Eric's Trips
Les aventures d'un nouveau sexagénaire...

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D'Angoulême(30/09/09) à Manambato (8/10/09)

 

Mada's Trip


 
Besoin d'air,
besoin d'espace,
début septembre, j'abandonne mon projet de l'Inde (trop à la mode) et je choisis
MADAGASCAR  

C'est parti...

Les choses commencent à se définir précisement, mon coéquipier JM rencontré sur Voyage Forum m'a aidé lors de la préparation de ce voyage, nous avons décidé de partir ensemble d'Orly, lui arrivera en provenance de l'autre coté de la planéte...



Nous avons pris un vol sur Corsair Fly, le départ sera le 30 septembre pour un retour le 24 décembre en ce qui me concerne, pour mémoire le prix du voyage est de 800 € environ aller-retour bien sur !

 

 

 

 Les sacs à dos sont pratiquement prêts, un de 50 L et un petit de 10 L qui comporte tout mon appareillage numérique : netbook Hercules Ecafé, appareils photo Pentax reflex et mini Olympus, camescope Samsung et baladeur Philips, surtout ne pas oublier tous les chargeurs ! 

  

 

 

Dimanche 27 septembre

La pression commence à monter, mais ça aussi c'est un moment jouissif, c'est comme quand on a envie de quelque chose depuis longtemps et que l'on va enfin se l'offrir.

 

 

Mon nouvel ami sur son île  tout là-bas dans l'océan pacifique a pris l'avion pour Los angeles 11h de vol une escale de 2h puis Paris encore 9h où il arrivera mardi matin à 8 h 30, je l'envie déjà rien que le fait de voyager, mais c'est vrai que pour lui ça va faire long jusqu'à Mada encore 10h .

 

                    

Sacré distance, 25.000 kms !  

 

Mercredi 30 septembre ANGOULÊME - ROISSY

13h 30 je suis déjà entre Tours et Orléans, il fait un temps splendide et le TGV roule vers Massy sous un soleil qui inonde les jolis paysages traversés. A signaler, je viens d'absorber mon premier cachet de Savarine avec un sandwich au poulet indien et une petite poche de chips. Tout va bien, je pense déjà à la grande île et aussi à tous les miens dont je m'éloigne à chaque instant. Hier soir ma petite fille Jade (10 ans) à eu une crise de larmes, elle ne voulait pas que son Papy parte loin d'elle, trop triste elle m'a rendu, mais je lui ai promis qu'un jour je l'emmènerai dans un de mes voyages.

 
Deux heures et 10 mn plus tard je suis arrivé à Massy, le plus direct pour aller à Orly sud c'est le bus 91-10 qui se prend juste devant la gare pas de chance il part toutes les heures et je suis arrivé à 14h 10, j'attendrai donc devant un café avec mes deux sacs à dos, enfin le petit est ventral... ce qui m'arrange bien!
 
15 h pile, le bus-taxi démarre, je suis le seul client et le chauffeur est noir, ça met dans l'ambiance ! Trente minutes plus tard Orly sud, il ne me reste plus qu'à attendre à nouveau, je' pense que JM arrivera au dernier moment comme il était dans sa famille sur Paris.! 
 
tout est ok ! J'ai fait enregistrer mes bagages et j'ai trouvé mon pote franco-tahitien, on a vite sympathisé, je pense qu'on ne va pas s'ennuyer ensemble.
 
L'avion part à l'heure 20 H et le vol me semblera très long car les siéges sont inconfortables et trop étroits, à 6 h du matin nous faisons escale à Nosy Be, la principale île touristique malgache au nord de Madagascar, après une heure et demi d'attente pour refaire les pleins en fuel et attendre les passagers qui repartiront à la suite sur Antannarivo et d'autres pour Paris nous redécollons pour atterir à 8h à Tana sous un soleil déjà bien haut et chaud !
 
Le débarquement se fait sans problème, un peu long la queue pour acheter le visa, remplir les formulaires pour la grippe A et se faire enregistrer pour entrer dans le pays, la douane ne sera qu''une formalité, même pas de fouille... heureusement il n'y avait que des hommes!!
 
A la sortie d'Ivato, aéroport de Tana, premier négociations avec le taxi pour se rendre dans la capitale à 15 kms, celui qui l'emportera sera un petit jeune avec une voiture brinquebalante pour 20.000 Ariaris soit un peu plus de 6 €.
 
Premières impressions, beaucoup de monde et de pollution, déjà la pauvreté saute aux yeux...

Jeudi 1 octobre - ANTANANARIVO
 
Le taxi nous conduit au Tropic Asia Hotel pas très loin du centre ville, petit hôtel très simple avec sanitaires dans la chambre pour 28.000 Ariaris soit 9.72€, pour info l'euro s'échange en ce moment à 2.880 Ar pour 1 €.
 
Après avoir pris une bonne douche pour se débarrasser de toute la sueur du voyage, direction le resto pour se ravitailler, nous allons à l'hôtel restaurant Sakamanga que tous les bons « Vaza » connaissent.(Vaza homme blanc étranger, en opposition au « Gasy » malgaches)
 
Je mangerai ma première brochette de zébu avec des spaghettis, très bon, rien à redire et le prix est de 11.000 Ar (3,80€, bon je ne convertis plus, lol), proportionnellement les desserts sont chers, 6.000 Ar pour une mousse au chocolat ceci dit excellente, dont certain restaurateurs de grand renom feraient bien de s'inspirer ! Ah, j'oubliais la boisson la fameuse bière THB Tree Horses Beer, que l'on consommera certainement partout dans Madagascar.
Pour l'anecdote, JM avait commandé un pavé de zébu avec des frites, il s'est retrouvé avec mes pâtes et moi ses frites avec mes brochettes, une troisième assiette fournie, à nouveau pleine de frite a permis de pratiquer les transvasements, à noter au passage que je n'ai piqué que 3 frites lors des opérations!!! Je dois faire gaffe à ne pas reprendre de kilos !!
 
L'après midi sera consacré à la découverte de la ville et de ses habitants. Tana est une ville construite sur 12 collines et donc remplie d'escaliers, elle s'étage entre 1.100m et 1.480m le point culminant étant le château de la Reine.
JM qui a ses petites habitudes ira se faire masser pour oublier les tensions du voyage, moi j'essaierai de trouver en vain un cyber (communications coupées juste à l'instant), je me rabattrai donc sur une THB à coté du square pas loin du palais présidentiel. Je ferai l'expérience que dés qu'un vaza se retrouve attablé, les ?illades de ces jeunes femmes se font plus pressentes, la prostitution à l'air d'être dans l'air du temps, c'est un phénomène social de la misère économique de ce pays.
 
Le temps tourne à l'orage et dés la première goutte d'eau je décide de rentrer à l'hôtel en plus je suis fourbu de ma nuit en avion où je n'ai pas fermé l'?il. J'appelerai JM plus tard pour lui faire part de ma décision, nous avons en effet investi pour nos portables dans des puces Malgaches (1.000 Ar, pourquoi s'en priver!) JM s'est même offert un téléphone pour 19.000 Ar que nous ferons débloquer sur le bord d'un trottoir pour 2.000 Ar en discutant quand même un peu.
 
Le soir nous essaierons un autre resto le long de la grande avenue de l'indépendance, où je continuerai à être sage en prenant du porc avec du riz et des feuilles de manioc pilées, au départ ça surprend, on croirait manger des feuilles de vignes grecques, mais après on apprécie, j'ai bien aimé.
 
La soirée se terminera au glacier devant un dernier verre en écoutant un orchestre avec la sono à fond, je suis vraiment crevé et JM décide de rentrer avec moi à l'hôtel, course de nuit en taxi 2.000 Ar.
 
