout sur ce point là...) je vais donc au supermarché pour y trouver une bouteille d'un litre de Pastis à 25.990 Ar soit 9€, des cacachuètes et pistaches (de la même forme que les cacahuètes, mais sans aucun goût), puis retour à l'hôtel en pousse pour 1.000 Ar, le pauvre pédaleur a démarré comme une fusée dans la mauvaise direction, heureusement qu'après notre égarement de ce matin j'arrive à me repérer, je ne saurai jamais ce qu'il avait compris.
 
Je retrouve JM et nous dégustons un super apéro à 16h 30 ! Alors que nous sommes entrain de déguster nos cacahuètes, une vendeuse ambulante nous propose des chemises et des nappes, une chemise m'interpelle superbement brodée et je l'essaie, elle en veut 15.000 Ar et finit par me la céder à 10.OOO. 
Le soir nous irons à coté de la plage vers le port au restaurant Récréa, je reprendrais du crabe mais en gratin au foie gras cette fois, pourquoi s'en priver environ 3€ ensuite ce sera un confit de canard, en fait la cuisse rôtie tout simplement d'une pauvre bête qui n'avait plus que la peau sur les os avec un peu d'écorce d'orange, vraiment pas terrible, c'était bien mieux la veille, y compris les serveuses... En plus je tache ma superbe chemise neuve !
Nous n'irons pas prendre un dernier verre demain c'est « voyage »,  nous nous ferons racoler en rentrant à l'hôtel, mais nous résistons vaillamment !
Et je m'empresse de détacher ma chemise qui sera impeccable le lendemain matin ! Doué le petit homme !
 
Mardi 13 octobre – TAMATAVE – FOULPOINTE
 
 
Après une bonne nuit ressourçante nous décidons d'aller pendre prendre notre petit déjeuner dans l'avenue Joffre chez Sayfi Fils recommandé par le Petit Futé, pas de chance fermé le mardi, un peu plus loin nous trouverons le « MELBA » superbe adresse, les viennoiseries sont excellentes et nous en reprenons (adresse à recommander).
 
JM part fait deux courses, j'en profite pour passer vite fait au cyber .Retour à l'hôtel que nous réglons 60.000 Ar pour deux nuits, nous avons perdu Christine qui a du repartir à Tana pour prendre son avion qui part demain.
 
Direction la gare routière en pousse-pousse pour 1.500 Ar, avec un pneu qui explose à mi-parcours ça ne change pas le prix mais c'est pourtant moins confortable, pas un problème de rouler sur la jante...
 
Arrivé à la gare routière nous sommes tellement harcelés par les chauffeurs qui veulent remplir leur taxi-brousse, que j'en oublie de régler mon pousse, le pauvre revient vers moi 15mn plus tard pour voir si je veux bien le régler, je me confonds en excuse, désolé !
 
La route sera courte environ 65 km (4.000 Ar), de temps en temps nous voyons la côte avec des plages de sable blanc sans fin. Nous sommes en vue de Mahavelona ou Foulepointe lorsque je demande au chauffeur où se trouve l'hôtel du « Gentil Pêcheur », coup de frein, c'est là !
Nous descendons et faisons environ 300 mètres vers la côte pour trouver notre gîte en bord de plage. Les bungalows s'alignent à 30 mètres du rivage, c'est rustique mais très bien pour le prix de 27.500 Ar.
 
Comme nous avons trop bien déjeuné ce matin direction la plage pour se baigner dans le lagon bordé de la barrière de corail, première baignade dans l'océan Indien l'eau est transparente et chaude, nous y resterons plusieurs minutes à nous délasser, puis bain de soleil pour une petite sieste, mais là, on rêve !
 
En premier, les mecs ! Ils viennent nous proposer d'aller faire de la plongée en pirogue dans des piscines naturelles vers la barrière de corail, un autre se charge de nous proposer des langoustes pour ce soir avec la garniture que nous souhaitons, mayonnaise ou pas, sauce ou autre chose, ils proposent n'importe quoi pour essayer de se faire un peu d'argent, un autre  nous proposera une location de scooter pour 40;000 Ar la journée, des visites, etc...
 
 
J'en profite pour demander à un jeune homme s'il a une solution pour réparer mon va-nu-pieds qui n'a pas supporté l'eau de la pirogue il y a deux jours, il me dit qu'il connait bien l'homme de la situation mais que ça me coutera 5.000 Ar, je lui donne la somme demandée en lui expliquant bien qu'il n'aura pas un sou de plus, qu'il se débrouille ! Une demi heure plus tard il revient en scooter et m'avouera qu'il a payé 3.000 Ar et que le reste lui a servi à mettre de l'essence dans son scooter (le litre d'essence coute environ 2.700 Ar, beaucoup de monde va à la pompe pour moins d'un litre d'essence à Mada !). La réparation est bien faite, tout le monde est content.
 
Sur la plage, vient le tour des enfants, avec une montagne de colliers faits de coquillages, de graines d'orchidée ou de bois comme le palissandre, nous sommes sur la côte du Palissandre.  Les colliers sont à 1.000 Ar, mais une jeune fille nous fait un cadeau, les 5 pour 5.000 Ar... lorsque nous lui faisons remarquer qu'elle ne nous fait pas de cadeau, elle doit rougir (??) et rajoute deux colliers pour se faire pardonner, la pauvre nous ne voulons pas nous embarrasser de cadeaux au début de notre voyage, pas facile de leur dire non.
 
Plus tard ce seront les femmes qui passeront avec soit des plateaux, voir même carrément des soupières pour nous proposer des crevettes grillées, des têtes de poisson; des gâteaux à la noix de coco, nous craquerons sur ces derniers à 100 Ar pièce.
 
Après un dernier bain  nous longerons la plage en direction du village il n'y a que de frêles cabanes et très peu de maison en dur, en plus à coté de la nationale il y a tout un endroit qui a brulé et les pauvres gens sont entrain de reconstruire au milieu des débris calcinés. Il y a peu de vazas, pour ainsi dire pas, nous comprenons mieux pourquoi nous avons eu autant de visites sur la plage, nous sommes les seuls à pouvoir être une source de revenu.
 
Retour au « Gentil Pêcheur », apéro et cacahuètes (mais je vais faire attention j'ai été obligé de me relever prendre un Renni la nuit dernière), je m'attèle sur l'ordi pour mettre à jour mon blog et là, je m'aperçois que j'ai oublié ma clé USB au cyber de Tamatave ce matin, comment faire ?
 
Je ne connais pas le nom du cyber, mais je sais qu'il est à une centaine de mètre de l'hôtel Joffre, je téléphone donc à l'hôtel qui m'indique le nom du « Cyber Sky » merci ! Je cherche dans l'annuaire, rien ! Je demande les renseignements, on m'indique le 12, plus en service. Je rappelle le Joffre, il me propose gentiment d'aller demander au cyber et de bien vouloir lui téléphoner une demi-heure plus tard, ce que je fais, ouf ! Ils ont trouvé ma clé, reste à savoir comment la récupérer car le cyber ne veut pas la remettre au Joffre. J'appelle le cyber, car entre temps Roméo du Joffre m'a trouvé le portable de Linda la responsable, je lui indique que j'enverrai demain matin quelqu'un pour récupérer mon bien et qu'elle veuille bien lui remettre, je repasserai la voir pour la remercier, elle glousse de plaisir et acquiesce.
Me voilà libéré d'un poids.
 
Aussi, c'est serein que nous allons au resto du « Gentil Pêcheur », nous commençons par un pichet de 50cl de vin blanc d'Afrique du Sud qui sera rapidement suivi d'un second, en entrée je prends une salade de poulpe vraiment délicieuse la bête fond véritablement dans la bouche c'est la première fois que j'en mange une aussi bonne et pourtant je suis amateur du monstre tentaculaire, le poisson fumé de JM surement de l'espadon est moins bon à mon goût, on continuera avec l'aide de Daniella la gentille et gracieuse serveuse par des camarons (grosses crevettes pour toujours les mêmes qui ne suivent pas !) au curry pour JM et au coco pour moi, je n'en finis pas de me lécher les doigts avec le riz qui baigne dans la sauce, en désert je resterai sérieux en prenant un yaourt maison délicieux, alors que JM qui n'arrivera jamais à résorber ses bourrelets se goinfre d'une crêpe au chocolat ! LOL
 
Rien à voir dans le village, ce soir ce sera direct au lit en attendant de trouver mon voyageur pour demain.
 
