Eric's Trips
Les aventures d'un nouveau sexagénaire...

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Sainte Marie (17/10/09) à Tamatave (24/10/09)

Samedi 17 octobre –SAINTE MARIE (Ambodifotatra)

 

 
Petit déjeuner sans prétention à l'hôtel et balade à scooter vers le nord de l'île environ une vingtaine de kms, après il faut une moto la piste est trop cassante.
Le paysage est bien plus sauvage que le sud de jolies petites criques entourées de cocotier et de sable blanc corallien, la mer décline tous les tons du bleu au vert, nous visiterons plusieurs hôtels les prix tournent autour de 70.000 Ar, le cadre les vaut largement même si la chambre de l'Hortensia est bien plus spacieuse.
 
Retour vers Ambo, il fait chaud et une petite bière s'impose, nous nous arrêterons au « Le petit chez soi » le patron Jeremy est sympa et nous décidons de manger un bout , il nous offre une assiette de mérou cru fumé en guise d'apéritif, je prendrais un filet de merlin grillé sans sauce (ligne oblige) et des spaghettis, JM prendra un carpacio de thon, Jeremy viendra nous offrir un verre de rouge d'une bouteille qu'il vient de trouver « derrière les fagots » un bordeaux Julien Barthazac de Castillon La Bataille de 1998, incroyable ici ! En dessert je prendrai un café en demandant à Rita de me trouver un carré de chocolat, elle a réussi ! Accueil chaleureux et sympa à recommander.
 
JM rentre pour une petite sieste, je cherche en vain un cyber ouvert, tous fermés et je vais prendre une douche.
 
Je ressortirai vers 16h pour trouver le seul cyber d'ouvert à 1.600 Ar les 10mn, j'y resterai plus d' 1h 30 pour mettre à jour le blog il y a sans arrêt des coupures, je finirai par renoncer à mettre plus de photos, le reste viendra plus tard avec une bonne communication.
 
Bientôt l'heure de l'apèro, je retrouve JM qui rentre de balade à scooter, nous connaissons à bien connaître les deux routes de l'île, une au nord et une au sud.
 
Dîner au « Relais », petit resto sans prétention très gasy, je prendrai enfin une saucisse ça faisait longtemps que je voulais gouter ça servie avec des petits pois et une rougail de tomates pas terrible, JM prendra un capitaine grillé(poisson).
 

Un peu plus tard nous prendrons à nouveau les scooters de nuit direction plein sud à 12 km pour le rendez vous incontournable du samedi soir de toute l'île chez « la case à Nono », JM rajoute ; « le seul endroit où il y a de la lumière ! » c'est presque vrai ! La route fut longue mais nous sommes enfin arrivés sans encombre, il y a beaucoup de vazas hommes et femmes et bien sur des gasys, nous passerons une bonne soirée et reprendrons la route pas trop tard car il va falloir se refaire cette satanée piste de trous et de bosses, de plus au bout de 500 m l'ampoule de mon phare grille, nuit noire! Je suis JM en essayant d'éviter au mieux les nids de poule, heureusement il n'y a pas grand monde sur la route.


Dimanche 18 octobre –SAINTE MARIE (l'île aux Nattes)

 

Petite grasse matinée du dimanche matin avant l'office... du petit déjeuner chez Aline, à recommander copieux et pas trop cher.On refait les pleins des scooters et on reprend la route pour l'extrémité sud de l'île où nous prendrons une pirogue négociée à moitié prix pour traverser le petit bras de mer vers l'île aux nattes.

 

 

La lumière et le temps sont superbes, l'eau est d'une clarté incroyable, vraiment une belle journée, nous nous reposerons et nous baignerons à l'abri des cocotiers. Retour pour reprendre notre passeur qui nous attend sans oublier une bonne bière prise sur le ponton qui domine le lagon au Baboo Hôtel.

La soirée sera calme avec un dîner « A bord d'eaux » jeu de mot d'un vaza surement bordelais mais avec une cuisine décevante, calamars frits pour JM qu'il fait retourner en cuisine pour être au moins dorés et brochette de camarons pour moi avec des légumes sautés pas cuits, sur le coup pas de dessert et il nous offrira un rhum « arrangé » au coco qui arrangera bien la note !

 

Lundi 19 octobre – SAINTE MARIE (l'île aux nattes)

 

 

Journée modelée sur celle d'hier, il fait trop chaud et nous passerons notre temps dans l'eau, nous ferons juste un quatre heure d'une assiette de frite dans la gargote d'une noire qui a du faire un tour au CHAA (ma salle de fitness et muscu), elle est vraiment impressionante des bras et des épaules, pour les curieux, la gargote la plus près de l'aéroport !

 

Nous irons dîner chez Jeremy marié à une malgache et ferons la connaissance de la belle sœur Adeline, trop marrante et agréable à discuter, elle a monté une boutique de déco d'intérieur avec deux autres copines et les fonds de leurs vazas ! Ici les filles arrivent toujours à se débrouiller, attention aux imprudents...

 

Mardi 20 octobre –SAINTE MARIE (Ambodifotrada)

 

Il est 6h et la pluie tombe drue, la côte est de Madagascar est la plus arrosée et la saison des litchis amène la pluie comme ils disent dans l'île.

 

Toujours le petit déjeuner chez Aline, nous commençons à prendre des habitudes, il est grand temps de partir. Nous réserverons notre place dans le bateau du lendemain pour 70.000 Ar, il faudra nous lever de bonne heure car l'appel pour l'embarquement se fait à 5H 30.

 

J'écris les cartes postales pour mes petits enfants, je retourne à la poste qui se trouve à l'autre bout de la ville, car il n'y a qu'une seule boite à lettre ! Je rencontre JM, nous irons faire un tour dans les ruelles à la recherche de bonnes cacahuètes pour l'apéro du soir, nous gouterons sur 3 échoppes avant d'en trouver des juste grillées, avec cette humidité elles ont vite le goût de haricots. Nous aurons du crachin toute la matinée, on se croirait en Bretagne si ce n'était la température., heureusement l'après-midi.

Vers 13h on achète des petites portions de gâteaux de maniocs à l'un des nombreux vendeurs  qui se trouvent en bord de route ce sont des enfants qui essaient de nous expliquer chaque met, un grand moment joyeux au moins pour eux car je crois bien qu'ils se foutent un peu de nous, mais ils ont des rires tellement communicatifs !

Balade dans l'arrière ville et la mangrove, puis j'irai seul au cyber d'un vaza où la connexion sera déplorable, au retour je passerai voir la boutique d'Adeline « Karibo Deco » c'est mignon et bien agencé, son frère y vend ses œuvres peintes sur tissus c'est vraiment un artiste.

Nous voulions aller dîner à « La Bigorne » mais trop de vazas et à « La Banane » personne, nous irons donc chez Aline où l'on verra notre loueuse de scooter que nous avions redonné le matin même. Salade copieuse de thon en entrée, calamar au curry pour JM et poulpe au coco pour Eric sans plus...

 

Dodo, demain il faut se lever à l'aube.

 

Mercredi 21 octobre SAINTE MARIE – MANOMPANA

 

Debout à 4h 45 nous serons à 5h 30 au quai d'embarquement nous avons de la chance nous avons choisi le bon bateau on apprendra plus tard que l'autre a du faire demi-tour suite à une avarie. Une heure et demi plus tard, nous sommes à Soaneriana-Ivongo pour reprendre le bac direction Manompana, nous trouverons un 4X4-brousse qui doit partir vers 11h, et oui maintenant il n'y a plus de route vers le nord mais seulement la piste où seuls les 4X4 peuvent passer, enfin quand on voit l'état du notre on peut se demander si on arrivera...

En attendant nous allons prendre un petit déjeuner et nous balader dans les ruelles il est 9h 30 et en repassant à coté de notre carcasse de 4 x4, nous apprenons en fait qu'il va partir, le bac passé, la piste démarre, c'est une succession de montagnes russes, un creux, une bosse, un creux, une bosse, etc... je comprends vite pourquoi ce n'est réalisable qu'en tout-terrain, je crois que nous ne dépasserons jamais les 10 km/h et je me demande même si la boite de vitesse à une troisième.