Je m'écroule dans mon lit après avoir mis l'anti-moustique dans la prise électrique, quoique pour l'instant je n'ai pas vu un seul moustique et je m'endors profondément sans me réveiller jusqu'à la sonnerie de mon téléphone le lendemain.
 
Vendredi 2 octobre - ANTANANARIVO
 
Lever à 8h, il fait déjà grand jour, j'ai oublié de mentionner qu'à 18h la nuit est déjà tombée !
Le sommeil réparateur a fait du bien, un bon petit déjeuner et nous repartons arpenter les rues de Tana, toujours beaucoup de monde partout, une circulation infernale et des marchands à la sauvette sur tous les trottoirs, ça grouille ! Il faut bien regarder où l'on mets les pieds, les trottoirs sont souvent défoncés et il faut être prudent, surtout avec des va-nu-pieds...
On se renseigne à droite à gauche pour changer de l'argent, découvrir des tours-opérateurs, déssimloquer le téléphone, voir les tarifs de salon de massage, etc. On longe le lac de Tana à coté du stade de foot et on décide de grimper voir le château de la Reine (morte depuis bien longtemps) le château a brulé en 1997 et c'est bien évidemment... Bouygues qui le reconstruit, ça ce' sont les deux étudiants que nous rencontrerons pendant la montée sur la colline qui nous l'apprendrons ainsi que bien d'autres renseignements sur leur citée, avec eux nous avons rencontré un surveillant général de Lycée qui nous a dit gagner par mois 300.000 Ar soit 105 € pour sa famille de 5 personnes !!!!!
 
Arrivés en haut de la colline, déjeuner dans un petit resto sympa avec une belle vue sur le lac et le stade, vous voulez mon menu ? Ok, darne de thon blanc et sa rougail de tomate avec du riz, pas de dessert, il fait trop chaud et la fameuse THB.
 
En redescendant, JM insiste pour que je découvre son salon de massage de la veille, 6.000 Ar les 45 minutes et 4.000 AR la petite bouteille d'huiles essentielles, c'est vrai que c'est déstressant après cette journée de marche et les fatigues de la veille, je pense que je recommencerai avec le reste d'huile que j'ai du réclamer, et oui il n'y a pas de petits profits et il ne faut pas jouer leur jeu, sinon les prix ont vite fait de grimper, surtout pour les vazas ! Je dois tenir jusqu'au 24 décembre et les ariaris défilent vite entre les doigts, c'est vrai que l'on brasse beaucoup de papier pour peu d'argent puisque 100 euros vous donneront au mieux plus de 28 billets ! Le plus gros billet malgache est de 10.000 Ar soit 3,47 €.
 
Je retrouve JM en bas des grands escaliers où il se fait presque agresser par les enfants mendiants et les méres avec leur bébé au cou.. Retour au Tropic Asia pour quelques heures de repos et puis dîner à La Boussole, rien d'extraordinaire, d'après JM le niveau à bien baissé.
 
Samedi 3 octobre - ANTANANARIVO
 
Nous irons prendre un bon petit déjeuner au Sakamanga, car nous avons prévu une journée au Lemur's Park, entre temps nous irons voir sur internet nos messages.
 
Pas mal de soucis pour essayer de trouver la navette fantôme du park qui devait nous emmener à 22 km de Tana nous nous rabattrons sur un taxi, il est 14h, il faudra presque trois quart d'heure pour nous rendre dans ce parc animalier où évoluent sept espèces de primates, le guide nous indiquera où sont cachés les lémuriens et des jeunes sont présents pour déranger les petites bêtes afin qu'elles soient mieux visibles de nous, il y aura aussi des tortues, caméléon (un seul vu tellement leur camouflage est parfait) et un petit iguane qui se dore au soleil. Le cadre est agréable, en bordure de rivière avec un village typique malgache sur l'autre rive, le retour sur Tana s'effectuera sans problème, malgré l'affluence des promeneurs du samedi soir.
 
Pas de déjeuner à midi, je me charge donc ce soir de choisir le resto, ce sera le Ku Dé Ta chaudement recommandé par le Petit Futé, nous ne serons pas déçu du cadre presque luxueux et de la cuisine de bonne qualité.
 
Dimanche 4 octobre – ANTANANARIVO - EMPEFY
 
Ce matin nous plions bagages pour nous rendre à Empefy dans la campagne à l'ouest au bord d'un lac. Déjeuner prévu au Saka car avec le taxi-brousse nous ne mangerons surement pas à midi !
 
« Ahoui » devait nous prendre à la sortie du Saka, mais bon personne, JM se chargera de négocier avec un autre taxi la même course avec 3.000 Ar de moins, soit la valeur d'une THB,nous arrivons à la gare routière , sorte de terrain vague avec beaucoup de monde et certains s'empressent de nous demander où nous allons, on nous casera dans une sorte de van et nous avons droit au place à coté du chauffeur, derrière c'est tassé, après trois quart d'heure d'attente nous partons à 18 personnes pour trois heures de route et deux arrêts, le premier pour une voyageuse qui achètera au moins une douzaine d'ananas sur le bord de route et le second pour l'arrêt pipi.
 
Arrivés à Analavory on nous fait descendre, terminus ! Nous avions payés 8.000 AR pour Empefy et on nous avait dit que c'était direct mais il nous faut changer de véhicule pour faire les 10 km restant, les chauffeurs se débrouillent entre eux, pas question de repayer.
Une superbe 504 break nous emmènera à destination avec 11autres passagers, nous sommes tout à l'arrière avec la tête qui touche le plafond mais nous arriverons à bon port, trois heures après notre départ de Tana et 120 km plus loin.
 
Le taxi nous arrête au centre du village et 500 m plus loin nous trouvons notre hôtel réservé la veille le Kavitaha, nos chambres donnent sur le lac et la piscine, un endroit de rêve dans un jardin très bien entretenu. Après un plongeon dans la piscine nous allons faire un petit tour à pied dans le village d'Empefy, il y a des petits étals un peu partout le long de la route et un semblant de marché où j'achèterai des tomates appétissantes (nous n'avons pas mangé à midi), la jeune fille comme tout le monde a rangé ses tomates en petit tas et je demande le prix d'un tas de 4 tomates, « 500 vaza !» je sors donc un billet de 500 Ar que je lui tends et là, je la vois embarrassée, demander à son petit frère d'aller chercher un sac plastique et je vois 5 tomates, puis 10, 15... je la stoppe car je viens de réaliser que c'était 500 FMG et ainsi j'avais droit à 25 tomates! Je lui dit de n'en mettre que 10 et de tout garder, les éclats de rire fusent sur le marché car tout le monde a compris mon erreur et la petite est ravie.
 
Nous remontons vers l'hôtel lorsqu'une musique attire notre oreille, elle vient de l'église ou un petit groupe d'une quinzaine d'adulte chante des chants malgaches, ce qui me permettra d'enregistrer un petit film de quelques minutes.
 
Retour à l'hôtel où nous dînerons d'un beau poisson du lac avant d'aller se coucher de bonne heure après un petit tour de nuit pour la digestion dans le village désert.
 
Lundi 5 octobre - EMPEFY
 
Après le petit-déjeuner copieux, location de vtt pour une balade jusqu'à la chute de La Lilly, les vélos sont assez rustiques et les vitesses passent très mal, mais nous n'avons que 10 km et une bonne partie en descente, nous rencontrons beaucoup de monde le long des 5 km de route, puis des 5 km de piste, de temps en temps je m'accroche derrière la charrette tirée par 2 zébus. Nous arrivons en vue d'un petit village et là, superbe barrière faite d'un petit arbre peint en rouge et blanc, il faut payer pour voir les chutes ! La pancarte nous laisse pantois, elle indique « malagasy : 200 Ar, vazas : 2.000 Ar » j'ai beau assurer aux jeunes femmes que je suis gasy, rien y fait, enfin le ticket d'accès indique « Commune rurale d'Anavalory – Association femmes sans frontière Amparihy » au moins nous aurons fait notre bonne action de la journée.
 