Mercredi 14 octobre – FOULPOINTE
 
Lever 6h pour profiter un peu de la fraîcheur du matin, il va encore faire une belle journée, je vais faire une marche seul sur la longue plage en attendant 8h pour le petit déjeuner avec JM.
 
Sur la plage je trouve déjà les vendeurs de langoustes, oursins, palourde trois fois plus grosses que celle de l'île d'Oléron, colliers, etc et puis Jean Albert un jeune d'une quinzaine d'années qui est d'accord pour aller récupérer mes clés USB, je lui ai donné 10.000 Ar pour son voyage et promis la même chose au retour.
 
Petit déjeuner à l'hôtel sous les arbres aux grandes feuilles devant le lagon, ça n'a rien à voir avec celui d'hier, mais on ne peut pas tout avoir. Je resterai un long moment à contempler l'onde apaisante de la marée basse alors que JM se dirigera vers ma promenade de l'aurore où je le rejoindrai plus tard pour plusieurs bains dans le lagon.
 
Nous traiterons avec Jean-Michel la location de deux scooters pour demain matin 8h jusque vers 13h à 20.000  Ar chaque, mais il faut mettre de l'essence et c'est lui qui veut la mettre car soi-disant qu'aux stations ils mélangent l'essence avec du pétrole ce qui casse les moteurs, pour faire notre périple envisagé il nous faut environ 3 litres donc 3 fois 3.OOO Ar, bien sur il faut faire l'avance car il n'a pas le sou.
Ensuite nous commanderons notre dîner à Honoré le rasta, un  kilo de langoustes et un kilo de camarons avec riz et petits légumes plus une THB le tout pour 50.000 après dures négociations, nous voulons voir les bestioles vivantes...
 
J'ai récupéré mes clés USB et évité un voyage aller-retour à Tamatave, tout va bien !
Il est 13h l'heure de la sieste, mais je ronfle trop allongé sur le dos, je rentre donc au bungalow pour prendre une bonne douche pour me débarrasser de tout le sel et je ne tarderai à m'assoupir et ronfler tout à mon aise !
 
Je rejoins JM resté sur la plage et nous marchons retrouver la jonction de la barrière de corail et de la terre, c'est féerique, trois pécheurs se tiennent debout sur l'extrémité de la barrière et lancent leur appât à grands coups de moulinet du bras dans l'océan immense et tourmenté qui aspire le piège. Nous resterons plusieurs minutes à contempler ce manège, mais n'assisterons à aucune prise, peut être trop déchainé par des vagues d'au moins 3 m de haut.
 
Retour tranquille en flânant sur la grève vers le pastis qui nous attend avec ses arachides.
La nuit commence à tomber, il est 18h. Personne ne s'affaire à la cabane où nous avons rendez-vous pour le dîner, entre 18h et 18h 30 nous avait dit le rasta, nous nous apprêtions à renoncer lorsqu'il arrive avec son vélo chargé comme une mule à 18h45, « mora mora » personne n'a de montre ici.
 
Honoré installe le couvert, il a même amené une nappe et un acolyte apporte le cannoune comme dirait les marocains, rougeoyant de braises dans la nuit noire, deux bougies protégées dans des bouteilles coupées éclairent cette scène,  champêtre? mais non maritime.
 
Les trois langoustes fendues en deux et arrosées d'une sauce secrète cuisent doucement, nous nous servons de riz mélangé aux légumes, un délice ! C'est la femme du rasta qui a tout préparé tout en s'occupant de ses six enfants dont le plus vieux à 14 ans et le dernier 1 an, Honoré doit avoir environ 35 ans.
 
Nous nous régalons de nos langoustes et des camarons, vraiment Honoré a tenu parole, ça valait le détour, il mérite bien ce que nous avions conclus.
 
Jeudi 15 octobre – FOULPOINTE-MAHAMBO-FOULPOINTE
 
 
Des pattes courent le long de mon bras dans le lit, c'est un réveil en sursaut à 6h du matin, un scolopendre de plus de 5 cm en est la cause, je suis sur qu'il a au moins 1.100 pattes mais je n'ai pas pris le temps de les compter il vient d'apprendre à voler du haut de mon lit. Heureusement il n'a pas eu le temps de me mordre, j'ai juste une toute petite rougeur le long des cotes mais ce sera sans suite.
 
J'ouvre le volet de ma fenêtre et entend un bruit juste en dessous, c'est un crabe des sables qui est entrain de creuser sa galerie, je vais sous la douche, assez d'émotions pour ce matin.
 
Petit déjeuner à 7h30, une demi heure plus tard Jean-Michel est là pour nous remettre les deux scooters, leurs 3 litres d'essence, les papiers et les casques, c'est parti !
 
C'est pas la grande puissance, tout juste 50 cm3 mais c'est bon pour notre balade de 60 kms aller-retour, il fait un soleil radieux et l'air est encore supportable, nous  nous arrêterons à coté du fort le Manda du roi Ramada 1er ce sont des ruines, la visite ne commence qu'à 9h nous ne verrons que le mur d'enceinte haut de 6m et d'une circonférence d'environ 70m bâti suivant la technique de l'époque avec un mélange de poudre de corail et de pierres liées par du blanc d'œuf faisant office de ciment. (merci Petit Futé, LOL)
Nous traversons plusieurs cours d'eau dont un fleuve, l'Onibe sur un pont encore en bon état, d'autres petits ponts présentent carrément des marches (eh oui, trous non signalés) ou des trous dans la chaussée de quoi passer une roue de scooter sans problème.
 
Un peu plus loin c'est le barrage de police, nous y avons droit... présentation des papiers des véhicules, oups, j'en ai un de plus que JM, il lui manque sa vignette, le policier hésite, en référe à son chef et dresse une verbalisation en confisquant les papiers du scooter, nous repartons sans soucis Jean_Michel se débrouillera avec eux pour les récupérer.
 
Nous arrivons à Mahambo, une foule impressionnante a envahi la route, mais nous laisse passer bon-enfant, nous poursuivons vers la plage qui se trouve à 2 kms de la route, la piste et un peu sablonneuse et caillouteuse par endroits; mais nous arrivons à destination sans problème, c'est vrai, c'est un coin à garder secret comme le dit le Petit Futé, ici tout est encore sauvage et les cocotiers caressent l'eau, j'irai faire quelques photos le long du rivage pendant que JM pas trop confiant garde les scooters.
 
Nous reprenons la piste pour découvrir un hôtel qu'on nous avait recommandé « La Pirogue »,  ce sont deux français établis depuis une vingtaine d'années qui tiennent le complexe, la femme n ous fait gentiment tout visiter, partout c'est le raffinement, les portes et les volets des bungalows sont sculptés,  partout il y a des bibelots ou des sculptures de goût, la suite façonnée par le mari est d'une richesse surprenante autant au point de vue décoration que de l'imagination, écran plasma côtoie une fontaine lumineuse sur  quartz rose et deux grosses boules d'onyx veiné d'au moins 40 cm polies posées sur des trépieds on aurait dit des mappemondes,  enfin tout est merveilleux dans ce complexe tenu par deux français présents ici depuis 20 ans les employés sont au nombre de 62 !
 
Retour vers Mahambo où nous prenons une THB dans un petit bistrot, histoire qu'on nous surveille les scooters pour aller faire un tour dans le village.
 
 
 
 
 
 
JM se fait racoler par une superbe gasy à qui il manque une dent devant et qui ne le lâche plus,  nous dégusterons cependant en riant bien des beignets de manioc et un autre imprononçable, pas mauvais, on s'enfonce  un peu plus loin dans le village il y a une réunion publique dans la cour d'une école, je tire JM en lui disant « viens tu vas voir ils vont nous inviter ! », je me tape l'incruste au milieu de l'assemblée et je m'avance un peu pour photographier la banderole qui annonce « Journée mondiale du lavage de mains avec du savon »,  les officiels sur l'estrade nous ont remarqués, ils font libérer deux sièges et envoie une jolie fille vers nous :  « Monsieur le maire vous invite à vous joindre à lui pour la cérémonie » nous déclinons gentiment en expliquant que nous ne comprenons pas le discours en malgache et que de plus nous devons rentrer, ce que nous faisons en remerciant monsieur le maire d'un signe de tête. Qui a dit sur Voyage Forum que Madagascar ça craignait et que les malgaches n'étaient pas accueillants ?
 