Cinq heures plus tard, deux bacs supplémentaires et 45 km avalés à coté d'une grosse mama et du chauffeur nous arrivons à Manompana, le bout du monde comme se nomme un de ses hotels (au nombre de 2), nous descendrons « Au bon ancrage » chez Wen Ki,  les bungalows sont rudimentaires mais au bord de la plage, ils se composent d'une chambre avec un lit qui a un matelas en mousse de 5 cm, on sent parfaitement bien le nombre de planches en-dessous, une petite table de 40cm sur 80, deux chaises en bois et un porte manteau, une partie sanitaire avec un endroit douche muni de 4 grands seaux remplis à ras bord et d'une petite écuelle qui servira de pomme de douche, le wc à coté et lui aussi muni d'un seau, et oui pas d'eau courante... ni électricité d'ailleurs, le groupe se mettra en route trois quart d'heure après la tombée de la nuit et s'éteindra vers 22h.

 

Pas grave, nous ferons avec, enfin surtout moi... car JM est décidé à repartir dès le lendemain, moi je suis venu ici pour voir les enfants de « La Marmaille à la Case » et donc je resterai au moins une journée de plus pour découvrir et voir si je reviens ici en novembre quand JM repartira.

En attendant, nous prenons quand même un bon bain, enfin surtout moi encore car la plage est pleine de petites méduses et je me baigne au bout du ponton où il n'y en a pas. JM se dore au soleil et n'apprécie pas trop l'endroit pourtant magnifique avec ses cocotiers qui semblent caresser les flots de la superbe baie de Tintingue.

 

Douche à la spartiate avec l'eau froide et petite balade dans le village tout en longueur fait pour ainsi dire uniquement de cases, nous dégusterons des bananes frites salées et poivrées en attendant le repas du soir qui sera extrêmement léger puisque un capitaine avec une cuillerée d'haricots blancs se battra en duel avec au moins 1 kg de riz, en dessert je demande fromage, mais ils ne connaissent pas ! Ce sera donc l'éternelle banane flambée enfin la demi ! C'est pas cher chez Wen-Ki mais on en a pour son argent, le bungalows 15.000 Ar et le repas 5.000 Ar pour l'instant il bat tout les records !

 

Au lit avec un rhum arrangé aux litchis avant le couvre-feu, et non loupé, les lumières sont déjà éteintes.

 

Jeudi 22 octobre – MANOMPANA

 

Lever vers 7h, JM est parti depuis longtemps pour refaire en sens inverse le chemin d'hier, je me retrouve donc seul à Manompana, la bourgade que je souhaitais tellement découvrir, après le petit déjeuner frugal je vais faire un tour au centre du village et découvrir enfin « La Marmaille à la Case », il n'y a que 2 enfants et Jean-Philippe le responsable malgache, nous faisons connaissance, les enfants viennent d'eux-mêmes ici, il leur est juste demandé une petite adhésion de 100 Ar par an! Je repasserai dans l'après-midi pour l'instant il est grand temps vu la chaleur d'aller se baigner.

 

Surprise, il n'y a plus une seule méduse et l'eau est presque trop chaude, deux gamines viendront se baigner avec moi et leurs quelques mots de français, j'irai me promener de l'autre coté de la pointe avant de repartir pour le village.

 

La Marmaille : Jean Philippe est entrain de faire faire des additions à un jeune garçon, alors qu'Elisabeth qui loge elle aussi chez Wen-ki est entrain de donner des cours de français à une jeune fille, dehors des petits groupes d'enfants s'occupent ensemble, je ne sais trop quoi faire, deux petites filles me montrent des images et je leur décris les actions en français, elles répètent avec assiduité mes paroles en apprenant consciencieusement les quelques mots.

 

Puis je sors le caméscope, aussitôt c'est l'attroupement, tout le monde veut se voir et Élisabeth (retraitée veuve d'après ce que j'ai entendu) dévouée depuis plus de 3 semaines à la marmaille à l'idée de leur faire chanter les chansons qu'elle leur a appris, c'est à celui dont la voix dominera les autres, Élisabeth sort son accordéon et nous allons sur la terrasse pour un concert enregistré, c'est prenant aux tripes de les voir chanter ainsi en faisant tous les mouvements appris et en rythmant naturellement tous les airs.

http://www.youtube.com/watch?v=D8Q_TRdXS6M 

L'écoute de l'enregistrement est un vrai plaisir de voir leurs yeux émerveillés, ils sont si naturels, sans complexe et tellement heureux de vivre même avec le peu qu'ils possédent. J'en suis sur, je reviendrais si Dieu le permet, ça fait trop de bien de voir leur plaisir et leur contentement.

 

 

Il est 17h, « la marmaille » ferme et je suis obligé de quitter à regret les enfants, petit tour dans le village où je les retrouve dans leur case de temps en temps, ce ne sont plus les mêmes sourires, je suis un peu entré dans leur monde. Je crois bien que je me suis plus enrichi qu'eux à leur contact.

 

Retour à l'hôtel en prenant contact avec monsieur Clément le chauffeur du 4X4 brousse qui doit me prendre demain matin vers 5h 30, apéritif seul à la case en attendant l'éclairage qui vient vers 18h 30, puis le repas une heure plus tard le kilo de riz avec des morceaux de thon en sauce à la tomate et une banane en dessert, je commence à comprendre pourquoi je commence à reprendre la ligne.

 

Vendredi 23 octobre – MANOMPANA – TAMATAVE

 

Lever 4h 45, le temps de faire un brin de toilette et de boucler mon sac à dos, il est déjà 5H 30 et le 4X4 brousse de Clément est là, j'embarque à la place à coté du chauffeur et j'y resterai seul pendant les 5h de route jusqu'à Soaniera-Ivongo, un exploit pour une fois le taxi n'est pas bondé, le long de la route vers 6h du matin nous croisons une multitude d'écoliers qui sortent d'un peu partout de la brousse pour se rendre à l'école, chose curieuse, ils ont tous des morceaux de bois à la main et lorsque je m'en inquiète on m'explique que c'est pour payer l'instituteur, en voyant une jeune fille bien plus chargée que les autres, je demande si elle a été punie...

 

Pas de petit déjeuner ce matin, mais je picorerai tout le long de la route envers les vendeuses ambulantes ou sous leurs échoppes improvisées qui d'un gâteau de manioc, d'un épi de maïs bouilli ou de morceaux de nougatines aux cacahuètes, un vrai délice.

Arrivée à 10h30 après les 3 fameux bacs, je paye Clément de 15.000 Ar soit 5.000 de plus que ceux qui voyagent derrière, mais je ne regrette rien trop content d'avoir pu de temps en temps bouger mes jambes ou changer de fesses.

 

Toujours le même souk à Soniera les rabatteurs pour les taxis-brousse œuvrent.

En définitive après avoir eu JM au téléphone je prendrai un aller direct pour Tamatave car il n'y a pas grand chose à voir à Fenerive-Est là où il a passé la nuit, je le récupérerai donc au bord de la route et nous arriverons vers 16h à Tamatave.

 

Vélo-pousse direction l'hôtel Marotia où j'ai réservé, je prendrai une bonne douche chaude pour me décrasser du voyage et j'en profiterai pour laver cinq ou six bricoles. JM me rejoindra pour aller faire un tour en ville boire un punch-coco à L'entrezéro où se prépare un défilé de mode avec quatre jeunes malgaches recrutées par une française, bizarre... Nous pousserons plus loin pour reprendre un verre au restaurant gasy « l'Univers », ambiance assurée avec un orchestre qui sait parfaitement mélanger les genres européens et malgaches, de plus la chanteuse est ravissante.

Du coup, je décide JM pour dîner dans ce restaurant malgache où nous serons les seuls vazas. Entre plusieurs coupures de courant (la tempête gronde et il tombe de sérieuses averses), et donc interruption d'orchestre, nous aurons même droit à un dîner aux chandelles... d'une délicieuse salade froide de langue de zébu et de deux grosses brochettes tendre du même animal, toujours pas déçu de la bête !