A peine franchi la barrière, nous sommes assaillis par des jeunes filles avec des paniers emplis de pierres ponces taillées de différentes façons, elles ne nous quitterons plus pendant tout la visite et
on devra leur expliquer plusieurs fois que nous ne pouvons pas nous charger, « mais vaza c'est pas lourd ces pierres et on en a des petites ! »
 
Le cadre des chutes est joli et nous faisons quelques photos de l'eau et des enfants. Le retour sera beaucoup plus pénible, bizarrement les descentes se sont baptisées « montées » et la petite bouteille d'eau ne fera pas long feu. Arrivés à l'hôtel, une bonne douche où je m'apercevrai que j'ai pris un bon coup de soleil sur le visage et une petite sieste pour oublier ces 4 heures de vélo.
 
Vers 16 H une petite marche en remontant le village dans l'autre sens nous fera faire 7 km aller-retour, cette journée fait du bien et nous aère de Tana et de son atmosphère bruyante. Nous passerons à l'Auberge de la Belle Vue réserver notre dîner du soir, avant de repasser par le centre du village pour acheter quelques cacahuètes (nettement moins bonnes que les marocaines) qui accompagneront nos THB en guise d'apéritif sur la terrasse face au lac devant nos chambres.
 

Dîner comme prévu chez les tenanciers mixtes (elle charmante femme gasy d'une quarantaine d'année et lui vaza de plus de 60 ans), nous mangerons agréablement en discutant avec eux pour la modique somme de 33.500 Ar, salade d'avocat, foie gras, filet de zébu grillé et mignon de porc, ananas flambés à la vanille et une bouteille d'eau, sérieux les mecs ! Tous ceux qui ont pariés le foie-gras sur moi ont perdu !!! Par contre le zébu devient mon « dada », va falloir en trouver à mon retour !

 

Mardi 6 octobre – EMPEFY – ANTANANARIVO

 

Mon téléphone ne sonne plus l'alarme, mais je me réveille quand même à 7h30, le soleil est déjà haut dans le ciel, nous prenons un bon petit déjeuner car nous avons pris l'habitude de ne pas manger à midi, et nous réglons la note, chambre à 38.000 AR, piscine : 4.000 Ar et vélo à la demi-journée 6.000 AR, rien n'est oublié, surtout que  cet établissement appartient à un ancien ministre peut être des finances.

 

Nous regagnons le centre du village pour trouver un taxi et ce sera le chemin inverse de l'avant-veille avec 5.000 Ar de moins, les négociations sont de plus en plus dures!! lol La route sera sans problème, Petite fille dans le taxi-brousse qui me fait du charme !toujours avec des barrages de la gendarmerie et le discret billet glissé par le chauffeur, nous tomberons même sur un gendarme qui fera du zèle en nous demandant nos passeports.

 

Retour au Tropic Asia avant de reprendre la route vers Tamatave, nous déposons nos bagages et ressortons JM pour aller chez le coiffeur et son massage, moi pour internet et vous donner des nouvelles et quelques photos, sur la soirée c'est devenu habituel une bonne averse qui ne dure que quelques minutes et la route est sèche quelques instants plus tard.

 

Nous rentrons à l'hôtel  par l'avenue de l'indépendance où les marchands ambulants sont toujours prêts à vous vendre qui des cigarettes, de la vanille, des cartes postales brodées, des gsm, vous faire du change à un taux plus intéressant que les banques!! etc...

 

Nous décidons dee nous reposer 2 petites heures et uue bonne douche sera prise avant de se faire une pizza et une petite salade pour changer un peu à coté de l'hôtel Sakamanga où nous finirons pour des profiteroles dont le chocolat malgache fond dans un petit creuset réchauffé d'une bougie, un délice mais pas pour la ligne puis nous irons boire un dernier verre au Buddah sous une pluie battante.

 

Mercredi 7 octobre – ANTANANARIVO – MANANBATO

 

Journée transport, nous quittons le Tropic Asia pour prendre le taxi-brousse pour Brickaville, voyage sans histoire sauf qu'il y a une multitude de virages et que notre chauffeur clignera des yeux pendant un moment qui me semblera très long, tout le long du voyage on verra la forêt massacrée par les indigènes qui emplissent d'immenses sacs de charbon de bois stockés tout le long de la route dans l'attente de leur chargement, le taxi-brousse fera une courte halte pour la restauration des voyageurs, en pleine forêt juste deux petits boui-bouis qui ne nous inspirent pas trop, nous nous contenterons de petites bananes vendues sur le bord de la route.

 

Arrivés à Brickaville nous serons les seuls à descendre et aussitôt assaillis par des guides qui voudront nous trouver un taxi pour notre destination finale, Manambato, mais JM a lu sur son guide du routard qu'il pouvait y avoir un train qui remonterai vers le canal des Pangalanes, alors direction la gare avec nos lourds sacs !

 

A la gare, c'est comme d'habitude, n'importe quoi, un dit blanc, l'autre dit noir, nous trouvons enfin le chef de gare qui nous dit que le train de marchandises peut prendre des passagers, mais que les prochains trains ont été supprimés et qu'il nous faudra attendre lundi pour le prochain ! Quand on lui demande à quelle heure il passe nous avons le droit à un grand sourire «  la dernière fois il était là à minuit, mais il peut avoir du retard et être là à 3 h du matin, des fois il a de l'avance il est là à 21h ! » Sans commentaires... JM a enfin compris qu'il fallait y renoncer, nous revenons donc vers le centre ville où nos rabatteurs sont toujours à l'affût pour nous dégoter un taxi pour faire les

17 km restants jusqu'aux Acacias notre hôtel.

 

Le premier contact sera   à 40.000 Ar, le chauffeur semble juste se lever à moins qu'il était avec la fille qui est à coté de lui, toujours est-il qu'il n'a pas envie de discuter. Je charge un jeune de nous trouver un taxi à 20.000 et 2.000 pour lui. Il revient 5 mn plus tard, il nous a trouvé un taxi qui se négociera à 25.000 et1.500 pour lui.

 

On grimpe avec le chauffeur et notre rabatteur qui sert à pousser la voiture (pas de démarreur) mais le moteur démarre vraiment au quart de roue c'est le cas de le dire !!

Trois cent mètres jusqu'à la station, il faut faire l'avance pour payer l'essence qui se retrouve dans un bidon sous le tableau de bord dans l'habitacle, nous traversons le pont de Brickaville et première panne, le carburateur est désamorcé... plus loin un camion nous gêne dans une montée et nous nous apercevons qu'il n'y a pas d'embrayage... après 10 km nous prenons une piste avec des trous énormes et des portions de tôle ondulée, nouvel arrêt les machoires de frein restent bloquées... trois cent mètres plus re-belote mais là c'est dans un trou donc nous sommes obligés de descendre pour redémarrer, enfin, nous arrivons à l'hôtel au bord du canal des Pangalanes, une plage de sable blanc magnifique.

 

Les chambres sont très rustiques, ce sont dzs cabanes d'indigénes mais avec l'électricité seulement le soir et l'eau courante quand même mais sans pression, la moustiquaire est présente au-dessus du lit il paraît qu'ici ils ne rigolent pas les mousquitos!

 

Un bon point, l'épaisseur de la cloison de bambou fait que nous communiquons très bien d'une chambre à l'autre.