Retour à Foulepointe, baignade et bronzette,  nous commençons à être noirs comme des gasys, mais ça pèle par endroits, petit quatre heure avec les marchandes ambulantes de gâteau coco et joli sourire d'Olivia 11 ans, la photo pour toi Ayrton !
 
Petit tour dans le village pour aller chercher une bouteille d'eau fraîche pour l'apéro où nous rencontrons Aimée qui nous raconte un peu l'île de Sainte Marie où nous allons demain.
 
 
Dîner avec notre gentille serveuse attitrée Daniella qui refuse de se faire photographier, elle me conseille un plat malgache le Henan-Kisoa sy amalona en fait du porc avec de l'anguille en sauce relevée et un gros bol de riz, le tout bien mélangé se mange facilement, dommage que je me méfie des arêtes d'anguilles (certains  comprendront) et que le porc soit un peu trop gras, je mange quand même les dernières miettes avant d'aller au lit.
 
Vendredi 16 octobre – FOULPOINTE-SANTE MARIE (Ambodifotatra)
 
Lever 6h30, petit déjeuner et à 7h 30 nous sommes au bord de la RN5 pour essayer de choper un taxi-brousse, coup de chance le premier qui passe à des places je monte avec les bagages, nous récupérerons JM qui était parti dans le village acheter une bouteille d'eau fraîche. Route de 80 km (2h 30) sans problème pour débarquer à Soanierana-Ivongo c'est la fin du goudron pour la route de l'est et le point d'embarquement pour Ste Marie.
 
Les bagages à peine récupérés les rabatteurs sont là pour nous conseiller le meilleur bateau, la marche à suivre, etc...
 
D'abord repasser à la gendarmerie avec le passeport comme si l'on changeait de pays, dans le bureau du sergent je découvrirai une vieille affiche de la manœuvre militaire des véhicules aux gestes cela me rappelle mon armée dans le « train », le gendarme m'autorise gentiment à la photographier.
 
 
 
 
 
 
 
 
Nous nous dirigeons vers les pontons, enfin plutôt un amas de planches qui sert de passerelle d'embarquement pour les quelques bateaux,  les prix vont de 20.OOO Ar à 70.000 Ar, JM hésite pour le moins cher, mais je finis par le décider pour le plus cher et donc le plus rapide qui affiche 1h de traversée (nous mettrons 1 h45) alors que le moins cher dans sa barcasse surchargée et son petit moteur nous promettait 1 h 30, je suis sur qu'il aura mis bien plus de 3h.
 
Croisière sans encombre la mer était calme,  nous débarquons sur l'île Sainte Marie à  Ambodifotatra capitale de l'île. Il y a un comité d'accueil populeux entre ceux qui proposent de porter les bagages et les conseilleurs d'hôtels ainsi que les taxis qui sont prêts à vous faire faire le tour de tous les hôtels, pas d'affolement, nous repérons le premier troquet et allons boire une bière au grand regret de tous ces gentils rapaces. Les avis sont partagés entre JM pour les hôtels loin vers le sud et moi même pour ceux plus proche dans la ville en direction de la route nord, je l'emporterai et nous visiterons 3 hôtels avant de choisir celui des Hortensias, 31.000 Ar grande chambre très propre avec balcon sur la rue, la mer est prise !
 
Douche et balade en ville, nous jetons un oeil aux locations de scooter, le premier nous propose dès demain à 40.000 Ar la journée, le second nous proposera 30.000 Ar, entre temps nous allons changer de l'argent, le cours de l'Euro à encore grimper de 100 Ar depuis notre arrivée, je change 500 € à 2.880 Ar soit 1.442.000 Ar, je suis enfin millionnaire ! Je me retrouve surtotu avec une sacré liasse de 144 billets de 10.000 Ar.
 
Pendant que JM a toute les peines du monde à échanger ses travellers chèque à un cours plus bas, je vais voir une autre loueuse de scooter, mon charme naturel lui fera me proposer 25.000 AR, l'affaire est conclue et nous pouvons en plus prendre les scooters de suite  avec le plein.
 
Aussitôt c'st une balade à la pointe sud de l'île à travers des routes variées, goudron, piste de poussière, sablonneuse et route juste rempierrée ou en nivelage. Pointe sud et l'île aux nattes juste en face à deux cent mètres la pirogue nous tend les bras ainsi  que les piroguiers qui aimeraient bien 2.000 Ar pour la traversée, mais il est déjà 17 h dans une heure la nuit commencera à tomber, ce n'est que partie remise.
 
Retour vers la capitale avec arrêt au restaurant « Cardinal » tenu par un vaza qui nous dit que la saison est morte pour lui et qu'il fermerait bien si ce n'était pour faire plaisir à sa compagne malgache.
 
 
Dîner dans la ville omelette aux calamars et filet de zébu au poivre vert, quand je pense qu'il y en a qui disent qu'on mange mal à Mada ! Dernier verre au Palencio  et dodo.
 
Samedi 17 octobre –SAINTE MARIE (Ambodifotatra)
 

Train de marchandises reliant Tamatave à AntananarivoAprès un copieux déjeuner au « Melba » nous prennons les pousses pour la gare routière des taxis brousse, nous avions réservés nos places la veille, moi la N°2 devant à la fenêtre au moins je peux étendre mes jambes et JM juste derrière le chauffeur, le voyage nous coutera 17.000 Ar pour environ 350 km que nous mettrons 8h à parcourir, c'est pourtant de la bonne route, un peu sinueuse à l'approche de la montagne de Tana, mais le chauffeur roule « mora-mora » et s'arrête souvent. Enfin j'aurai eu de la chance puisque la place N°1 n'a jamais été occupée et j'étais tout seul devant avec le chauffeur comme un pacha !

 

Arrivés à Tana on sent la différence de température due à l'altitude, tout le monde à des anoraks, nous sommes les seuls en tee-shirts, direction le Tropic Asia où nous commençons à être reconnus, dîner au Sakamanga où nous nous rendons à pied et de nuit malgré les individus bizarres que nous croisons, vers le Saka c'est plus tranquille tout le monde nous appelle « chéri »...

 

Après le dîner nous nous rendons au Glacier encore à pied et nous essuyons dans une rue mal éclairée le harcèlement d'une dizaine de gamins qui courent pieds nus casquette à la main en guise de sébille, pas très rassurant.

 

Une « fresh » panaché de THB, quelques chansons d'un orchestre malgache et au lit.

 

Lundi 26 octobre – ANTANANARIVO

 

Grasse matinée, balade dans la capitale il y a beaucoup de monde à Tana et notre quartier n'est pas l'un des plus rutilent, même le dimanche il y a des vendeurs à même le trottoir tout le long de la rue de notre hôtel, il doit y avoir des centaines de milliers de chaussures style claquettes à vendre, ici ont peu trouver de tout des recharges de téléphone, du change en pleine rue à des tarifs supérieurs à ceux des banques, des nouilles chinoises chaudes mélangées à une drôle de mixture, des piles impressionnantes de poissons frits ou séchés, de l'électroménager, des fringues en tout genre, de la vanille au kg environ 55.000 Ar  environ 17 €, des modèles de vaisseaux-galion en bois, des paquets de balais multicolores qui se promènent le long des trottoirs tels des sapins de Noël bariolés, on trouve de tout à Tana il faut juste savoir chercher...

 

La journée s'écoulera calmement ponctuée d'un massage pour bien se détendre, d'un tour au cyber, du sacro-saint Saka et d'un dernier verre très bref au Glacier.

 

Mardi 27 octobre – ANTANANARIVO - ANTSIRABE

 

Journée voyage, nous prenons maintenant la direction du sud-ouest de Madagascar, objectif Tuléar à 700 ou 800 km.

 

Gare routière pour Antsirabe, c'est la même que celle que nous avions pris pour Empefy, à peine arrivé nous sommes assaillis par des rabateurs je suis obligé d'hausser le ton pour pouvoir récupérer mon sac à dos car les mecs vous arrachent les bagages des taxis pour les mettre de force dans les taxis-brousse, dans la cohue JM se fera piquer dans la poche de son short 30.000 Ar, j'ai eu de la chance j'aurai pu avoir la même mésaventure mais ma chemise couvrait mes poches.

 

Nous nous décidons enfin pour un taxi-brousse qui nous semble le plus remplis enfin seulement 5 personnes sur les 15 à venir, il est 9h45, nous attendrons jusqu'à 13h 15 soit 4h et demi pour que le véhicule se décide enfin à partir rempli de voyageurs et d'une montagne de bagages sur la galerie, je suis obligé de me facher pour éviter que l'on colle tout là-haut deux vélos sur mon sac.