Anecdote, j'ai eu le malheur de regarder une jolie fille attablée avec un vaza à la table à coté et 5 mn plus tard je me retrouve avec son nom et son numéro de téléphone remis par une serveuse, gonflée la fille, enfin pour être franc elles sont souvent comme ça !

 Dans la salle, l'ambiance se déchaîne avec une grande tablée de malgaches qui fêtent le cinquantenaire du centre pénitencier de Tamatave, c'est à qui chante ou danse sans complexe dans un rythme tout à fait authentique, nous applaudissons aux exploits et l'un des responsables viendra même me bredouiller quelques mots auxquels je ne comprendrai rien la cause en étant surement aux 5 ou 6 bouteilles de JB qu'ils sifflent allègrement.

 

Dernier verre au « king's », le rendez-vous des vazas et des jolies filles puis direct au lit sous une pluie battante mais combien rafraîchissante.

 

Samedi 24 octobre – TAMATAVE

 

Il pleut encore le matin de très bonne heure, mais à 8h le vent à chassé les nuages loin dans les terres et la pluie cesse enfin, je vais faire un tour au cyber pendant que JM qui se prélasse fini de se préparer. Nous nous retrouverons au « Gourmet » pour suivre les recommandations du Petit Futé, mais si le prix est correct, le reste n'est vraiment pas terrible. Nous nous ferons accoster tout en déjeunant par un vendeur qui a des parfums « tombés du bateau » cela me donnera l'idée de remercier Roméo de l'hôtel Joffre et Linda du « Cyber Sky » voir plus haut l'histoire de mes clés USB oubliées.

 

Je remettrai donc un parfum de chez Kenzo à Linda (10.000 Ar) et une eau de toilette russe « Double Whisky » à Roméo (5.000 Ar), les petits cadeaux entretiennent l'amitié.

Balade vers le port et retour à l'hôtel en pousse pour mettre à jour ce fameux blog.

 

Après une envie soudaine de pizza 4 fromages à 3€20 tellement énorme qu'elle fera le bonheur de petits  mendiants, je passerai dans le magasin d'orange tout neuf et extrêmement moderne mettre des photos sur le net.
 

 

 

 

 

 

En soirée nous avons été invités par une jeune femme que nous avons rencontré à Foulepointe où elle travaillait pour un russe. Invitée chez elle pour son anniversaire 27 ans aujourd'hui, elle avait l'air tellement heureuse de nous inviter que nous n'avons pas osé refuser. Il est donc 19h et comme convenu nous trouvons un taxi dans le centre de Tamatave à qui je donne mon téléphone après avoir appelé Eliane, elle lui explique où nous conduire, on prend des risques...

 

Le taxi quitte Tamatave pour la grande banlieue, il y a du monde partout dans les rues et pas un vaza à l'horizon, il fait très noir et les lumières se font de plus en plus rares, ce ne semble plus être la banlieue mais bien des bidonvilles que nous traversons, le taxi s'engage enfin à travers les habitations précaires sur des chemins défoncés et s'arrête enfin... des dizaines de paires d'yeux blancs nous sondent dans la nuit, j'appelle à nouveau Eliane et la lumière d'un téléphone rassurant illumine la nuit à quelques mètres du taxi, elle monte avec nous pour les derniers tours de roues dans le labyrinthe de cette étrange ville de cases, puis elle nous conduira à pied dans les étroits passages entre les palissades de palmes, nous sommes chez elle !

 

Elle nous présente à sa mère qui habite la même... cour ?, enfin la case attenante, puis à son beau-frère qui s'occupe dans le noir, juste derrière c'est son coin à elle.

 

La case est surélevée du sol de 40 cm environ comme toutes les habitations de l'est de Madagascar, il n'y a pas de porte mais juste un rideau ajourée qui ferme l'entrée, sa demeure fait environ 3m sur 3,  il y a tout de même un salon composé d'un canapé et de deux fauteuils, le tout tout défoncé et crasseux au fond un grand lit en bois à demi caché par un rideau, un petit placard haut et un peu de bazar partout, il reste deux mètres carrés pour bouger un peu sur un linoléum tout rapiécé, ça me fait un choc de voir une telle misère et pourtant Eliane nous illumine d'un sourire éblouissant, c'est la première fois que 2 vazas viennent ici et tout les voisins doivent être au courant, d'ailleurs de temps en temps un œil curieux se glisse derrière le rideau.

 

La jeune femme est heureuse. Un petit garçon entre, c'est son fils de 4 ans qu'elle a appelé presque comme elle Eliano, on voit qu'elle l'aime vraiment car elle l'assume seule, le père vient rarement, peut être seulement pour assouvir un besoin. Elle fouille dans son bazar et donne un billet tout chiffonné à son fils en prononçant quelques mots en malgache, le gamin file et ne tarde pas à revenir avec deux bières THB dans les mains, elle n'a pas grand chose mais nous offre de bon cœur le peu qu'elle possède, je me sens un peu honteux d'être venu les mains vides, je voulais lui acheter un parfum mais nous n'avons plus trouvés les vendeurs et puis dans un tel endroit je me demande si ce cadeau aurait été de bon goût.



Publié à 19:06, le 15/12/2009, dans Madagascar 2009 suite 2,
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Tamatave (24/10/09) - Fianarantsoa (30/10/09)

Sa sœur, un peu plus vieille viendra saluer les vazas, elle a déjà 5 enfants et espère s'arrêter là nous dit elle dans un grand éclat de rire, puis elle s'éclipsera discrètement. La conversation s'oriente tout naturellement vers les conditions de la femme malgache qui est, comme dans la plupart des pays africains, soumise à l'homme.

Elle trouve presque logique que l'homme lui fasse un enfant et qu'il ne veuille pas se marier, il peut revenir à la maison quand il veut et ne rien apporter, il aura toujours le couvert et le lit et en plus il ne s'occupera que rarement de ses enfants, voilà la vision d'Eliane de l'homme malgache dans son milieu, il est vrai très défavorisé.

 

De plus elles connaissent la contraception mais n'ont pas les moyens financiers de la mettre en œuvre et de toute façon pas la connaissance suffisante car pour elle ce serait risquer de ne plus avoir d'enfants et elle veut des enfants, même si le père est différent ou jamais là !

 

Cette jeune femme me fait vraiment de la peine car je sens bien que jamais elle ne s'en sortira et que toute sa vie elle vivra ainsi.

 

Pour fêter son anniversaire, elle aura juste bu une bière en compagnie de son beau-frère et de sa sœur et comme elle n'a pas l'habitude, pas question de reboire avec nous. Il est temps de se séparer, elle tient à nous raccompagner car elle a peur pour nous dans son quartier, j'avoue que je préfère aussi... pas de taxi, nous trouvons après quelques centaines de mètres dans le noir un pousse-pousse qui nous emmènera vers la route goudronnée et un peu mieux éclairée, là coup de chance nous trouvons le seul taxi de passage, je ne veux pas laisser Eliane ainsi et je l'invite à venir dîner avec nous, elle n'attendait que ça.

 

Nous irons dîner au Zoréol pas loin de notre hôtel, elle prendra une pizza dont elle ne mangera que trois bouchées et emportera le reste, pourtant à midi elle n'a mangé que des brèdes (ou blettes chez nous) e nous racontera encore longtemps sa misérable vie mais sans jamais vraiment se plaindre, elle fait commerce de friperies et pourrait gagner plus d'argent si elle pouvait aller jusqu'à Tana acheter du stock, mais elle vit au jour le jour sans jamais savoir de quoi demain sera fait. En plus elle a pour ainsi dire adopter une jeune fille de 18 ans qui s'occupe de son petit garçon.

 

La soirée se terminera ainsi, nous n'avons plus le cœur à aller boire un verre ailleurs, Eliane veut rentrer et nous lui payons son taxi pour revenir chez elle alors que nous retournons à l'hôtel l'esprit un peu ébranlé par cette expérience dans la misère.