 

Petite balade le long de la plage, les pieds dans l'eau chaude sous les vents de l'océan Indien, plus loin nous rencontrons une Suissesseelle est trop courageuse, car arrivée aujourd'hui elle a fait les 7 kms de piste à pied sous le soleil et seule à travers la forêt, en repassant à coté d'elle je l'invite à dîner avec nous si elle veut bien car seule elle doit s'ennuyer, elle accepte tout de suite, ravie!

 

Nous continuerons notre balade jusqu'à la tombée de la nuit et jusqu'à se perdre dans un village d'indigénes, leur case est vraiment rudimentaire, les enfants en haillons s'amusent entre eux et je les fais rire à les prendre en photo et en faisant des grimaces, alors que JM discute sérieusement avec un homme du tarif des bateaux.

 

Le soir nous dînerons avec la suisse allemande originaire de Zurich, cela fait 5 semaines qu'elle est à Mada et c'est sont troisième voyage, petit menu de crudités, enfin des carottes râpées, des crevettes sautées à l'ail avec des frites et en dessert une banane flambée au rhum, le tout pour 18.000Ar, nous allons nous coucher ensuite pendant que l'électricité est présente et je voudrais me lever de bonne heure pour voir le lever de l'astre suprême ! Lol

 

Jeudi 8 octobre – MANANBATO

 

Une semaine que je suis à Madagascar pour fêter ça, debout à 5h 20, si si vous avez bien lu, je n'en reviens pas moi même mais j'ai super bien dormi sous ma moustiquaire pas vu l'ombre d'un seul moustique, je me lève sans faire de bruit pour ne pas réveiller JM qui dort de l'autre coté de la mince cloison et je me dirige vers la plage.

 



Publié à 14:14, le 24/12/2009, dans Madagascar 2009,
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De Manambato (8/10/09) au Palmarium (10/10/09)

 

Re-balade sur la plage dans l'autre sens cette fois

  nous rencontrons Christine la suissesse et pendant que nous discutons arrive un jeune gasy  à peine majeur qui offre ses services de piroguier.

 Après de longues discussions assez embrouillées, il nous assure que sa pirogue est plus rapide qu'un 4 x4 pour nous emmener au Palmarium, parc animalier pour lequel nous commencions à désespérer de pouvoir nous y rendre. Le bateau de l'hôtel demandait 250.000 Ar, Fabrice puisque c'est son nom nous demande 60.000 pour nous trois que pouvait on espérer de mieux !

 

Il nous propose deux pirogues à balancier et se charge de trouver deux autres piroguiers pour nous accompagner demain matin départ 8 h, arrivée prévue vers 11h moins … moins de combien, il ne le dira jamais ! Le marché est conclut sur sa phrase fétiche « et en plus ma pirogue elle va très vite ! »  on se croirait dans le sketch du train de Chevalier et Laspales, à chaque fois il termine par cette même phrase.

 

Direction chez Luigi pour prendre un verre, il nous a donné soif à discuter comme ça, puis continuation de la balade sur au moins 7 km aller-retour, douche et rangement du sac pour prendre de l'avance pour demain.

 

Dîner tranquille avec la suisse Christine et un petit punch-coco en apéro avec des cacahuètes (toujours pas bonnes !)

Vendredi 9 octobre MANAMBATO - PALMARIUM 

 

A 7h 30 tout le monde est au petit déjeuner, j'ai repéré les deux pirogues sur la plage, enfin une pirogue et un canoë et pas de balancier bien évidemment, Fabrice n'est pas là mais je fais la connaissance de Sylvain qui sera le second piroguier.

 

A 8h pile, nous embarquons, JM et Christine dans le canoë avec Fabrice et les bagages et moi dans la pirogue avec Sylvain qui est le plus baraqué !

 

Le but est donc de rejoindre par le canal des Pangalanes et les différents lacs qu'il forme le parc du Palmarium à 25 km de Manambato.

 

Dans la pirogue, après quelques énergiques coups de pagaie de Sylvain, je commence à prendre confiance et en plus nous longeons les côtes, mais il ne faut pas faire de faux mouvements si nous ne voulons pas perdre tous les bagages. Deux heures plus tard nous arrivons à l'extrémité d'un lac, il y a juste une petite passe et je dois descendre de la pirogue pour pousser, heureux de pouvoir enfin me dégourdir un peu les jambes, puis nous prenons vraiment un canal étroit bordé de palétuviers qui plongent leurs multiples racines dans l'eau limpide, c'est vraiment magnifique et j'en profite pour filmer un peu, de temps en temps nous rencontrons d'autres pirogues ou traversons des villages de pêcheurs.

 

Quatre heures plus tard, nous arrivons en face d'un immense lac, le vent s'est légèrement levé et forme quelques clapotis à la surface, Sylvain s'arrête, il a l'air plus expérimenté que Fabrice mais parle peu le français, après avoir semble-t-il décidé de la route à suivre, il me demande d'enfiler un gilet de sauvetage, j'en profite pour mettre mon sac « numérique » dans une poche poubelle que je ferme soigneusement, pas envie de perdre mes appareils.

 

Nous nous lançons sur la traversée du lac, de temps en temps la pirogue prend une vague un peu plus forte que les autres et Sylvain écope sans lâcher sa pagaie, il me tarde un peu d'être arrivé de l'autre coté d'autant plus que je ne sais plus comment me mettre sur la planchette qui me sert de siège.

 

Enfin arrivés, 5h et 15 mn plus tard, nous nous sommes fait doubler à deux reprises par le bateau à moteur du Palmarium, mais nous avons économiser 170.000 Ar et surtout nous avons fait une croisière exceptionnelle.

Le Palmarium nous recevra avec un cocktail de bienvenu, nous réglerons les 60.000 Ar promis à nos deux courageux piroguiers plus un repas et nous prenons possession de nos bungalows avec terrasse privée et vue qui surplombe le lac-canal, c'est un endroit vraiment paradisiaque.

 

Il y a plusieurs bungalows qui surplombent le rivage d'une quinzaine de mètres, le premier prix est de 55.000 Ar, entrée du parc incluse ce qui ramène la chambre à 40.000 Ar tout à fait raisonnable pour la qualité de prestation et la beauté du site.

 

Je prends une douche, j'ai les genoux en feu et je m'aperçois que ce sont des coups de soleil qui en sont la cause, la position dans la pirogue... un peu fourbu je m'assoupis dans le canapé sur la terrasse toute en bois.

 

Un petit « kek-kek » me tirera de mon sommeil, face à moi un lémure se tient sur le balcon et n'a pas l'air satisfait de m'entendre ronfler, je suis tellement surpris que je le regarde hébété de voir cette jolie peluche aussi prêt de moi, il sautera rapidement de branches en branches pour s'éloigner, heureux d'avoir arrêté le bruit qui lui faisait concurrence.

 

Plus tard nous irons nous balader dans le joli parc de l'hôtel et rencontrerons un autre lémure blanc et noir, mais l'un des indigènes nous promet que demain matin il nous emmènera découvrir d'autres curiosités, dont le célèbre indri-indri !

 

Dîner à nouveau avec Christine (menu : salade de tomates et concombres, épais filet de poisson fraîchement pêché et banane flambée au rhum, 20.000 Ar), il n'y a qu'un autre couple, des Australiens. Après un rhum arrangé au gingembre, nous quittons la terrasse du restaurant, direction le bungalow en attendant l'extinction des feux, la lumière est fournie par le groupe électrogène que de 18h à 22h 30.

 

Je suis dehors sur la terrasse, tout seul face au lac-canal avec le bruit de l'océan indien au loin et les petits animaux de nuit avec des cris inquiétants (bizarrement toujours pas un seul moustique en vue), j'écris ces quelques lignes, c'est un moment magique ! Un étrange petit être vient de passer d'arbre en arbre, il est tant d'aller se coucher et de lui abandonner la nuit.