 

Nous avons pris les places N° 1 & 2, je le regretterais vite, les sièges deviennent vite si chaud qu'au premier arrêt je m'apercevrai que mon pantalon est trempé sur les fesses, de plus à nos pieds un bouchon mal fermé a inondé nos petits sacs qui ne nous quittent jamais, mon billet d'avion électronique a déteint et est illisible, pas de retour possible en France ? ;-)

 

Je me promets suite à cette aventure de ne plus jamais demandé de places à l'avant, j'ai trop souffert des 3h et quelques de voyage pour faire seulement 133 km. Cependant le paysage est magnifique et je regrette que cette façon de voyager ne nous permette pas de nous arrêter n'importe où, il y avait des photos magnifiques à faire, des charrettes tirées par des zébus, des étals le long de la route de camions miniatures faits en fer blanc et peints de couleurs chatoyantes, des statues de plus d'un mètre de haut en plâtre peint représentant la Vierge Marie ou Ste Thérése de l'Enfant Jésus, des fleuves couleurs de terre marron, des cascades, des maisons typiques à un étage faites de briques ici plus question de cases la région est riche, les cultures abondantes, sur le bord de la route de gros paquets de carottes colorent les bas-cotés.

 

Plusieurs barrages de police et comme je suis juste à coté du chauffeur je regarde bien, mais discrètement la manœuvre du billet de 200 Ar qui passe de la main du chauffeur à celle du policier par l'intermédiaire de la présentation des papiers, le gendarme fait semblant de lire en se tournant légèrement de coté et empoche le billet, il n'a même pas regardé les documents. Par contre je remarquerai qu'à certaine fois il n'y a pas de billet, je n'ai pas osé demander le critère de sélection.

 

Nous arrivons enfin à Antsirabé la capitale des pousses-pousses, mais nous prendrons une moto-tricycle pour regagner notre hôtel car un orage menace et de plus la course est moins chére pour les 3,5 km que nous ferons pour 2.000 Ar accompagnés d'un guide qui s'est plus ou moins imposé.

 

Nous descendrons à l'hôtel Hasina pour une chambre à 34.000 Ar, simple mais propre et confortable. Dîner « chez Jenny » où je prendrai un camembert chaud en entrée ça fait plus de trois semaines que je n'ai mangé un bout de fromage, puis des tagliatelles à la  carbonara même chose en dessert les profiteroles l'emporteront sur l'assiette de fromage où il y avait pourtant un munster !

 Le dernier verre au « Diamant » ne se fera pas, il n'y avait pas un chat et c'est suivi de nos deux pousses infatigables que nous irons nous coucher.

 

Mercredi 28 octobre –  ANTSIRABE

 Je suis en retard dans mon blog, aussi on va faire court, la journée se passera à parcourir la ville, le marché très animé, le tour du lac et l'après-midi nous louerons les services de deux pousses-pousse pour deux heures de balade à 5.000 Ar chaque.

 

Ils nous emmèneront voir une fabrique de bonbons où nous sera fait une démonstration de cuisson avec de l'eau et du sucre, puis l'étalage sur un marbre froid avec l'étirage, enfin l'adjonction des parfums que nous choisissons anis et coco et enfin passage sur la machine à forme, intéressant et très artisanal. J'achéterai un petit paquet de bonbons à 1.000 Ar, ils ne sont pas trop parfumés.

 

Ensuite nous voulions visiter la brasserie de THB, mais le responsable à qui le gardien téléphone ne semble pas disposer aujourd'hui, il demande de repasser demain; nous filons vers les artisans de corne de zébu, ici aussi démonstration, le plus surprenant et la façon de sortir l'os de la corne, on chauffe sur quelques bouts de bois la base de la corne et l'on frappe très fort sur le sol, l'os plus ou moins sanguinolent sort tout seul, c'est un peu impressionnant, puis  on transforme la corne en la sciant, on la  chauffe, on la tord puis coups de rabot, de lime, de papier abrasif et enfin de cendre de bois pour lui donner toute la brillance de ce bel oiseau fini. Les articles exposés ne sont pas d'une très grande originalité, mais j'ai hésité sur trois jolis dés en corne dans une boite en palissandre pour 20.000 Ar mais je n'ose pas me charger, j'ai encore deux mois à faire.

 

Nous finirons la journée par la fabrication de miniatures de voitures, pousses-pousse et de vélo fait à partir de canettes de bière découpées, pliées et soudées, il y en a de toutes les couleurs, c'est vraiment artisanal mais du plus bel effet.

 

Nos guides essaieront en vain de nous soutirer une bière en plus du prix convenu mais JM est intransigeant sur les dépenses...

 

Le soir il y aura encore un gros orage comme la veille et le lendemain entre 18h et 20h.

 

Nous irons dîner au « Nouveau Synchro Pub » qui est vraiment à recommander, pas cher et très bon, je prendrai des crevettes mayonnaise en entrée auxquelles on me rajoutera des carottes râpées qui me faisaient tellement envie, mes premières depuis Mada  c'est vrai que je pensai manger plus de fruits et de légumes. Je continuerai par un excellent lapin à la moutarde et un yaourt maison, le tout pour 15.000 Ar.

 

A noter que je me suis acheté dans un petit supermarché des pomelos délicieux importés surement car ici on n'en voit pas sur les marchés.

 

Jeudi 29 octobre – ANTSIRABE

 

Le petit déjeuner pris encore au Nouveau Synchro Pub ne nous décevra pas non plus pour 5.000 Ar c'est le plus copieux que nous avons eu, même trois œufs sur le plat !

 

Journée sportive, nous allons louer à un vaza deux VTT et nous voilà partis pour une randonnée de 40 km environ entre Antsirabe et la petite bourgade de Betafo en passant par le lac Andraikiba où il y a une multitude de lavandières et du linge qui séche sur l'herbe au soleil, plus loin le lac de cratère Tritriva où nous sommes attendus pour le péage de 3.000 Ar et nous gravissons à pied le volcan suivi d'une bande de jeunes filles qui veulent nous vendre des pierres et du vieux guide né en 1947 sur sa carte officielle et qui dit avoir 70 ans... il attendra le sommet et la vue sur ce superbe petit lac qui à la forme de l'île de Madagascar pour nous conter l'histoire des amoureux qui se noyèrent de chagrin parce que la fille était riche et le garçon pauvre. Il ne sera pas facile de se défaire de tout ce petit monde pour faire le tour du cratère tranquilles.

 

De Betafo, nous reprendrons un taxi-brousse pour revenir à Antsirabe, les vélos sont chargés sur la galerie et le retour est bien plus relax...

Dîner au « Pousse_pousse », tenu par une française, carpacio de zébu et encore du lapin mais en civet cette fois avec des spaghettis, JM fera le mauvais choix de la purée recommandée par le Petit Futé mais elle sera immangeable et donc déduite de la facture, en plus pour se faire pardonner on nous offrira deux rhums-arrangés à l'orange.

 

 Vendredi 30 octobre – ANTSIRABE – FIANARANTSOA 

Journée voyage, gare routière pour Fiana où nous attendrons deux heures que le taxi-brousse se remplisse, cette fois j'ai bien choisi ma place, la « 8 » c'est à dire celle près de la porte coulissante derrière ce qui me permet d'étendre les jambes, de plus ma compagne de voyage et ses deux enfants seront de bonne compagnie.

 

Cinq heures et demi plus tard nous sommes à destination, comme d'habitude le taxi-brousse est pris d'assaut par les taxis et divers rabateurs mais JM veut partir à pied vers l'hôtel que nous avons vu à au moins deux kilomètres de là, je téléphone à l'hôtel pour réserver, mais arrivé à celui-ci JM s'aperçoit qu'il a confondu les noms d'hôtels en fait ce n'est pas ici que nous avons réservé, retour vers le centre ville mais cette fois en taxi au Soratel.

 



Publié à 19:50, le 12/12/2009, dans Madagascar 2009 suite 2,
Mots clefs :
Lien

Fianarantsoa (30/10/09) Sainte Marie(19/11/09)

 

Après une bonne douche nous irons prendre un pot à l'Ancre d'Or avant d'aller dîner au Soafia, cher et pas terrible et d'aller faire un tour dans la boite du même nom, remplie de jolies filles un peu trop entreprenantes...
 