 

Dimanche 25 octobre – TAMATAVE – ANTANANARIVO

 

Train de marchandises reliant Tamatave à AntananarivoAprès un copieux déjeuner au « Melba » nous prennons les pousses pour la gare routière des taxis brousse, nous avions réservés nos places la veille, moi la N°2 devant à la fenêtre au moins je peux étendre mes jambes et JM juste derrière le chauffeur, le voyage nous coutera 17.000 Ar pour environ 350 km que nous mettrons 8h à parcourir, c'est pourtant de la bonne route, un peu sinueuse à l'approche de la montagne de Tana, mais le chauffeur roule « mora-mora » et s'arrête souvent. Enfin j'aurai eu de la chance puisque la place N°1 n'a jamais été occupée et j'étais tout seul devant avec le chauffeur comme un pacha !

 

Arrivés à Tana on sent la différence de température due à l'altitude, tout le monde à des anoraks, nous sommes les seuls en tee-shirts, direction le Tropic Asia où nous commençons à être reconnus, dîner au Sakamanga où nous nous rendons à pied et de nuit malgré les individus bizarres que nous croisons, vers le Saka c'est plus tranquille tout le monde nous appelle « chéri »...

 

Après le dîner nous nous rendons au Glacier encore à pied et nous essuyons dans une rue mal éclairée le harcèlement d'une dizaine de gamins qui courent pieds nus casquette à la main en guise de sébille, pas très rassurant.

 

Une « fresh » panaché de THB, quelques chansons d'un orchestre malgache et au lit.

 

Lundi 26 octobre – ANTANANARIVO

 

Grasse matinée, balade dans la capitale il y a beaucoup de monde à Tana et notre quartier n'est pas l'un des plus rutilent, même le dimanche il y a des vendeurs à même le trottoir tout le long de la rue de notre hôtel, il doit y avoir des centaines de milliers de chaussures style claquettes à vendre, ici ont peu trouver de tout des recharges de téléphone, du change en pleine rue à des tarifs supérieurs à ceux des banques, des nouilles chinoises chaudes mélangées à une drôle de mixture, des piles impressionnantes de poissons frits ou séchés, de l'électroménager, des fringues en tout genre, de la vanille au kg environ 55.000 Ar  environ 17 €, des modèles de vaisseaux-galion en bois, des paquets de balais multicolores qui se promènent le long des trottoirs tels des sapins de Noël bariolés, on trouve de tout à Tana il faut juste savoir chercher...

 

La journée s'écoulera calmement ponctuée d'un massage pour bien se détendre, d'un tour au cyber, du sacro-saint Saka et d'un dernier verre très bref au Glacier.

 

Mardi 27 octobre – ANTANANARIVO - ANTSIRABE

 

Journée voyage, nous prenons maintenant la direction du sud-ouest de Madagascar, objectif Tuléar à 700 ou 800 km.

 

Gare routière pour Antsirabe, c'est la même que celle que nous avions pris pour Empefy, à peine arrivé nous sommes assaillis par des rabateurs je suis obligé d'hausser le ton pour pouvoir récupérer mon sac à dos car les mecs vous arrachent les bagages des taxis pour les mettre de force dans les taxis-brousse, dans la cohue JM se fera piquer dans la poche de son short 30.000 Ar, j'ai eu de la chance j'aurai pu avoir la même mésaventure mais ma chemise couvrait mes poches.

 

Nous nous décidons enfin pour un taxi-brousse qui nous semble le plus remplis enfin seulement 5 personnes sur les 15 à venir, il est 9h45, nous attendrons jusqu'à 13h 15 soit 4h et demi pour que le véhicule se décide enfin à partir rempli de voyageurs et d'une montagne de bagages sur la galerie, je suis obligé de me facher pour éviter que l'on colle tout là-haut deux vélos sur mon sac.

 

Nous avons pris les places N° 1 & 2, je le regretterais vite, les sièges deviennent vite si chaud qu'au premier arrêt je m'apercevrai que mon pantalon est trempé sur les fesses, de plus à nos pieds un bouchon mal fermé a inondé nos petits sacs qui ne nous quittent jamais, mon billet d'avion électronique a déteint et est illisible, pas de retour possible en France ? ;-)

 

Je me promets suite à cette aventure de ne plus jamais demandé de places à l'avant, j'ai trop souffert des 3h et quelques de voyage pour faire seulement 133 km. Cependant le paysage est magnifique et je regrette que cette façon de voyager ne nous permette pas de nous arrêter n'importe où, il y avait des photos magnifiques à faire, des charrettes tirées par des zébus, des étals le long de la route de camions miniatures faits en fer blanc et peints de couleurs chatoyantes, des statues de plus d'un mètre de haut en plâtre peint représentant la Vierge Marie ou Ste Thérése de l'Enfant Jésus, des fleuves couleurs de terre marron, des cascades, des maisons typiques à un étage faites de briques ici plus question de cases la région est riche, les cultures abondantes, sur le bord de la route de gros paquets de carottes colorent les bas-cotés.

 

Plusieurs barrages de police et comme je suis juste à coté du chauffeur je regarde bien, mais discrètement la manœuvre du billet de 200 Ar qui passe de la main du chauffeur à celle du policier par l'intermédiaire de la présentation des papiers, le gendarme fait semblant de lire en se tournant légèrement de coté et empoche le billet, il n'a même pas regardé les documents. Par contre je remarquerai qu'à certaine fois il n'y a pas de billet, je n'ai pas osé demander le critère de sélection.

 

Nous arrivons enfin à Antsirabé la capitale des pousses-pousses, mais nous prendrons une moto-tricycle pour regagner notre hôtel car un orage menace et de plus la course est moins chére pour les 3,5 km que nous ferons pour 2.000 Ar accompagnés d'un guide qui s'est plus ou moins imposé.

 

Nous descendrons à l'hôtel Hasina pour une chambre à 34.000 Ar, simple mais propre et confortable. Dîner « chez Jenny » où je prendrai un camembert chaud en entrée ça fait plus de trois semaines que je n'ai mangé un bout de fromage, puis des tagliatelles à la  carbonara même chose en dessert les profiteroles l'emporteront sur l'assiette de fromage où il y avait pourtant un munster !

 Le dernier verre au « Diamant » ne se fera pas, il n'y avait pas un chat et c'est suivi de nos deux pousses infatigables que nous irons nous coucher.

 

Mercredi 28 octobre –  ANTSIRABE

 Je suis en retard dans mon blog, aussi on va faire court, la journée se passera à parcourir la ville, le marché très animé, le tour du lac et l'après-midi nous louerons les services de deux pousses-pousse pour deux heures de balade à 5.000 Ar chaque.

 

Ils nous emmèneront voir une fabrique de bonbons où nous sera fait une démonstration de cuisson avec de l'eau et du sucre, puis l'étalage sur un marbre froid avec l'étirage, enfin l'adjonction des parfums que nous choisissons anis et coco et enfin passage sur la machine à forme, intéressant et très artisanal. J'achéterai un petit paquet de bonbons à 1.000 Ar, ils ne sont pas trop parfumés.

 

Ensuite nous voulions visiter la brasserie de THB, mais le responsable à qui le gardien téléphone ne semble pas disposer aujourd'hui, il demande de repasser demain; nous filons vers les artisans de corne de zébu, ici aussi démonstration, le plus surprenant et la façon de sortir l'os de la corne, on chauffe sur quelques bouts de bois la base de la corne et l'on frappe très fort sur le sol, l'os plus ou moins sanguinolent sort tout seul, c'est un peu impressionnant, puis  on transforme la corne en la sciant, on la  chauffe, on la tord puis coups de rabot, de lime, de papier abrasif et enfin de cendre de bois pour lui donner toute la brillance de ce bel oiseau fini. Les articles exposés ne sont pas d'une très grande originalité, mais j'ai hésité sur trois jolis dés en corne dans une boite en palissandre pour 20.000 Ar mais je n'ose pas me charger, j'ai encore deux mois à faire.