 

 

Samedi 10 octobre – PALMARIUM

 

 

Un lit dur, une nuit parfaite, il fait presque frais au petit matin, 6h debout réveillé par un lémure qui discute dans les arbres avec ses congénères, je regarde le soleil déjà haut sur l'horizon du lac et je rêve encore...

 

Le voisinage commence à faire du bruit, il est 7h 30 et tout le mùonde se prépare à rejoindre le restaurant pour le petit déjeuner, y compris les lémures qui passent en véritable bande et qui nous accompagnent vers le casse croute, habitués qu'ils sont.

 

Il y en a des noirs, des gris, des roux et mêmes des noirs et blanc, ils resteront tout autour de nous pendant tout le petit déjeuner, espérant un morceau de fruit, mais ma papaye et ma mangue sont vraiment trop bonnes pour partager, l'un d'eux plus hardi finira par chiper une banane sur la table voisine et nous sommes obligés de prendre le baton du serveur pour pouvoir manger en paix.

 

Le petit déjeuner terminé, un guide nous proménera pendant plus de trois heures dans la forêt qui entoure le Palmarium, ça n'a rien à voir avec le Lemur's park visité précédemment, ici on voit bien que les animaux sont en parfaite liberté et qu'ils sont heureux de vivre, pas besoin de rabatteur pour les voir, ils nous accompagneront presque tout le temps.

 

Plus loin, nous rencontrerons un magnifique caméléon d'au moins 40 cm de long, il est chamarré de couleurs et marrant avec ses yeux qui pivotent dans tous les sens indépendamment l'un de l'autre. Encore un gecko vert avec des petits points rouge sur le dos, une grosse araignée avec des pattes très fines d'un rouge vif se tient sur sa toile, un iguane est immobile sur les feuilles mortes du sol pensant qu'on ne le voit pas, au revers d'une feuille c'est une petite grenouille toute blanche, les gousses de vanille sont présentes et leur odeur parfume l'endroit, des spasmes se tiennent immobiles et se confondent parfaitement avec les branchages, un lémure Sifaka, blanc et roux vient à notre rencontre avec son petit bébé d'un mois accroché sous le ventre, il a intérêt à se cramponner car la mère fait des bonds d'environ deux mètres pour sauter d'un arbre à l'autre,

  



Publié à 20:03, le 21/12/2009, dans Madagascar 2009,
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Du Palmarium (11/10/09) à Sainte Marie (17/10/09)

pour finir nous rencontrerons dans un marigot un superbe serpent qui passera entre les jambes de Christine avant de poser sur une feuille pour la photo, retour à l'hôtel sans avoir vu le fameux indri-indri, le plus grand des lémuriens et cela malgré les recherches incessantes de notre guide Sylvain (gérant de l'hôtel), pour nous consoler nous verrons de précieuses orchidées.  

 

 Il est déjà 12h 30, une petite assiette de crudité tomates-carottes râpées puis une petite sieste, le temps est chaud et humide, le soleil resplendissant avec un ciel toujours plus ou moins garni de nuages.

Vers 15h, nous décidons avec JM d'aller marcher le long de la plage nous irons ainsi jusqu'au Bush House Hôtel qui est plus cher que le notre et un peu moins bien par contre il y a une belle plage de sable blanc qui manque au Palmarium, plus loin l'hôtel des Pangalanes qui a été racheté au mois de mars par le proprio du Palmarium est en pleine rénovation, nous nous arrêterons un moment sur la plage car c'est le seul endroit où nos téléphones « Orange » ont bipés, juste le temps d'envoyer des messages pour rassurer nos familles.

 Christine revient vers nous, elle est allé beaucoup plus loin que nous en suivant le rivage, elle prendra juste le temps de nous indiquer un endroit pour voir beaucoup de nepantes, et repartira de suite vers l'hôtel.

 Il est déjà 17h, il est tant de rentrer avant la nuit, nous irons voir les plantes carnivores indiquées par Christine à coté d'un joli petit lacs où deux jeunes femmes malgaches pêchent à la ligne, l'une est avec sa petite fille sur les genoux et m'autorise deux, trois photos,  le tableau serait paisible si les moustiques n'avaient pas décidés d'attaquer nos chevilles,  deux pulsions de bombe et nous repartons d'un pas alerte pour arriver à 18h, juste avant la tombée de la nuit.

 Douche réparatrice, il manque un petit massage... puis apéritif punch-coco avec des cacahuètes grillées encore chaudes et pleines d'huile, on se demande à quoi ça sert de marcher pour récupérer aussitôt le peu perdu !

 Au menu, gratin de cristophines mais nettement moins bon que ma recette avec des crevettes et du jambon, ensuite camarons (pour ceux qui ne suivent pas : crevettes) sautées à l'ail avec une fricassée de légumes et crêpes au chocolat.

 
Dimanche 11 octobre – PALMARIUM-TAMATAVE
 

Après le petit déjeuner avec un groupe d'une dizaine d'allemands, nous retournons à la chasse de l'indri-indri ce fameux plus grand lémur dont 5 individus sont présent sur les 35 hectares du Palmarium, après deux heures de marche avec Christine et nos amis Australiens nous rentrons bredouilles.

, évidemment plus question de pirogue il faudrait trois jours, mais d'un petit bateau avec un hors bord de 55CV, nous sommes 5 personnes donc le prix du bateau de 400.000 Ar a été divisé assis au milieu du bateau dans des fauteuils de jardin en plastique la mini-croisière sera de toute beauté, il aurait été vraiment dommage de louper ça. Contrairement à ce que dit le guide du Petit Futé les 10 derniers kms ne sont pas les plus beaux, j'ai largement préféré les petits villages typiques au bord des lacs plutôt que le canal étroit et sale qui annonce la banlieue appauvrie de Tamatave. 

Débarquement en bout du canal, il ne va pas plus loin. Nos amis australien sont déjà attendus par un taxi (ils ont payés le prix fort d'un tour-operator) avec Christine nous marcherons deux cent mètres avant de trouver notre premier pousse-pousse à vélo pour se rendre à l'hôtel Marotia qui n'est qu'à un kilomètre, là encore il aura fallu marchander les 3 pousses soit 1.000 Ar chaque.

L'hôtel est en bord de plage  mais il ne faut pas se baigner ici c'est infesté de requins, la plage est remplie de pirogues quand on voit les vagues on se dit qu'il y a quelque chose d'incompatible mais pourtant !
 
Les petits bungalows à 30.000 Ar sont disposés sous les cocotiers et même s'ils ne sont pas de haut de gamme, loin s'en faut, le cadre rattrape tout.
 
Nous partons tous les trois vers le centre ville, la nuit tombe déjà et nous cherchons un restaurant pour dîner, ce sera « le Bateau Ivre », qui comporte en fait plusieurs restaurant, un malgache, un indien cachère, et un international, sur les conseils de JM qui a l'œil nous choisirons l'international qui a trois serveuses par client... au moins on ne prend pas de risques si on ne satisfait pas nos papilles on le fera de nos sens !
 
Le menu un peu cher pour Mada sera néanmoins apprécié, délicieuse salade de crabe aux papayes pour tout le monde, JM abonné aux camarons grillés, Christine prendra un poisson « beaujolais » non c'est pas ça mais comme on a aucune mémoire des noms malgaches... selle de mouton aux champignons pour moi et une bouteille de rouge du pays (pas terrible).
 
Pour finir la soirée, les serveuses nous conseillent le Neptune, mais il semblerait que le dimanche soir tout soit fermé, nous nous rabattrons sur le King's pour boire un dernier verre, il fait très chaud.
 