 
 
Samedi 31 octobre – FIANARANTSOA – RANOHIRA (parc de l'Isalo)
 
Prêts à 7h 30, la chambre à 34.000 Ar comprenait le petit déjeuner extrêmement léger, au moins nous sommes plus vite à la gare routière où je commence à comprendre le fonctionnement et je ne me laisse plus embobiner par les rabateurs, il faut faire tous les guichets et voir où sont les taxis les plus remplis, donc ceux qui risquent de partir rapidement c'est long et fastidieux mais efficaces nous partirons vers 9h, moi jusqu'à Ranohira (5h de route) JM jusqu'à Tuléar la grande ville à 9h de route; il ne veut pas venir avec moi au parc il doit préférer les boites de nuit aux grands paysages... ;-)
 
Je descend donc seul dans la petite bourgade au pied du massif de l'Isalo (on prononce Ishal', les malgaches ne prononcent jamais la dernière voyelle et si vous avez le malheur de la prononcer, ils vous regardent avec des yeux ronds et cherchent à comprendre !), à peine posé le pied une quinzaine de gaillard me tombe dessus pour me conseiller, mais je sais où je vais, « chez Alice » une malgache qui tient des petits bungalows tout simple en face du massif et qui est le meilleur endroit pour admirer le coucher de soleil, je n'aurai plus de place pour un hébergement avec sanitaires privés, j'irai donc prendre une douche très appréciée quand même, à l'extérieur; la nuitée ne sera pas trop chére 17.000 Ar.
 
Un guide plus assidu que les autres m'indique où faire un peu de change, je n'ai pas eu le temps à Fiana, le taux ne sera pas fameux 2.700 Ar pour 1 €, je ne changerai donc que 100 €.
En chemin nous discutons de la journée de demain et il finit par me proposer après négociations la visite dans le parc de la cascade des Nymphes où nous risquons de voir enfin des makis puis une boucle par la piscine bleue et noire et enfin la piscine naturelle, soit 18 kms à pied environ dans la journée, il faut prévoir le casse-croute ce dont je le charge avec un billet de 10.000 Ar, bien sur il me dit qu'il n'aura pas assez pour l'eau donc charge pour moi d'acheter ma bouteille d'eau et d'emmener du Micropur pour pouvoir boire celle de la montagne que lui peut boire sans problème.
 
L'entrée du parc coute 25.000 Ar et j'ai négocié les trois visites pour la journée à 50.000 Ar avec Jean-Claude mon guide, je l'ai fait tiré un peu mais il faut bien qu'il s'enrichisse un peu ! Nous scellons notre accord autour d'une «Fresh» enfin moi, lui un coca il ne boit plus d'alcool depuis 2 ans, il avait un peu trop forcé la dose … où me suis-je embarqué ? :-(
 
Dîner sympa à la bougie car Saholy la gentille gérante a un problème d'ampoule, je mangerai donc sans bien les voir de courgettes aux arachides (oui, je sais, encore !) et de brochettes de zébu délicieuses, le rhum arrangé à la canelle ne m'arrangera pas trop et je ne le finirai pas, au lit avec « Le Parrain »... mais non le film sur mon PC !
 
Dimanche 1 novembre - Parc de l'Isalo
 
Debout à 5h 45, pas possible de prendre une douche la ville est en panne, je me laverai juste les dents avec ma bouteille d'eau, on verra plus tard... Petit déjeuner léger et je suis à 7h au rendez-vous avec Claude pour aller à la maison du Parc prendre mes billets, je paye donc 25.000 Ar pour l'entrée du parc et 68.000 Ar pour la visite des trois sites avec le guide, le responsable enregistre le tout et paye Claude qui me remboursera en douce 18.000 Ar comme convenu hier.
 
On démarre par 3 km de savane pour aborder le massif de l'Isalo, direction la cascade des Nymphes c'est ensuite entre deux versants abruptes que nous marchons sous une végétation qui nous ombrage du soleil déjà cuisant, la cascade se trouve au fond de la gorge et ne se voit pas très bien mais l'endroit est rafraîchissant.
 
Plus loin le deuxième circuit nous conduit à la piscine bleue et la piscine noire dont on ne voit pas le fond, je me baignerai en slip dans la bleue il fait vraiment trop chaud et la tête sous la chute d'eau fait tomber la température, quelques autres touristes nous rejoindrons deux italiennes et des anglais.
 
Dernier trajet, le plus long vers la piscine naturelle, il faut sortir du canyon nous grimpons sur le sommet sous un soleil ardent, il faut s'arrêter plusieurs fois quand on rencontre un arbre et boire, mon litre et demi d'Eau Vive ne suffira pas, heureusement j'ai emmené mes pastilles de Micropur pour boire l'eau de la montagne.
 
La montée dure environ une heure, mais au sommet quel plaisir de découvrir une bande de makis en vadrouille, il y a même des mères avec leur petit sur le dos qui se cramponne dans les bons qu'elles font pour se déplacer, ce sont les premiers makis que je vois en liberté et c'est un réel plaisir de les voir se nourrir de fruits et se déplacer en groupe, nous poursuivons le chemin presque à regret mais il fait encore très chaud et la piscine sera la bienvenue.
 
Le cadre change, c'est un paysage de calcaire et de grès très aride, on se croirait dans un western et on s'attend à voir des cow-boys surgire, mais à part quelques groupes de touristes que nous croisons il n'y a personne, pas un malgache à part les guides.
 
Enfin la piscine naturelle, on arrive en la surplombant c'est fascinant de découvrir ainsi ce havre de paix, il y a déjà trois allemands qui se baignent, mais la piscine est grande et l'eau délicieuse l'environnement est paradisiaque et la chute d'eau masse agréablement mes épaules.
 
Nous en profiterons pour déjeuner de boites de sardine que Claude avait pour mission d'acheter, sans couteau et juste les doigts je ferai mon sandwich à l'huile... enfin deux et un autre avec une marmelade de légumes en boite fameuse, j'avais faim et les deux bananes en dessert finissent de me caler pendant qu'un orage nous surprend, heureusement nous sommes sous une voute qui borde la piscine et le spectacle des grosses gouttes d'eau tombant sur le paysage est splendide.
 
Les italiennes nous ont rejoint, mais il est grand temps de repartir à travers ce massif rocailleux pour regagner le village, nous aurons fait une magnifique rando de 18 km, tranquillement de 7h du matin à 4h de l'après-midi, Claude a bien rempli son contrat.
 
Douche pendant que l'eau est là et un peu de récupération dans le bungalow primaire, un lit, une moustiquaire, une chaise et une étagère qui sert de table, les sanitaires sont extérieurs et communs.
 
Lundi 2 novembre – RANOHIRA – TULEAR
 
Lever encore à 5H 45 pour prendre le taxi-brousse, direction Tuléar, il sera là à 7h et ma place réservée et à la fenêtre à coté du chauffeur, le voyage sera plaisant malgré un autre vaza qui montera à coté de moi, pour l'anecdote une femme malgache lui demande son âge « 47 ans » elle lui rétorque « je croyais que tu avais 60 ans » sans commentaire... le vaza enfonce la tête dans les épaules et je lève le doigt « c'est moi qui ait 60 ans » !
 
Le voyage continue dans un paysage de plus en plus aride, n ous ferons une courte halte à Ilakaka la ville champignon qui a été crée après la découverte d'un gisement de rubis, certains se sont enrichis très rapidement au point qu'un concessionnaire de 4x4 s'était établi sur place, mais maintenant cela ressemble plutôt à un bidonville fait en grande majorité de planches sales.
 
Plus loin on rencontrera un village de bouilleurs de cru, ils font macérer dans des bidons d'huile de 200 litres avec du tamarin et de la canne à sucre pendant plusieurs jours puis ils mettent des couvercles qu'ils colmatent avec de la boue, ensuite ils mettent le fut sur un feu et font bouillir, les vapeurs s'évacuent par un gros tuyau qui baigne dans une eau froide pour condenser les vapeurs et le rhum à 90° tombe dans un seau en plastique, ils voulaient gentiment me faire gouter, mais à 10h du matin, non merci.
 
Nous arriverons un peu avant 12h à Tuléar où je prends un pousse-pousse pour 1.000 Ar d'un ton impératif qui ne se discute même pas ! J'arrive à l'hôtel Sud Plazza où je rejoins JM qui m'a réservé une chambre, je ne veux pas savoir ce qu'il a fait deux nuits sans moi.
 