 

Nous finirons la journée par la fabrication de miniatures de voitures, pousses-pousse et de vélo fait à partir de canettes de bière découpées, pliées et soudées, il y en a de toutes les couleurs, c'est vraiment artisanal mais du plus bel effet.

 

Nos guides essaieront en vain de nous soutirer une bière en plus du prix convenu mais JM est intransigeant sur les dépenses...

 

Le soir il y aura encore un gros orage comme la veille et le lendemain entre 18h et 20h.

 

Nous irons dîner au « Nouveau Synchro Pub » qui est vraiment à recommander, pas cher et très bon, je prendrai des crevettes mayonnaise en entrée auxquelles on me rajoutera des carottes râpées qui me faisaient tellement envie, mes premières depuis Mada  c'est vrai que je pensai manger plus de fruits et de légumes. Je continuerai par un excellent lapin à la moutarde et un yaourt maison, le tout pour 15.000 Ar.

 

A noter que je me suis acheté dans un petit supermarché des pomelos délicieux importés surement car ici on n'en voit pas sur les marchés.

 

Jeudi 29 octobre – ANTSIRABE

 

Le petit déjeuner pris encore au Nouveau Synchro Pub ne nous décevra pas non plus pour 5.000 Ar c'est le plus copieux que nous avons eu, même trois œufs sur le plat !

 

Journée sportive, nous allons louer à un vaza deux VTT et nous voilà partis pour une randonnée de 40 km environ entre Antsirabe et la petite bourgade de Betafo en passant par le lac Andraikiba où il y a une multitude de lavandières et du linge qui séche sur l'herbe au soleil, plus loin le lac de cratère Tritriva où nous sommes attendus pour le péage de 3.000 Ar et nous gravissons à pied le volcan suivi d'une bande de jeunes filles qui veulent nous vendre des pierres et du vieux guide né en 1947 sur sa carte officielle et qui dit avoir 70 ans... il attendra le sommet et la vue sur ce superbe petit lac qui à la forme de l'île de Madagascar pour nous conter l'histoire des amoureux qui se noyèrent de chagrin parce que la fille était riche et le garçon pauvre. Il ne sera pas facile de se défaire de tout ce petit monde pour faire le tour du cratère tranquilles.

 

De Betafo, nous reprendrons un taxi-brousse pour revenir à Antsirabe, les vélos sont chargés sur la galerie et le retour est bien plus relax...

Dîner au « Pousse_pousse », tenu par une française, carpacio de zébu et encore du lapin mais en civet cette fois avec des spaghettis, JM fera le mauvais choix de la purée recommandée par le Petit Futé mais elle sera immangeable et donc déduite de la facture, en plus pour se faire pardonner on nous offrira deux rhums-arrangés à l'orange.

 

 Vendredi 30 octobre – ANTSIRABE – FIANARANTSOA 

Journée voyage, gare routière pour Fiana où nous attendrons deux heures que le taxi-brousse se remplisse, cette fois j'ai bien choisi ma place, la « 8 » c'est à dire celle près de la porte coulissante derrière ce qui me permet d'étendre les jambes, de plus ma compagne de voyage et ses deux enfants seront de bonne compagnie.

 

Cinq heures et demi plus tard nous sommes à destination, comme d'habitude le taxi-brousse est pris d'assaut par les taxis et divers rabateurs mais JM veut partir à pied vers l'hôtel que nous avons vu à au moins deux kilomètres de là, je téléphone à l'hôtel pour réserver, mais arrivé à celui-ci JM s'aperçoit qu'il a confondu les noms d'hôtels en fait ce n'est pas ici que nous avons réservé, retour vers le centre ville mais cette fois en taxi au Soratel.

 



Publié à 19:50, le 12/12/2009, dans Madagascar 2009 suite 2,
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Fianarantsoa (30/10/09) Sainte Marie(19/11/09)

 

Après une bonne douche nous irons prendre un pot à l'Ancre d'Or avant d'aller dîner au Soafia, cher et pas terrible et d'aller faire un tour dans la boite du même nom, remplie de jolies filles un peu trop entreprenantes...
 
 
 
Samedi 31 octobre – FIANARANTSOA – RANOHIRA (parc de l'Isalo)
 
Prêts à 7h 30, la chambre à 34.000 Ar comprenait le petit déjeuner extrêmement léger, au moins nous sommes plus vite à la gare routière où je commence à comprendre le fonctionnement et je ne me laisse plus embobiner par les rabateurs, il faut faire tous les guichets et voir où sont les taxis les plus remplis, donc ceux qui risquent de partir rapidement c'est long et fastidieux mais efficaces nous partirons vers 9h, moi jusqu'à Ranohira (5h de route) JM jusqu'à Tuléar la grande ville à 9h de route; il ne veut pas venir avec moi au parc il doit préférer les boites de nuit aux grands paysages... ;-)
 
Je descend donc seul dans la petite bourgade au pied du massif de l'Isalo (on prononce Ishal', les malgaches ne prononcent jamais la dernière voyelle et si vous avez le malheur de la prononcer, ils vous regardent avec des yeux ronds et cherchent à comprendre !), à peine posé le pied une quinzaine de gaillard me tombe dessus pour me conseiller, mais je sais où je vais, « chez Alice » une malgache qui tient des petits bungalows tout simple en face du massif et qui est le meilleur endroit pour admirer le coucher de soleil, je n'aurai plus de place pour un hébergement avec sanitaires privés, j'irai donc prendre une douche très appréciée quand même, à l'extérieur; la nuitée ne sera pas trop chére 17.000 Ar.
 
Un guide plus assidu que les autres m'indique où faire un peu de change, je n'ai pas eu le temps à Fiana, le taux ne sera pas fameux 2.700 Ar pour 1 €, je ne changerai donc que 100 €.
En chemin nous discutons de la journée de demain et il finit par me proposer après négociations la visite dans le parc de la cascade des Nymphes où nous risquons de voir enfin des makis puis une boucle par la piscine bleue et noire et enfin la piscine naturelle, soit 18 kms à pied environ dans la journée, il faut prévoir le casse-croute ce dont je le charge avec un billet de 10.000 Ar, bien sur il me dit qu'il n'aura pas assez pour l'eau donc charge pour moi d'acheter ma bouteille d'eau et d'emmener du Micropur pour pouvoir boire celle de la montagne que lui peut boire sans problème.
 
L'entrée du parc coute 25.000 Ar et j'ai négocié les trois visites pour la journée à 50.000 Ar avec Jean-Claude mon guide, je l'ai fait tiré un peu mais il faut bien qu'il s'enrichisse un peu ! Nous scellons notre accord autour d'une «Fresh» enfin moi, lui un coca il ne boit plus d'alcool depuis 2 ans, il avait un peu trop forcé la dose … où me suis-je embarqué ? :-(
 
Dîner sympa à la bougie car Saholy la gentille gérante a un problème d'ampoule, je mangerai donc sans bien les voir de courgettes aux arachides (oui, je sais, encore !) et de brochettes de zébu délicieuses, le rhum arrangé à la canelle ne m'arrangera pas trop et je ne le finirai pas, au lit avec « Le Parrain »... mais non le film sur mon PC !
 
Dimanche 1 novembre - Parc de l'Isalo
 
Debout à 5h 45, pas possible de prendre une douche la ville est en panne, je me laverai juste les dents avec ma bouteille d'eau, on verra plus tard... Petit déjeuner léger et je suis à 7h au rendez-vous avec Claude pour aller à la maison du Parc prendre mes billets, je paye donc 25.000 Ar pour l'entrée du parc et 68.000 Ar pour la visite des trois sites avec le guide, le responsable enregistre le tout et paye Claude qui me remboursera en douce 18.000 Ar comme convenu hier.
 
On démarre par 3 km de savane pour aborder le massif de l'Isalo, direction la cascade des Nymphes c'est ensuite entre deux versants abruptes que nous marchons sous une végétation qui nous ombrage du soleil déjà cuisant, la cascade se trouve au fond de la gorge et ne se voit pas très bien mais l'endroit est rafraîchissant.
 