Lundi 12 octobre – TAMATAVE
 
Il est 6h 30 et après un coup de fil d'un commun accord une pluie tropicale nous clouera au lit pour une agréable grasse matinée en écoutant la pluie sur le toit de palme.
 
Prêts vers 10h la pluie ayant cessé, nous décidons de découvrir les autres hôtels de Tamatave sous une moiteur difficilement supportable, nous irons voir « les Flamboyants » vieil hôtel colonial mal entretenu avec des chambres impersonnelles, puis le « Joffre » dont les prix et la façade décrépie nous éviterons la visite.
 
Petit déjeuner de croissant et pain aux raisins à la pâtisserie réputée  « Chez Bruno » et il sera midi le temps que nous nous perdions dans Tamatave, la ville des pousse-pousses, des routes défoncées, des immeubles crades, des odeurs indescriptibles des marchés, mais des habitants si souriants !
En attendant l'ouverture des banques à 14h, séance cyber pour mettre à jour le blog et communiquer un peu avec les proches, je m'aperçois que c'est de plus en plus difficile de se connecter sans être coupé, je ne sais pas si mon blog tiendra jusqu'au bout.
 
JM a déserté le cyber depuis longtemps, je reprends contact avec lui par téléphone il vient d'arriver à l'hôtel après avoir dégusté une bonne glace mais sans trouver de pastis ni de cacahuètes (au-dessous de tout sur ce point là...) je vais donc au supermarché pour y trouver une bouteille d'un litre de Pastis à 25.990 Ar soit 9€, des cacachuètes et pistaches (de la même forme que les cacahuètes, mais sans aucun goût), puis retour à l'hôtel en pousse pour 1.000 Ar, le pauvre pédaleur a démarré comme une fusée dans la mauvaise direction, heureusement qu'après notre égarement de ce matin j'arrive à me repérer, je ne saurai jamais ce qu'il avait compris.
 
Je retrouve JM et nous dégustons un super apéro à 16h 30 ! Alors que nous sommes entrain de déguster nos cacahuètes, une vendeuse ambulante nous propose des chemises et des nappes, une chemise m'interpelle superbement brodée et je l'essaie, elle en veut 15.000 Ar et finit par me la céder à 10.OOO. 
Le soir nous irons à coté de la plage vers le port au restaurant Récréa, je reprendrais du crabe mais en gratin au foie gras cette fois, pourquoi s'en priver environ 3€ ensuite ce sera un confit de canard, en fait la cuisse rôtie tout simplement d'une pauvre bête qui n'avait plus que la peau sur les os avec un peu d'écorce d'orange, vraiment pas terrible, c'était bien mieux la veille, y compris les serveuses... En plus je tache ma superbe chemise neuve !
Nous n'irons pas prendre un dernier verre demain c'est « voyage »,  nous nous ferons racoler en rentrant à l'hôtel, mais nous résistons vaillamment !
Et je m'empresse de détacher ma chemise qui sera impeccable le lendemain matin ! Doué le petit homme !
 
Mardi 13 octobre – TAMATAVE – FOULPOINTE
 
 
Après une bonne nuit ressourçante nous décidons d'aller pendre prendre notre petit déjeuner dans l'avenue Joffre chez Sayfi Fils recommandé par le Petit Futé, pas de chance fermé le mardi, un peu plus loin nous trouverons le « MELBA » superbe adresse, les viennoiseries sont excellentes et nous en reprenons (adresse à recommander).
 
JM part fait deux courses, j'en profite pour passer vite fait au cyber .Retour à l'hôtel que nous réglons 60.000 Ar pour deux nuits, nous avons perdu Christine qui a du repartir à Tana pour prendre son avion qui part demain.
 
Direction la gare routière en pousse-pousse pour 1.500 Ar, avec un pneu qui explose à mi-parcours ça ne change pas le prix mais c'est pourtant moins confortable, pas un problème de rouler sur la jante...
 
Arrivé à la gare routière nous sommes tellement harcelés par les chauffeurs qui veulent remplir leur taxi-brousse, que j'en oublie de régler mon pousse, le pauvre revient vers moi 15mn plus tard pour voir si je veux bien le régler, je me confonds en excuse, désolé !
 
La route sera courte environ 65 km (4.000 Ar), de temps en temps nous voyons la côte avec des plages de sable blanc sans fin. Nous sommes en vue de Mahavelona ou Foulepointe lorsque je demande au chauffeur où se trouve l'hôtel du « Gentil Pêcheur », coup de frein, c'est là !
Nous descendons et faisons environ 300 mètres vers la côte pour trouver notre gîte en bord de plage. Les bungalows s'alignent à 30 mètres du rivage, c'est rustique mais très bien pour le prix de 27.500 Ar.
 
Comme nous avons trop bien déjeuné ce matin direction la plage pour se baigner dans le lagon bordé de la barrière de corail, première baignade dans l'océan Indien l'eau est transparente et chaude, nous y resterons plusieurs minutes à nous délasser, puis bain de soleil pour une petite sieste, mais là, on rêve !
 
En premier, les mecs ! Ils viennent nous proposer d'aller faire de la plongée en pirogue dans des piscines naturelles vers la barrière de corail, un autre se charge de nous proposer des langoustes pour ce soir avec la garniture que nous souhaitons, mayonnaise ou pas, sauce ou autre chose, ils proposent n'importe quoi pour essayer de se faire un peu d'argent, un autre  nous proposera une location de scooter pour 40;000 Ar la journée, des visites, etc...
 
 
J'en profite pour demander à un jeune homme s'il a une solution pour réparer mon va-nu-pieds qui n'a pas supporté l'eau de la pirogue il y a deux jours, il me dit qu'il connait bien l'homme de la situation mais que ça me coutera 5.000 Ar, je lui donne la somme demandée en lui expliquant bien qu'il n'aura pas un sou de plus, qu'il se débrouille ! Une demi heure plus tard il revient en scooter et m'avouera qu'il a payé 3.000 Ar et que le reste lui a servi à mettre de l'essence dans son scooter (le litre d'essence coute environ 2.700 Ar, beaucoup de monde va à la pompe pour moins d'un litre d'essence à Mada !). La réparation est bien faite, tout le monde est content.
 
Sur la plage, vient le tour des enfants, avec une montagne de colliers faits de coquillages, de graines d'orchidée ou de bois comme le palissandre, nous sommes sur la côte du Palissandre.  Les colliers sont à 1.000 Ar, mais une jeune fille nous fait un cadeau, les 5 pour 5.000 Ar... lorsque nous lui faisons remarquer qu'elle ne nous fait pas de cadeau, elle doit rougir (??) et rajoute deux colliers pour se faire pardonner, la pauvre nous ne voulons pas nous embarrasser de cadeaux au début de notre voyage, pas facile de leur dire non.
 
Plus tard ce seront les femmes qui passeront avec soit des plateaux, voir même carrément des soupières pour nous proposer des crevettes grillées, des têtes de poisson; des gâteaux à la noix de coco, nous craquerons sur ces derniers à 100 Ar pièce.
 
Après un dernier bain  nous longerons la plage en direction du village il n'y a que de frêles cabanes et très peu de maison en dur, en plus à coté de la nationale il y a tout un endroit qui a brulé et les pauvres gens sont entrain de reconstruire au milieu des débris calcinés. Il y a peu de vazas, pour ainsi dire pas, nous comprenons mieux pourquoi nous avons eu autant de visites sur la plage, nous sommes les seuls à pouvoir être une source de revenu.
 
Retour au « Gentil Pêcheur », apéro et cacahuètes (mais je vais faire attention j'ai été obligé de me relever prendre un Renni la nuit dernière), je m'attèle sur l'ordi pour mettre à jour mon blog et là, je m'aperçois que j'ai oublié ma clé USB au cyber de Tamatave ce matin, comment faire ?
 