J'ai faim le déjeuner de ce matin était trop léger et j'irai manger devant JM qui n'ose pas déjeuner, une salade de filet de rougets délicieuse, ensuite je découvrirai la ville baignée dans une douce tiédeur, parmi des pousses-pousses qui ressemblent beaucoup plus à ceux que j'imagine en Asie, grandes roues et longs brancards en palétuvier nain d'après JM !
 
Je parcourrai seul la ville à la recherche d'un cyber, je découvrirai le marché aux coquillages où toutes les vendeuses me tombent dessus à tour de rôle, il y a de jolis coquillages de toutes les couleurs, des statuettes en ébène, des masques, paréos, enfin tous les souvenirs à touriste, j'arrive à m'en défaire en promettant à la première de revenir le lendemain. Ce qu'il y a de bien avec les malgaches c'est quelles ne sont jamais agressives, toujours avec le sourire ou même de grands éclats de rire comme la « mama » qui voulait me vendre des statuettes des positions du kamasoutra ou même à défaut me les faire...
 
De retour au Plazza nous essaierons de liquider notre bouteille de pastis sans résultat, pourtant nous étions bien, dans le jardin de l'hôtel face à la mer avec le soleil qui se couchait et Tina la charmante serveuse avec qui nous avons plaisanté.
 
Dîner en centre ville au « Jardin » tenu par un italien qui parle très bien le français et qui sait vendre sa cuisine, je prendrai un carpaccio d'espadon et des calamars farcis aux fruits de mer tout ça un peu trop copieux.
 
Mardi 3 novembre – TULEAR
 
Journée repos, balade dans Tuléar petit déjeuner copieux au Maharadja avec Andréa la serveuse, encore de la gaieté ! L'après-midi nous sommes obligés de prendre un taxi pour aller nous baigner dans le canal du Mozambique car à Tuléar il n'y a que des mangroves et un tout petit bout de plage, à 3 km c'est l'immensité de sable et de dunes, nous sommes seuls au monde avec un pécheur qui abordera avec sa pirogue emplie de gros oursins, deux femmes l'attendent sur la plage et se mettent à l'œuvre pour casser les oursins avec la pointe d'un coquillage du style d'une petite conque, ça va vite, ils sont vidés des parties impropres et curés avec le doigt du corail qu'ils contiennent, un vide fera office de récipient, il en faudra 4 pour remplir un gobelet qui se vendra 1.000 Ar, j'ai calculé qu'à eux trois et vu le nombre d'oursins péchés c'est environ 8.000 Ar de chiffre pour la journée.
 
Après un bon bain dans l'océan et deux bonnes heures de farniente nous sommes obligés de partir car le chauffeur de taxi qui nous attendais s'impatiente et si nous ne voulons pas rentrer à pied... quoique comme nous ne l'avions pas payé, aucun danger !
 
Balade à nouveau dans Tuléar qui devient très animée vers 16 h une fois la forte chaleur dissipée, des marchands de tout et de rien tous le long des principales rues de la ville.
 
Dîner au « Boeuf » avec foie gras poêlé au mangues, pas terrible le patron venu aux nouvelles se verra obligé de nous décompter un plat pour se faire pardonner en plus il n'avait plus de THB grand modèle et que des petites bouteilles d'eau, ici c'est comme dans les taxis le plein n'est jamais fait. Nous aurons quand même la chance pour trouver grâce au patron le 4x4 d'un particulier qui pourrait nous emmener à Ifaty
 
Mercredi 4 novembre – TULEAR – Ifaty Mangily
 
Lever tranquille puisque nous attendons vers 9h la confirmation du transport, petit déjeuner avec Andréa la gentille serveuse du Maharadjah, mais cette fois j'ai apporté ma bouteille d'eau pour mon thé pas question qu'elle me resserve l'eau de la pompe, alors que nous finissons le petit déj', coup de fil c'est ok pour le 4X4 rendez-vous à 10h30 au Forban.
 
Nous sommes cinq dans un gros Toyota qui pourrait en contenir 9, les 27 km de piste de sable seront vite absorbés par le chauffeur habitué qui est aussi propriétaire de l'hôtel « Mora-mora » nous n'irons donc pas chercher plus loin un gîte.
 
On nous propose deux bungalows qui donnent sur la plage, sous les palmiers, la mer est à 10 mètres à peine, un endroit de rêve. Mais le défilé commence, les vendeuses de collier, les masseuses avec de l'huile de coco qui ne sent pas très bon, les vendeurs de masques et de statuettes diverses, et puis juste à coté il y a un petit étal qui vend des paréos tenu par 3 filles elles viennent vers nous pour nous faire l'article, j'étais avec mon ordi entrain d'écouter des vidéos malgaches, aussitôt l'une se met à tortiller des fesses sur le rythme et c'est le délire qui commence sous le soleil des tropiques, je filme le déhanchement et nous partons tous dans une grande rigolade, si elles ne sont pas riches par contre elles sont toujours riantes et heureuses et c'est un bon moment que nous passons avant que tout se finisse dans un bain avec les enfants du village qui m'appelle « Eric ! Eric ! Fait moi sauter. » et c'est à tour de rôle que je les fais plonger par-dessus mes épaules.
 
Dans la soirée nous irons faire un tour dans le village qui ne comporte que peu de bâtisses en dur, juste quelques hôtels qui donnent sur l'immense plage et un ou deux bars dans le centre, le reste ce sont des cases de palmes avec des clôtures de bâtons plantés dans le sable. Dîner « chez Freddy » c'est le restaurant d'une malgache qui aurait épousé un vaza qui a du investir au nom de la femme et qui s'est fait jeter ensuite... depuis elle se serait remise avec un malgache, belle histoire...
 
Il y a ici des centaines d'histoire de vazas avec des filles malgaches, combien de sexagénaire voir septuagénaire se sont mariés avec des filles de 40 ou 50 ans de moins, je trouve que c'est un juste retour des choses lorsqu'elles arrivent à leur fin.
 
Dernier verre au bar du village et nous rentrons dans la nuit avec la frontale car il n'y a aucune lumière tous les groupes électrogènes se sont tus et la nuit étoilée ne suffit pas à éclairer les embuches des ruelles poussiéreuses.
 
Jeudi 5 novembre – MANGILY
 
Bercé par le bruit des vagues, la nuit a été calme et les premiers rayons de soleil me réveille, nous prendrons le petit déjeuner succinct au « Mora-Mora » et puis le serveur Julien me propose une balade dans la forêt voisine pour découvrir des baobabs, j'accepte mais JM ne suivra pas, par contre nous ferons la route avec Angéline, Marcelline et Thierry.
 
Environ 6 km aller-retour sous un soleil de plomb, mais la promenade est pittoresque, je verrai des baobabs bouteille, des pachypodiums, des baobabs amoureux aux deux troncs qui s'enlacent et un vieux de 500 ans qui fait 12 mètres de diamètre, je découvre aussi les balzas qui servent à confectionner les pirogues et « l'arbre du vaza », parce que son écorce pelle comme les vazas, qui sert à faire le balancier de la pirogue car plus dur et plus lourd.
 
L'après-midi farniente sur la plage, le vent se lève, il ne fait pas trop chaud à l'ombre. Pas possible de dormir il y a toujours des vendeurs ambulants. J'achèterai à Christine, la petite fille a qui j'avais promis hier de lui prendre, deux colliers de graine une vraie fortune (pas de monnaie) et elle et son frère partent en courant et en montrant à tous le gros billet... quelle erreur ! ;-) Cinq minutes plus tard j'ai cinq petits vendeurs qui sont autour de moi j'aurai toutes les peines du monde pour m'en défaire.
 
Vendredi 6 au lundi 9 novembre – MANGILY
 
Journées pures vacances sur la plage avec les filles de la boutique voisine de nos bungalows, les parties de rire et la baignade. Merci Angéline, Marcelline, Nina, Amélie, Eliane, la Mama et toutes les autres, nous avons bien ri !
 
Mardi 10 novembre – MANGILY – TULEAR
 
Nous quittons le paradis sur terre pour reprendre la vie un peu plus civilisée de Tuléar, pour ce faire nous rejoignons la piste à pied pour trouver un taxi-brousse, en fait ce sera un camion-brousse, première expérience et non des moindres, c'est un gros camion tôlé dans lequel on a placé deux rangées de 12 banquettes de 3 places chacune donc normalement 72 places, mais nous devons être environ une centaine plus une vingtaine de sacs de riz de 60 kg plus divers bagages, il faut le voir pour le croire... en plus on s'arrête tous les deux kilomètres pour charger ou descendre des passagers et tout ça avec deux énormes hauts parleurs, qui crachent des airs malgaches endiablés, un à l 'avant et l'autre à l'arrière du camion, les gens parlent très fort et rient beaucoup, c'est vraiment une expérience !
 