Plus loin le deuxième circuit nous conduit à la piscine bleue et la piscine noire dont on ne voit pas le fond, je me baignerai en slip dans la bleue il fait vraiment trop chaud et la tête sous la chute d'eau fait tomber la température, quelques autres touristes nous rejoindrons deux italiennes et des anglais.
 
Dernier trajet, le plus long vers la piscine naturelle, il faut sortir du canyon nous grimpons sur le sommet sous un soleil ardent, il faut s'arrêter plusieurs fois quand on rencontre un arbre et boire, mon litre et demi d'Eau Vive ne suffira pas, heureusement j'ai emmené mes pastilles de Micropur pour boire l'eau de la montagne.
 
La montée dure environ une heure, mais au sommet quel plaisir de découvrir une bande de makis en vadrouille, il y a même des mères avec leur petit sur le dos qui se cramponne dans les bons qu'elles font pour se déplacer, ce sont les premiers makis que je vois en liberté et c'est un réel plaisir de les voir se nourrir de fruits et se déplacer en groupe, nous poursuivons le chemin presque à regret mais il fait encore très chaud et la piscine sera la bienvenue.
 
Le cadre change, c'est un paysage de calcaire et de grès très aride, on se croirait dans un western et on s'attend à voir des cow-boys surgire, mais à part quelques groupes de touristes que nous croisons il n'y a personne, pas un malgache à part les guides.
 
Enfin la piscine naturelle, on arrive en la surplombant c'est fascinant de découvrir ainsi ce havre de paix, il y a déjà trois allemands qui se baignent, mais la piscine est grande et l'eau délicieuse l'environnement est paradisiaque et la chute d'eau masse agréablement mes épaules.
 
Nous en profiterons pour déjeuner de boites de sardine que Claude avait pour mission d'acheter, sans couteau et juste les doigts je ferai mon sandwich à l'huile... enfin deux et un autre avec une marmelade de légumes en boite fameuse, j'avais faim et les deux bananes en dessert finissent de me caler pendant qu'un orage nous surprend, heureusement nous sommes sous une voute qui borde la piscine et le spectacle des grosses gouttes d'eau tombant sur le paysage est splendide.
 
Les italiennes nous ont rejoint, mais il est grand temps de repartir à travers ce massif rocailleux pour regagner le village, nous aurons fait une magnifique rando de 18 km, tranquillement de 7h du matin à 4h de l'après-midi, Claude a bien rempli son contrat.
 
Douche pendant que l'eau est là et un peu de récupération dans le bungalow primaire, un lit, une moustiquaire, une chaise et une étagère qui sert de table, les sanitaires sont extérieurs et communs.
 
Lundi 2 novembre – RANOHIRA – TULEAR
 
Lever encore à 5H 45 pour prendre le taxi-brousse, direction Tuléar, il sera là à 7h et ma place réservée et à la fenêtre à coté du chauffeur, le voyage sera plaisant malgré un autre vaza qui montera à coté de moi, pour l'anecdote une femme malgache lui demande son âge « 47 ans » elle lui rétorque « je croyais que tu avais 60 ans » sans commentaire... le vaza enfonce la tête dans les épaules et je lève le doigt « c'est moi qui ait 60 ans » !
 
Le voyage continue dans un paysage de plus en plus aride, n ous ferons une courte halte à Ilakaka la ville champignon qui a été crée après la découverte d'un gisement de rubis, certains se sont enrichis très rapidement au point qu'un concessionnaire de 4x4 s'était établi sur place, mais maintenant cela ressemble plutôt à un bidonville fait en grande majorité de planches sales.
 
Plus loin on rencontrera un village de bouilleurs de cru, ils font macérer dans des bidons d'huile de 200 litres avec du tamarin et de la canne à sucre pendant plusieurs jours puis ils mettent des couvercles qu'ils colmatent avec de la boue, ensuite ils mettent le fut sur un feu et font bouillir, les vapeurs s'évacuent par un gros tuyau qui baigne dans une eau froide pour condenser les vapeurs et le rhum à 90° tombe dans un seau en plastique, ils voulaient gentiment me faire gouter, mais à 10h du matin, non merci.
 
Nous arriverons un peu avant 12h à Tuléar où je prends un pousse-pousse pour 1.000 Ar d'un ton impératif qui ne se discute même pas ! J'arrive à l'hôtel Sud Plazza où je rejoins JM qui m'a réservé une chambre, je ne veux pas savoir ce qu'il a fait deux nuits sans moi.
 
J'ai faim le déjeuner de ce matin était trop léger et j'irai manger devant JM qui n'ose pas déjeuner, une salade de filet de rougets délicieuse, ensuite je découvrirai la ville baignée dans une douce tiédeur, parmi des pousses-pousses qui ressemblent beaucoup plus à ceux que j'imagine en Asie, grandes roues et longs brancards en palétuvier nain d'après JM !
 
Je parcourrai seul la ville à la recherche d'un cyber, je découvrirai le marché aux coquillages où toutes les vendeuses me tombent dessus à tour de rôle, il y a de jolis coquillages de toutes les couleurs, des statuettes en ébène, des masques, paréos, enfin tous les souvenirs à touriste, j'arrive à m'en défaire en promettant à la première de revenir le lendemain. Ce qu'il y a de bien avec les malgaches c'est quelles ne sont jamais agressives, toujours avec le sourire ou même de grands éclats de rire comme la « mama » qui voulait me vendre des statuettes des positions du kamasoutra ou même à défaut me les faire...
 
De retour au Plazza nous essaierons de liquider notre bouteille de pastis sans résultat, pourtant nous étions bien, dans le jardin de l'hôtel face à la mer avec le soleil qui se couchait et Tina la charmante serveuse avec qui nous avons plaisanté.
 
Dîner en centre ville au « Jardin » tenu par un italien qui parle très bien le français et qui sait vendre sa cuisine, je prendrai un carpaccio d'espadon et des calamars farcis aux fruits de mer tout ça un peu trop copieux.
 
Mardi 3 novembre – TULEAR
 
Journée repos, balade dans Tuléar petit déjeuner copieux au Maharadja avec Andréa la serveuse, encore de la gaieté ! L'après-midi nous sommes obligés de prendre un taxi pour aller nous baigner dans le canal du Mozambique car à Tuléar il n'y a que des mangroves et un tout petit bout de plage, à 3 km c'est l'immensité de sable et de dunes, nous sommes seuls au monde avec un pécheur qui abordera avec sa pirogue emplie de gros oursins, deux femmes l'attendent sur la plage et se mettent à l'œuvre pour casser les oursins avec la pointe d'un coquillage du style d'une petite conque, ça va vite, ils sont vidés des parties impropres et curés avec le doigt du corail qu'ils contiennent, un vide fera office de récipient, il en faudra 4 pour remplir un gobelet qui se vendra 1.000 Ar, j'ai calculé qu'à eux trois et vu le nombre d'oursins péchés c'est environ 8.000 Ar de chiffre pour la journée.
 
Après un bon bain dans l'océan et deux bonnes heures de farniente nous sommes obligés de partir car le chauffeur de taxi qui nous attendais s'impatiente et si nous ne voulons pas rentrer à pied... quoique comme nous ne l'avions pas payé, aucun danger !
 
Balade à nouveau dans Tuléar qui devient très animée vers 16 h une fois la forte chaleur dissipée, des marchands de tout et de rien tous le long des principales rues de la ville.
 
Dîner au « Boeuf » avec foie gras poêlé au mangues, pas terrible le patron venu aux nouvelles se verra obligé de nous décompter un plat pour se faire pardonner en plus il n'avait plus de THB grand modèle et que des petites bouteilles d'eau, ici c'est comme dans les taxis le plein n'est jamais fait. Nous aurons quand même la chance pour trouver grâce au patron le 4x4 d'un particulier qui pourrait nous emmener à Ifaty
 
Mercredi 4 novembre – TULEAR – Ifaty Mangily
 
Lever tranquille puisque nous attendons vers 9h la confirmation du transport, petit déjeuner avec Andréa la gentille serveuse du Maharadjah, mais cette fois j'ai apporté ma bouteille d'eau pour mon thé pas question qu'elle me resserve l'eau de la pompe, alors que nous finissons le petit déj', coup de fil c'est ok pour le 4X4 rendez-vous à 10h30 au Forban.
 