Je ne connais pas le nom du cyber, mais je sais qu'il est à une centaine de mètre de l'hôtel Joffre, je téléphone donc à l'hôtel qui m'indique le nom du « Cyber Sky » merci ! Je cherche dans l'annuaire, rien ! Je demande les renseignements, on m'indique le 12, plus en service. Je rappelle le Joffre, il me propose gentiment d'aller demander au cyber et de bien vouloir lui téléphoner une demi-heure plus tard, ce que je fais, ouf ! Ils ont trouvé ma clé, reste à savoir comment la récupérer car le cyber ne veut pas la remettre au Joffre. J'appelle le cyber, car entre temps Roméo du Joffre m'a trouvé le portable de Linda la responsable, je lui indique que j'enverrai demain matin quelqu'un pour récupérer mon bien et qu'elle veuille bien lui remettre, je repasserai la voir pour la remercier, elle glousse de plaisir et acquiesce.
Me voilà libéré d'un poids.
 
Aussi, c'est serein que nous allons au resto du « Gentil Pêcheur », nous commençons par un pichet de 50cl de vin blanc d'Afrique du Sud qui sera rapidement suivi d'un second, en entrée je prends une salade de poulpe vraiment délicieuse la bête fond véritablement dans la bouche c'est la première fois que j'en mange une aussi bonne et pourtant je suis amateur du monstre tentaculaire, le poisson fumé de JM surement de l'espadon est moins bon à mon goût, on continuera avec l'aide de Daniella la gentille et gracieuse serveuse par des camarons (grosses crevettes pour toujours les mêmes qui ne suivent pas !) au curry pour JM et au coco pour moi, je n'en finis pas de me lécher les doigts avec le riz qui baigne dans la sauce, en désert je resterai sérieux en prenant un yaourt maison délicieux, alors que JM qui n'arrivera jamais à résorber ses bourrelets se goinfre d'une crêpe au chocolat ! LOL
 
Rien à voir dans le village, ce soir ce sera direct au lit en attendant de trouver mon voyageur pour demain.
 
Mercredi 14 octobre – FOULPOINTE
 
Lever 6h pour profiter un peu de la fraîcheur du matin, il va encore faire une belle journée, je vais faire une marche seul sur la longue plage en attendant 8h pour le petit déjeuner avec JM.
 
Sur la plage je trouve déjà les vendeurs de langoustes, oursins, palourde trois fois plus grosses que celle de l'île d'Oléron, colliers, etc et puis Jean Albert un jeune d'une quinzaine d'années qui est d'accord pour aller récupérer mes clés USB, je lui ai donné 10.000 Ar pour son voyage et promis la même chose au retour.
 
Petit déjeuner à l'hôtel sous les arbres aux grandes feuilles devant le lagon, ça n'a rien à voir avec celui d'hier, mais on ne peut pas tout avoir. Je resterai un long moment à contempler l'onde apaisante de la marée basse alors que JM se dirigera vers ma promenade de l'aurore où je le rejoindrai plus tard pour plusieurs bains dans le lagon.
 
Nous traiterons avec Jean-Michel la location de deux scooters pour demain matin 8h jusque vers 13h à 20.000  Ar chaque, mais il faut mettre de l'essence et c'est lui qui veut la mettre car soi-disant qu'aux stations ils mélangent l'essence avec du pétrole ce qui casse les moteurs, pour faire notre périple envisagé il nous faut environ 3 litres donc 3 fois 3.OOO Ar, bien sur il faut faire l'avance car il n'a pas le sou.
Ensuite nous commanderons notre dîner à Honoré le rasta, un  kilo de langoustes et un kilo de camarons avec riz et petits légumes plus une THB le tout pour 50.000 après dures négociations, nous voulons voir les bestioles vivantes...
 
J'ai récupéré mes clés USB et évité un voyage aller-retour à Tamatave, tout va bien !
Il est 13h l'heure de la sieste, mais je ronfle trop allongé sur le dos, je rentre donc au bungalow pour prendre une bonne douche pour me débarrasser de tout le sel et je ne tarderai à m'assoupir et ronfler tout à mon aise !
 
Je rejoins JM resté sur la plage et nous marchons retrouver la jonction de la barrière de corail et de la terre, c'est féerique, trois pécheurs se tiennent debout sur l'extrémité de la barrière et lancent leur appât à grands coups de moulinet du bras dans l'océan immense et tourmenté qui aspire le piège. Nous resterons plusieurs minutes à contempler ce manège, mais n'assisterons à aucune prise, peut être trop déchainé par des vagues d'au moins 3 m de haut.
 
Retour tranquille en flânant sur la grève vers le pastis qui nous attend avec ses arachides.
La nuit commence à tomber, il est 18h. Personne ne s'affaire à la cabane où nous avons rendez-vous pour le dîner, entre 18h et 18h 30 nous avait dit le rasta, nous nous apprêtions à renoncer lorsqu'il arrive avec son vélo chargé comme une mule à 18h45, « mora mora » personne n'a de montre ici.
 
Honoré installe le couvert, il a même amené une nappe et un acolyte apporte le cannoune comme dirait les marocains, rougeoyant de braises dans la nuit noire, deux bougies protégées dans des bouteilles coupées éclairent cette scène,  champêtre? mais non maritime.
 
Les trois langoustes fendues en deux et arrosées d'une sauce secrète cuisent doucement, nous nous servons de riz mélangé aux légumes, un délice ! C'est la femme du rasta qui a tout préparé tout en s'occupant de ses six enfants dont le plus vieux à 14 ans et le dernier 1 an, Honoré doit avoir environ 35 ans.
 
Nous nous régalons de nos langoustes et des camarons, vraiment Honoré a tenu parole, ça valait le détour, il mérite bien ce que nous avions conclus.
 
Jeudi 15 octobre – FOULPOINTE-MAHAMBO-FOULPOINTE
 
 
Des pattes courent le long de mon bras dans le lit, c'est un réveil en sursaut à 6h du matin, un scolopendre de plus de 5 cm en est la cause, je suis sur qu'il a au moins 1.100 pattes mais je n'ai pas pris le temps de les compter il vient d'apprendre à voler du haut de mon lit. Heureusement il n'a pas eu le temps de me mordre, j'ai juste une toute petite rougeur le long des cotes mais ce sera sans suite.
 
J'ouvre le volet de ma fenêtre et entend un bruit juste en dessous, c'est un crabe des sables qui est entrain de creuser sa galerie, je vais sous la douche, assez d'émotions pour ce matin.
 
Petit déjeuner à 7h30, une demi heure plus tard Jean-Michel est là pour nous remettre les deux scooters, leurs 3 litres d'essence, les papiers et les casques, c'est parti !
 
C'est pas la grande puissance, tout juste 50 cm3 mais c'est bon pour notre balade de 60 kms aller-retour, il fait un soleil radieux et l'air est encore supportable, nous  nous arrêterons à coté du fort le Manda du roi Ramada 1er ce sont des ruines, la visite ne commence qu'à 9h nous ne verrons que le mur d'enceinte haut de 6m et d'une circonférence d'environ 70m bâti suivant la technique de l'époque avec un mélange de poudre de corail et de pierres liées par du blanc d'œuf faisant office de ciment. (merci Petit Futé, LOL)
Nous traversons plusieurs cours d'eau dont un fleuve, l'Onibe sur un pont encore en bon état, d'autres petits ponts présentent carrément des marches (eh oui, trous non signalés) ou des trous dans la chaussée de quoi passer une roue de scooter sans problème.
 