Mercredi 11 novembre – TULEAR
 
Journée plage cette fois tout près d'un village de pêcheurs, il y a une multitude de pirogues des coquillages vides tout le long de la plage et les différents besoins naturels des enfants, c'est un peu sale et nous irons beaucoup plus loin le long de la plage à la limite de la mangrove pour nous baigner sous un soleil de plomb.
 
A l'abri des cocotiers, le gardien de la propriété où nous nous sommes réfugiés vient voir qui nous sommes et nous en profiterons pour lui demander des noix de coco, 1.000 Ar la noix, j'en paierai 2 et nous en aurons au moins 4 avant d'en trouver une à peine mure, la pulpe n'est pas assez dure à mon goût, mais le jus est rafraîchissant.
 
Jeudi 12 novembre – TULEAR - FIANARANTSOA
 
 
Journée voyage nous partons de Tuléar à 8h 30 et nous arriverons après de multiples arrêts à Fiana à 18h 30 soit 450 km pour 25.000 Ar, nous redescendrons à l'hôtel SORATEL où la salle de bain est vraiment déroutante avec son eau chaude, sa pression d'eau et sa propreté.
 
Le soir, nous essaierons le restaurant « Le Panda » qui était complet lors de notre premier passage, là c'est plutôt calme juste 3 tables de prises, il semblerait que le gros de la foule se soit déplacer en face « Chez Domi » où il n'y avait personne la dernière fois, allez comprendre...
 
J'en profiterai pour déguster des rillettes de caïman et un ragout de roussette (chauve-souris arboricole géante) non protégée comme le spécifie le menu. Les rillettes sont bonnes mais un peu fades, autant manger des rillettes charentaises... la chauve-souris a un goût particulier c'est très fin, mais les ailes sont vraiment bizarres à déguster et je me contenterai d'une seule quoiqu'il en soit, je suis content de mon expérience par rapport à JM qui est resté très basique avec terrine de canard et brochette de zébu ! ;-)
 
Au moment de partir, nous nous ferons racoler par la même jeune femme que la dernière fois qui restera encore une fois sur sa faim... d'ariarys ! Mais qui nous aura quand même bien amusés !
 
Vendredi 13 novembre – FIANARANTSOA
 
Toujours le même pdj très succinct dans cet hôtel et puis un petit tour en ville pour aller réserver nos places pour le taxi-brousse de demain.
 
Fianarantsoa est une grande ville avec beaucoup d'animation dans les grandes artères principales, comme toutes les grandes villes, elle regorge de petits vendeurs et de rabatteurs de tous genres, aujourd'hui c'est jour de marché et une brave mère de famille nous conseille de porter nos sacs à dos sur le devant, ici les pic-pockets sévissent.
 
Samedi 14 novembre – FIANARANTSOA - AMBOSITRA
 
Arrêt inopiné à Ambositra j'avais prévu d'aller faire un trek dans le pays Zafimaniry un des coins où il y a encore peu de touristes mais Roger le guide demandait 260.000 Ar pour l'organisation de 2 jours avec hébergement chez l'habitant et les repas, JM a trouvé ça trop cher et je n'avais pas encore envie de me supporter tous les frais seul, nous y avons donc renoncé.
 
Nous visiterons uniquement la ville qui s'étire le long de la nationale 7, une visite aux artisans en marqueterie où j'achèterai une chouette en bois d'ébéne, le soir diner avec un plein car de touristes dans un restaurant malgache, dommage...
 
Nuit à l'hôtel Mania, à recommander.
 
Dimanche 15 novembre – AMBOSITRA – ANTSIRABE
 
C'est dimanche et aussitôt le petit déjeuner je me rends à l'église voisine d'où l'on entend les chants depuis 7h30 du matin, le serveur me dit que j'avais le temps car la messe dure environ 2h !
 
J'entraine donc JM vers une église bondée de fidèles, il y a même du monde dehors je réussi à me faufiler par la grande porte et je sors mon camescope pour enregistrer les chants si fervents. Il y a autant d'hommes que de femmes et tout le monde chante des airs entrainants. La messe est célébrée par trois prêtres et il y a au moins une vingtaine d'enfants de chœur qui permettront pour un des chants final avant la communion de faire la jonction d'une chaine de main par l'allée centrale entre les deux travées de la nef.
 
Tout le monde se donne la main et se balance au rythme du chant, c'est vraiment prenant, les trois curés se dandinent aussi devant l'autel et ne sont pas en reste, une petite chorale sur la droite chante sur un autre registre, c'est vraiment à voir j'en rêvai depuis un mois et demi, me voilà comblé.
 
Nous poursuivons notre balade par la fabrication du papier d'Antemero (je ne me souviens plus du nom exact) papier fabriqué à l'aide de fibre d'un bois spécial et sur lequel on viendra noyer des fleurs et des herbes pour faire des portes-carte ou des pochettes c'est assez rustique mais intéressant.
 
Taxi-brousse pour Antsirabé la capitale malgache des pousses-pousses, nous retournons au même hôtel Hasina et au Synchro Pub, pourquoi changer quand on est satisfait.
 
Lundi 16 novembre – AMBOSITRA – ANTANANARIVO
 
Balade dans la ville, JM va voir sa masseuse préférée à Homéopharma, moi je rencontrerai la jeune maman déjà photographier lors de notre précédent séjour, elle me hélera dans la rue et me présentera son jeune mari, un pauvre gamin pieds nus qui tient son enfant dans ses bras car la jeune femme n'en a plus la force, je touche son front, il est brulant !
 
Je viens juste d'acheter des médicaments car moi aussi je me traîne toujours depuis une quinzaine de jours un rhume et un mal de gorge, je lui remplis aussi les poches de Doliprane en lui expliquant bien comment les prendre car elle s'inquiète pour son bébé qu'elle allaite encore et pour finir je lui donne un billet pour payer sa logeuse qui lui réclame le dernier loyer, j'ai le droit à un grand sourire malgré son air fiévreux, je lui ai donné un peu de réconfort, mais il faudrait multiplier ce geste par des milliers, comment faire ?
 
Vers midi nous nous rendons en pousse à la gare routière et en chemin nous rencontrerons des rabatteurs qui cherchent des passagers pour Tana pour le compte d'un automobiliste qui part seul dans sa voiture particulière, nous serons les deuxième et troisième passager et nous partons de suite pour le même prix que le taxi-brousse avec le confort d'une berline en plus. Le chauffeur est content, il paiera son essence avec ce que lui ont laissé les rabatteurs, car nous payons ces derniers et eux redonnent de l'argent au propriétaire de la voiture, je serai curieux de savoir quel est le prix de leur rabattage « mouvementé » il faut bien le dire !
 
En deux heures et demi de temps nous sommes à Tana et en plus déposés directement devant le Tropic Asia où il n'y a plus de place, nous passerons donc tous les hôtels alentours pour trouver des chambres pas trop chères et convenables, nous nous rabattrons sur le TAJ où trône à la réception une effigie d'un ayatollah barbu, mais bon il y avait deux chambres de libres pour 41.500 Ar et il commence à se faire tard.!
 
A noter, il semblerait que l'augmentation du prix du gasoil de 2.400 Ar à 2.470 Ar se soit grandement répercutée car pour la moindre course les taxis demandent maintenant 5.000 Ar où nous avions l'habitude de payer 2.000 Ar
 
Mardi 17 novembre – ANTANANARIVO
 
Après une mauvaise nuit trop chaude et impossible d'ouvrir les fenêtres car notre hôtel est dans la rue des « dames de bonne compagnie » et ça blaguessera jusqu'à 4h du matin. Donc nous changeons d'hôtel pour le Saint Pierre, déjà rien qu'au nom c'est plus sérieux !
 
Mais la pollution de Tana et la foule m'insupporte un peu après les grandes plages du sud aussi comme JM repart le 19 je décide donc de prendre l'avion moi aussi mais pour l'île Ste Marie où je pourrai retrouver le nord sauvage de l'île que je n'ai pas eu le temps de visiter et retrouver l'île aux nattes et ses superbes plages blanches.
 
Réservation téléphonique à Air Madagascar, il reste juste une place en classe affaire sur le prochain départ du 19 novembre, 399.000 Ar mais je n'hésite pas, je veux fuir la vie polluée de Tana d'autant que mon irritation de gorge ne s'arrange pas.
 