Nous sommes cinq dans un gros Toyota qui pourrait en contenir 9, les 27 km de piste de sable seront vite absorbés par le chauffeur habitué qui est aussi propriétaire de l'hôtel « Mora-mora » nous n'irons donc pas chercher plus loin un gîte.
 
On nous propose deux bungalows qui donnent sur la plage, sous les palmiers, la mer est à 10 mètres à peine, un endroit de rêve. Mais le défilé commence, les vendeuses de collier, les masseuses avec de l'huile de coco qui ne sent pas très bon, les vendeurs de masques et de statuettes diverses, et puis juste à coté il y a un petit étal qui vend des paréos tenu par 3 filles elles viennent vers nous pour nous faire l'article, j'étais avec mon ordi entrain d'écouter des vidéos malgaches, aussitôt l'une se met à tortiller des fesses sur le rythme et c'est le délire qui commence sous le soleil des tropiques, je filme le déhanchement et nous partons tous dans une grande rigolade, si elles ne sont pas riches par contre elles sont toujours riantes et heureuses et c'est un bon moment que nous passons avant que tout se finisse dans un bain avec les enfants du village qui m'appelle « Eric ! Eric ! Fait moi sauter. » et c'est à tour de rôle que je les fais plonger par-dessus mes épaules.
 
Dans la soirée nous irons faire un tour dans le village qui ne comporte que peu de bâtisses en dur, juste quelques hôtels qui donnent sur l'immense plage et un ou deux bars dans le centre, le reste ce sont des cases de palmes avec des clôtures de bâtons plantés dans le sable. Dîner « chez Freddy » c'est le restaurant d'une malgache qui aurait épousé un vaza qui a du investir au nom de la femme et qui s'est fait jeter ensuite... depuis elle se serait remise avec un malgache, belle histoire...
 
Il y a ici des centaines d'histoire de vazas avec des filles malgaches, combien de sexagénaire voir septuagénaire se sont mariés avec des filles de 40 ou 50 ans de moins, je trouve que c'est un juste retour des choses lorsqu'elles arrivent à leur fin.
 
Dernier verre au bar du village et nous rentrons dans la nuit avec la frontale car il n'y a aucune lumière tous les groupes électrogènes se sont tus et la nuit étoilée ne suffit pas à éclairer les embuches des ruelles poussiéreuses.
 
Jeudi 5 novembre – MANGILY
 
Bercé par le bruit des vagues, la nuit a été calme et les premiers rayons de soleil me réveille, nous prendrons le petit déjeuner succinct au « Mora-Mora » et puis le serveur Julien me propose une balade dans la forêt voisine pour découvrir des baobabs, j'accepte mais JM ne suivra pas, par contre nous ferons la route avec Angéline, Marcelline et Thierry.
 
Environ 6 km aller-retour sous un soleil de plomb, mais la promenade est pittoresque, je verrai des baobabs bouteille, des pachypodiums, des baobabs amoureux aux deux troncs qui s'enlacent et un vieux de 500 ans qui fait 12 mètres de diamètre, je découvre aussi les balzas qui servent à confectionner les pirogues et « l'arbre du vaza », parce que son écorce pelle comme les vazas, qui sert à faire le balancier de la pirogue car plus dur et plus lourd.
 
L'après-midi farniente sur la plage, le vent se lève, il ne fait pas trop chaud à l'ombre. Pas possible de dormir il y a toujours des vendeurs ambulants. J'achèterai à Christine, la petite fille a qui j'avais promis hier de lui prendre, deux colliers de graine une vraie fortune (pas de monnaie) et elle et son frère partent en courant et en montrant à tous le gros billet... quelle erreur ! ;-) Cinq minutes plus tard j'ai cinq petits vendeurs qui sont autour de moi j'aurai toutes les peines du monde pour m'en défaire.
 
Vendredi 6 au lundi 9 novembre – MANGILY
 
Journées pures vacances sur la plage avec les filles de la boutique voisine de nos bungalows, les parties de rire et la baignade. Merci Angéline, Marcelline, Nina, Amélie, Eliane, la Mama et toutes les autres, nous avons bien ri !
 
Mardi 10 novembre – MANGILY – TULEAR
 
Nous quittons le paradis sur terre pour reprendre la vie un peu plus civilisée de Tuléar, pour ce faire nous rejoignons la piste à pied pour trouver un taxi-brousse, en fait ce sera un camion-brousse, première expérience et non des moindres, c'est un gros camion tôlé dans lequel on a placé deux rangées de 12 banquettes de 3 places chacune donc normalement 72 places, mais nous devons être environ une centaine plus une vingtaine de sacs de riz de 60 kg plus divers bagages, il faut le voir pour le croire... en plus on s'arrête tous les deux kilomètres pour charger ou descendre des passagers et tout ça avec deux énormes hauts parleurs, qui crachent des airs malgaches endiablés, un à l 'avant et l'autre à l'arrière du camion, les gens parlent très fort et rient beaucoup, c'est vraiment une expérience !
 
Mercredi 11 novembre – TULEAR
 
Journée plage cette fois tout près d'un village de pêcheurs, il y a une multitude de pirogues des coquillages vides tout le long de la plage et les différents besoins naturels des enfants, c'est un peu sale et nous irons beaucoup plus loin le long de la plage à la limite de la mangrove pour nous baigner sous un soleil de plomb.
 
A l'abri des cocotiers, le gardien de la propriété où nous nous sommes réfugiés vient voir qui nous sommes et nous en profiterons pour lui demander des noix de coco, 1.000 Ar la noix, j'en paierai 2 et nous en aurons au moins 4 avant d'en trouver une à peine mure, la pulpe n'est pas assez dure à mon goût, mais le jus est rafraîchissant.
 
Jeudi 12 novembre – TULEAR - FIANARANTSOA
 
 
Journée voyage nous partons de Tuléar à 8h 30 et nous arriverons après de multiples arrêts à Fiana à 18h 30 soit 450 km pour 25.000 Ar, nous redescendrons à l'hôtel SORATEL où la salle de bain est vraiment déroutante avec son eau chaude, sa pression d'eau et sa propreté.
 
Le soir, nous essaierons le restaurant « Le Panda » qui était complet lors de notre premier passage, là c'est plutôt calme juste 3 tables de prises, il semblerait que le gros de la foule se soit déplacer en face « Chez Domi » où il n'y avait personne la dernière fois, allez comprendre...
 
J'en profiterai pour déguster des rillettes de caïman et un ragout de roussette (chauve-souris arboricole géante) non protégée comme le spécifie le menu. Les rillettes sont bonnes mais un peu fades, autant manger des rillettes charentaises... la chauve-souris a un goût particulier c'est très fin, mais les ailes sont vraiment bizarres à déguster et je me contenterai d'une seule quoiqu'il en soit, je suis content de mon expérience par rapport à JM qui est resté très basique avec terrine de canard et brochette de zébu ! ;-)
 
Au moment de partir, nous nous ferons racoler par la même jeune femme que la dernière fois qui restera encore une fois sur sa faim... d'ariarys ! Mais qui nous aura quand même bien amusés !
 
Vendredi 13 novembre – FIANARANTSOA
 
Toujours le même pdj très succinct dans cet hôtel et puis un petit tour en ville pour aller réserver nos places pour le taxi-brousse de demain.
 
Fianarantsoa est une grande ville avec beaucoup d'animation dans les grandes artères principales, comme toutes les grandes villes, elle regorge de petits vendeurs et de rabatteurs de tous genres, aujourd'hui c'est jour de marché et une brave mère de famille nous conseille de porter nos sacs à dos sur le devant, ici les pic-pockets sévissent.
 