Un peu plus loin c'est le barrage de police, nous y avons droit... présentation des papiers des véhicules, oups, j'en ai un de plus que JM, il lui manque sa vignette, le policier hésite, en référe à son chef et dresse une verbalisation en confisquant les papiers du scooter, nous repartons sans soucis Jean_Michel se débrouillera avec eux pour les récupérer.
 
Nous arrivons à Mahambo, une foule impressionnante a envahi la route, mais nous laisse passer bon-enfant, nous poursuivons vers la plage qui se trouve à 2 kms de la route, la piste et un peu sablonneuse et caillouteuse par endroits; mais nous arrivons à destination sans problème, c'est vrai, c'est un coin à garder secret comme le dit le Petit Futé, ici tout est encore sauvage et les cocotiers caressent l'eau, j'irai faire quelques photos le long du rivage pendant que JM pas trop confiant garde les scooters.
 
Nous reprenons la piste pour découvrir un hôtel qu'on nous avait recommandé « La Pirogue »,  ce sont deux français établis depuis une vingtaine d'années qui tiennent le complexe, la femme n ous fait gentiment tout visiter, partout c'est le raffinement, les portes et les volets des bungalows sont sculptés,  partout il y a des bibelots ou des sculptures de goût, la suite façonnée par le mari est d'une richesse surprenante autant au point de vue décoration que de l'imagination, écran plasma côtoie une fontaine lumineuse sur  quartz rose et deux grosses boules d'onyx veiné d'au moins 40 cm polies posées sur des trépieds on aurait dit des mappemondes,  enfin tout est merveilleux dans ce complexe tenu par deux français présents ici depuis 20 ans les employés sont au nombre de 62 !
 
Retour vers Mahambo où nous prenons une THB dans un petit bistrot, histoire qu'on nous surveille les scooters pour aller faire un tour dans le village.
 
 
 
 
 
 
JM se fait racoler par une superbe gasy à qui il manque une dent devant et qui ne le lâche plus,  nous dégusterons cependant en riant bien des beignets de manioc et un autre imprononçable, pas mauvais, on s'enfonce  un peu plus loin dans le village il y a une réunion publique dans la cour d'une école, je tire JM en lui disant « viens tu vas voir ils vont nous inviter ! », je me tape l'incruste au milieu de l'assemblée et je m'avance un peu pour photographier la banderole qui annonce « Journée mondiale du lavage de mains avec du savon »,  les officiels sur l'estrade nous ont remarqués, ils font libérer deux sièges et envoie une jolie fille vers nous :  « Monsieur le maire vous invite à vous joindre à lui pour la cérémonie » nous déclinons gentiment en expliquant que nous ne comprenons pas le discours en malgache et que de plus nous devons rentrer, ce que nous faisons en remerciant monsieur le maire d'un signe de tête. Qui a dit sur Voyage Forum que Madagascar ça craignait et que les malgaches n'étaient pas accueillants ?
 
Retour à Foulepointe, baignade et bronzette,  nous commençons à être noirs comme des gasys, mais ça pèle par endroits, petit quatre heure avec les marchandes ambulantes de gâteau coco et joli sourire d'Olivia 11 ans, la photo pour toi Ayrton !
 
Petit tour dans le village pour aller chercher une bouteille d'eau fraîche pour l'apéro où nous rencontrons Aimée qui nous raconte un peu l'île de Sainte Marie où nous allons demain.
 
 
Dîner avec notre gentille serveuse attitrée Daniella qui refuse de se faire photographier, elle me conseille un plat malgache le Henan-Kisoa sy amalona en fait du porc avec de l'anguille en sauce relevée et un gros bol de riz, le tout bien mélangé se mange facilement, dommage que je me méfie des arêtes d'anguilles (certains  comprendront) et que le porc soit un peu trop gras, je mange quand même les dernières miettes avant d'aller au lit.
 
Vendredi 16 octobre – FOULPOINTE-SANTE MARIE (Ambodifotatra)
 
Lever 6h30, petit déjeuner et à 7h 30 nous sommes au bord de la RN5 pour essayer de choper un taxi-brousse, coup de chance le premier qui passe à des places je monte avec les bagages, nous récupérerons JM qui était parti dans le village acheter une bouteille d'eau fraîche. Route de 80 km (2h 30) sans problème pour débarquer à Soanierana-Ivongo c'est la fin du goudron pour la route de l'est et le point d'embarquement pour Ste Marie.
 
Les bagages à peine récupérés les rabatteurs sont là pour nous conseiller le meilleur bateau, la marche à suivre, etc...
 
D'abord repasser à la gendarmerie avec le passeport comme si l'on changeait de pays, dans le bureau du sergent je découvrirai une vieille affiche de la manœuvre militaire des véhicules aux gestes cela me rappelle mon armée dans le « train », le gendarme m'autorise gentiment à la photographier.
 
 
 
 
 
 
 
 
Nous nous dirigeons vers les pontons, enfin plutôt un amas de planches qui sert de passerelle d'embarquement pour les quelques bateaux,  les prix vont de 20.OOO Ar à 70.000 Ar, JM hésite pour le moins cher, mais je finis par le décider pour le plus cher et donc le plus rapide qui affiche 1h de traversée (nous mettrons 1 h45) alors que le moins cher dans sa barcasse surchargée et son petit moteur nous promettait 1 h 30, je suis sur qu'il aura mis bien plus de 3h.
 
Croisière sans encombre la mer était calme,  nous débarquons sur l'île Sainte Marie à  Ambodifotatra capitale de l'île. Il y a un comité d'accueil populeux entre ceux qui proposent de porter les bagages et les conseilleurs d'hôtels ainsi que les taxis qui sont prêts à vous faire faire le tour de tous les hôtels, pas d'affolement, nous repérons le premier troquet et allons boire une bière au grand regret de tous ces gentils rapaces. Les avis sont partagés entre JM pour les hôtels loin vers le sud et moi même pour ceux plus proche dans la ville en direction de la route nord, je l'emporterai et nous visiterons 3 hôtels avant de choisir celui des Hortensias, 31.000 Ar grande chambre très propre avec balcon sur la rue, la mer est prise !
 
Douche et balade en ville, nous jetons un oeil aux locations de scooter, le premier nous propose dès demain à 40.000 Ar la journée, le second nous proposera 30.000 Ar, entre temps nous allons changer de l'argent, le cours de l'Euro à encore grimper de 100 Ar depuis notre arrivée, je change 500 € à 2.880 Ar soit 1.442.000 Ar, je suis enfin millionnaire ! Je me retrouve surtotu avec une sacré liasse de 144 billets de 10.000 Ar.
 
Pendant que JM a toute les peines du monde à échanger ses travellers chèque à un cours plus bas, je vais voir une autre loueuse de scooter, mon charme naturel lui fera me proposer 25.000 AR, l'affaire est conclue et nous pouvons en plus prendre les scooters de suite  avec le plein.
 
Aussitôt c'st une balade à la pointe sud de l'île à travers des routes variées, goudron, piste de poussière, sablonneuse et route juste rempierrée ou en nivelage. Pointe sud et l'île aux nattes juste en face à deux cent mètres la pirogue nous tend les bras ainsi  que les piroguiers qui aimeraient bien 2.000 Ar pour la traversée, mais il est déjà 17 h dans une heure la nuit commencera à tomber, ce n'est que partie remise.
 
Retour vers la capitale avec arrêt au restaurant « Cardinal » tenu par un vaza qui nous dit que la saison est morte pour lui et qu'il fermerait bien si ce n'était pour faire plaisir à sa compagne malgache.
 
 
Dîner dans la ville omelette aux calamars et filet de zébu au poivre vert, quand je pense qu'il y en a qui disent qu'on mange mal à Mada ! Dernier verre au Palencio  et dodo.
 
Samedi 17 octobre –SAINTE MARIE (Ambodifotatra)