Une fois la réservation du vol faite par téléphone, je dois acheter mon billet au comptoir d'Air Mada qui se trouve heureusement à deux pas. Il y a un monde pas possible, une dizaine de guichets et une vingtaine de personnes qui attendent, j'attends 5 mn et je me rends vite compte que si je n'y vais pas au culot je vais attendre au moins deux heures, aussi dés qu'un guichet se libére, je fonce dessus d'un pas décidé, personne n'ose bouger et en moins de 5 mn j'ai mon billet en main. Les malgaches sont trop gentils... et les vazahas impolis !
 
La chaleur devient insupportable et je monte à la terrasse du Glacier boire une eau pétillante « Cristal » tout en contemplant la vie trépidante de Tana.
 
 
 
Balade dans la ville et dîner au Sakamanga décidément incontournable pour JM, c'est vrai qu'on a jamais de surprises, tout est correct les prix comme les saveurs. Mon état grippale me fatigue un peu et je rentre seul alors que JM se lance dans la folle nuit d'Antananarivo...
 
Mercrerdi 18 novembre – ANTANANARIVO
 
Ça va un peu mieux ce matin mais je tousse toujours, nous prendrons notre petit déjeuner au St Pierre, copieux mais un peu cher :11.OOO Ar
 
Je vais me faire couper les cheveux, j'ai l'impression que j'aurai moins chaud, le coiffeur est doué, je suis presque beau en tout cas ils sont mieux coupés qu'en France et seulement pour 7.000 Ar soit 2€ environ.
 
Demain je quitte Tana et mon copain JM, je fais le plein d'ariaris au cours de 2.802 Ar pour 1 euro et je m'achéte deux tee-shirts « Maki » sans manche (27.000 Ar pièce) pour mon séjour dans l'île.
 
Le temps est très lourd et je passerai une grande partie de la journée à me reposer à l'hôtel où j'arrive à me connecter sur le net en wifi mais à très petite vitesse et avec de nombreuses coupures.
 
Pour le dernier jour avec JM je lui propose de faire un extra et nous allons en taxi (2.000 Ar = 0,70€) au Rossini l'un des restaurant les plus sélects de Tana, bien sur il n'y a que des vazas, c'est une cuisine « périgourdine » incroyable ! Nous prendrons un foie gras, certainement importé vu la consistance de ce dernier et ceux que nous avons pu goutter auparavant.
 
Je continuerai par une fricassée de foies de volaille au vinaigre balsamique avec des tagliatelles fraîches, un délice; en dessert un fondant au chocolat avec sa crème café; en vin, un blanc sud africain à 35.000 Ar la bouteille, en résumé on s'en tire pour un peu plus de 50.000 Ar chacun, on a explosé les budgets et heureusement que le rhum arrangé est offert pour que JM puisse digérer l'addition ! ;-) Une fois n'est pas coutume, mais c'est vrai qu'un restaurant périgourdin n'aurait pas mieux fait, surtout pour 15€ par tête.
 
Pour faire plaisir à JM nous finissons la soirée au Pandora au milieu de jeunes filles amoureuses de nos ariaris, on rira beaucoup et puis nous rentrerons en taxi sous la pluie qui tombe doucement depuis la fin de l'après midi.
 
Jeudi 19 novembre – ANTANANARIVO – SAINTE MARIE
 
Lever 5H45 pour départ vers l'aéroport d'Ivato à 15 km avec le taxi dont j'ai discuté le tarif la veille pour 20.000 Ar (7€), il est à l'heure avec sa copine qui lui sert de co-pilote, agréable nous discuterons tout le long du trajet sur l'avenir de Madagascar, il me confirmera que le salaire moyen d'un malgache se situe entre 80 et 100.000 Ar (soit 35€ maxi par mois) et que bien souvent les filles qui veulent conserver leur emploi doivent en verser une partie à leur chef de service ou subir un harcèlement sexuel.
 
Arrivé à 2 km de l'aéroport le taxi stoppe et démonte son enseigne de taxi car les taxis urbains de Tana ne sont pas autorisés à dépasser une certaine limite.
 
Il y a beaucoup de monde au départ des vols nationaux d'Air Madagascar mais la grande majorité est vaza, tous les départs semblent avoir lieu à la même heure Tuléar et Fort Dauphin pour le sud, Majenga et Nosy Be pour le nord et enfin Tamatave et Sainte-Marie pour l'est.
 
Je partirai et arriverai pile aux horaires indiqués malgré le temps couvert et légèrement bruineux qui couvre tout Madagascar, serait ce réellement le début de la saison des pluies... les litchis vont donc arriver sur le marché.
 
Taxi jusqu'à l'hôtel des Hortensias où je retrouve ma chambre
 


Publié à 19:34, le 10/12/2009, dans Madagascar 2009 suite 2,
Mots clefs :
Lien

De Sainte Marie (20/11/09) à Angoulême (25/12/09)

Vendredi 20 novembre – SAINTE MARIE
 
Samedi 21 novembre – SAINTE MARIE
 
Dimanche 22 novembre – SAINTE MARIE
 
Plongée en apnée dans la superbe crique de l'hôtel Tsara Bay, les fonds coralliens sont impressionants, des poissons zébrés de noir et de blanc me tournent autour, des oursins noirs avec des piquants d'au moins 15 cm se nichent dans les anfractuosités des rochers, il y a beaucoup d'autres poissons souvent avec des teintes d'un jaune très vif mais le temps n'est pas terrible, le soleil est caché aujourd'hui et j'ai vite froid à rester sous l'eau.
 
L'après midi, j'irai à un concert en plein air de Wawa un chanteur malgache de renom paraît-il, il y a beaucoup de monde, devant la scène tous les jeunes se trémoussent en rythme.
 
Lundi 23 novembre – SAINTE MARIE
 
ile aux nattes
 
Mardi 24 novembre – SAINTE MARIE
 
Moto, piscine naturelle
 
Mercredi 25 novembre – SAINTE MARIE
 
Périple en moto dans l'est de l'île sous la pluie
 
Jeudi 26 novembre – SAINTE MARIE
 
journée pluie
 
Vendredi 27 novembre – SAINTE MARIE
Samedi 28 novembre – SAINTE MARIE
 
Ile aux nattes phare et déjeuner au lémurien gourmand
 
Dimanche 29 novembre – SAINTE MARIE - MANOMPANA
 
Traversée en barque vers Manompana, 20.000 AR et hôtel chez Wen Ki
 
Lundi 30 novembre – MANOMPANA
 
Repos
 
Mardi 1 décembre – MANOMPANA
La marmaille à la case
 
Mercredi 2 décembre – MANOMPANA - TAMATAVE
Jeudi 3 décembre – TAMATAVE
 
Vendredi 4 décembre – TAMATAVE
Samedi 5 décembre – TAMATAVE – TANA
Arrivée à Tana sous une pluie battante
Dimanche 6 décembre – TANA
Vol de mon collier en or à Analakely
Lundi 7 décembre – TANA – ANTSIRABE
Petite fille aux grands yeux tristes à l'arrêt de bus, photo que je ne pourrais pas faire...
Mardi 8 décembre – ANTSIRABE – MORONDAVA

Hotel Trecigogne, mais il fait trop chaud, demain nous changerons pour un hôtel avec clim et piscine le Baobab Café
Mercredi 9 décembre MORONDAVA
Jeudi 10 décembre MORONDAVA
Vendredi 11 décembre MORONDAVA
Allée des baobabs
Samedi 12 décembre MORONDAVA
Dimanche 13 décembre MORONDAVA
Lundi 14 décembre MORONDAVA
Mardi 15 décembre MORONDAVA – ANTSIRABE
Mercredi 16 décembre ANTSIRABE
Jeudi 17 décembre ANTSIRABE - TANA
Vendredi 18 décembre ANTANANARIVO
Samedidi 19 décembre ANTANANARIVO
Dimanche 20 décembre ANTANANARIVO
Lundi 21 décembre ANTANANARIVO
Mardi 22 décembre ANTANANARIVO
Mercredi 23 décembre ANTANANARIVO
Jeudi 24 décembre ANTANANARIVO - ROISSY
Réveillon seul, enfermé dans l'aéroport
Vendredi 25 décembre ROISSY - ANGOULÊME


Publié à 17:20, le 8/12/2009, dans Madagascar 2009 suite 2,
Mots clefs :
Lien
Page suivante ->