Samedi 14 novembre – FIANARANTSOA - AMBOSITRA
 
Arrêt inopiné à Ambositra j'avais prévu d'aller faire un trek dans le pays Zafimaniry un des coins où il y a encore peu de touristes mais Roger le guide demandait 260.000 Ar pour l'organisation de 2 jours avec hébergement chez l'habitant et les repas, JM a trouvé ça trop cher et je n'avais pas encore envie de me supporter tous les frais seul, nous y avons donc renoncé.
 
Nous visiterons uniquement la ville qui s'étire le long de la nationale 7, une visite aux artisans en marqueterie où j'achèterai une chouette en bois d'ébéne, le soir diner avec un plein car de touristes dans un restaurant malgache, dommage...
 
Nuit à l'hôtel Mania, à recommander.
 
Dimanche 15 novembre – AMBOSITRA – ANTSIRABE
 
C'est dimanche et aussitôt le petit déjeuner je me rends à l'église voisine d'où l'on entend les chants depuis 7h30 du matin, le serveur me dit que j'avais le temps car la messe dure environ 2h !
 
J'entraine donc JM vers une église bondée de fidèles, il y a même du monde dehors je réussi à me faufiler par la grande porte et je sors mon camescope pour enregistrer les chants si fervents. Il y a autant d'hommes que de femmes et tout le monde chante des airs entrainants. La messe est célébrée par trois prêtres et il y a au moins une vingtaine d'enfants de chœur qui permettront pour un des chants final avant la communion de faire la jonction d'une chaine de main par l'allée centrale entre les deux travées de la nef.
 
Tout le monde se donne la main et se balance au rythme du chant, c'est vraiment prenant, les trois curés se dandinent aussi devant l'autel et ne sont pas en reste, une petite chorale sur la droite chante sur un autre registre, c'est vraiment à voir j'en rêvai depuis un mois et demi, me voilà comblé.
 
Nous poursuivons notre balade par la fabrication du papier d'Antemero (je ne me souviens plus du nom exact) papier fabriqué à l'aide de fibre d'un bois spécial et sur lequel on viendra noyer des fleurs et des herbes pour faire des portes-carte ou des pochettes c'est assez rustique mais intéressant.
 
Taxi-brousse pour Antsirabé la capitale malgache des pousses-pousses, nous retournons au même hôtel Hasina et au Synchro Pub, pourquoi changer quand on est satisfait.
 
Lundi 16 novembre – AMBOSITRA – ANTANANARIVO
 
Balade dans la ville, JM va voir sa masseuse préférée à Homéopharma, moi je rencontrerai la jeune maman déjà photographier lors de notre précédent séjour, elle me hélera dans la rue et me présentera son jeune mari, un pauvre gamin pieds nus qui tient son enfant dans ses bras car la jeune femme n'en a plus la force, je touche son front, il est brulant !
 
Je viens juste d'acheter des médicaments car moi aussi je me traîne toujours depuis une quinzaine de jours un rhume et un mal de gorge, je lui remplis aussi les poches de Doliprane en lui expliquant bien comment les prendre car elle s'inquiète pour son bébé qu'elle allaite encore et pour finir je lui donne un billet pour payer sa logeuse qui lui réclame le dernier loyer, j'ai le droit à un grand sourire malgré son air fiévreux, je lui ai donné un peu de réconfort, mais il faudrait multiplier ce geste par des milliers, comment faire ?
 
Vers midi nous nous rendons en pousse à la gare routière et en chemin nous rencontrerons des rabatteurs qui cherchent des passagers pour Tana pour le compte d'un automobiliste qui part seul dans sa voiture particulière, nous serons les deuxième et troisième passager et nous partons de suite pour le même prix que le taxi-brousse avec le confort d'une berline en plus. Le chauffeur est content, il paiera son essence avec ce que lui ont laissé les rabatteurs, car nous payons ces derniers et eux redonnent de l'argent au propriétaire de la voiture, je serai curieux de savoir quel est le prix de leur rabattage « mouvementé » il faut bien le dire !
 
En deux heures et demi de temps nous sommes à Tana et en plus déposés directement devant le Tropic Asia où il n'y a plus de place, nous passerons donc tous les hôtels alentours pour trouver des chambres pas trop chères et convenables, nous nous rabattrons sur le TAJ où trône à la réception une effigie d'un ayatollah barbu, mais bon il y avait deux chambres de libres pour 41.500 Ar et il commence à se faire tard.!
 
A noter, il semblerait que l'augmentation du prix du gasoil de 2.400 Ar à 2.470 Ar se soit grandement répercutée car pour la moindre course les taxis demandent maintenant 5.000 Ar où nous avions l'habitude de payer 2.000 Ar
 
Mardi 17 novembre – ANTANANARIVO
 
Après une mauvaise nuit trop chaude et impossible d'ouvrir les fenêtres car notre hôtel est dans la rue des « dames de bonne compagnie » et ça blaguessera jusqu'à 4h du matin. Donc nous changeons d'hôtel pour le Saint Pierre, déjà rien qu'au nom c'est plus sérieux !
 
Mais la pollution de Tana et la foule m'insupporte un peu après les grandes plages du sud aussi comme JM repart le 19 je décide donc de prendre l'avion moi aussi mais pour l'île Ste Marie où je pourrai retrouver le nord sauvage de l'île que je n'ai pas eu le temps de visiter et retrouver l'île aux nattes et ses superbes plages blanches.
 
Réservation téléphonique à Air Madagascar, il reste juste une place en classe affaire sur le prochain départ du 19 novembre, 399.000 Ar mais je n'hésite pas, je veux fuir la vie polluée de Tana d'autant que mon irritation de gorge ne s'arrange pas.
 
Une fois la réservation du vol faite par téléphone, je dois acheter mon billet au comptoir d'Air Mada qui se trouve heureusement à deux pas. Il y a un monde pas possible, une dizaine de guichets et une vingtaine de personnes qui attendent, j'attends 5 mn et je me rends vite compte que si je n'y vais pas au culot je vais attendre au moins deux heures, aussi dés qu'un guichet se libére, je fonce dessus d'un pas décidé, personne n'ose bouger et en moins de 5 mn j'ai mon billet en main. Les malgaches sont trop gentils... et les vazahas impolis !
 
La chaleur devient insupportable et je monte à la terrasse du Glacier boire une eau pétillante « Cristal » tout en contemplant la vie trépidante de Tana.
 
 
 
Balade dans la ville et dîner au Sakamanga décidément incontournable pour JM, c'est vrai qu'on a jamais de surprises, tout est correct les prix comme les saveurs. Mon état grippale me fatigue un peu et je rentre seul alors que JM se lance dans la folle nuit d'Antananarivo...
 
Mercrerdi 18 novembre – ANTANANARIVO
 
Ça va un peu mieux ce matin mais je tousse toujours, nous prendrons notre petit déjeuner au St Pierre, copieux mais un peu cher :11.OOO Ar
 
Je vais me faire couper les cheveux, j'ai l'impression que j'aurai moins chaud, le coiffeur est doué, je suis presque beau en tout cas ils sont mieux coupés qu'en France et seulement pour 7.000 Ar soit 2€ environ.
 
Demain je quitte Tana et mon copain JM, je fais le plein d'ariaris au cours de 2.802 Ar pour 1 euro et je m'achéte deux tee-shirts « Maki » sans manche (27.000 Ar pièce) pour mon séjour dans l'île.
 
Le temps est très lourd et je passerai une grande partie de la journée à me reposer à l'hôtel où j'arrive à me connecter sur le net en wifi mais à très petite vitesse et avec de nombreuses coupures.
 
Pour le dernier jour avec JM je lui propose de faire un extra et nous allons en taxi (2.000 Ar = 0,70€) au Rossini l'un des restaurant les plus sélects de Tana, bien sur il n'y a que des vazas, c'est une cuisine « périgourdine » incroyable ! Nous prendrons un foie gras, certainement importé vu la consistance de ce dernier et ceux que nous avons pu goutter auparavant.
 
Je continuerai par une fricassée de foies de volaille au vinaigre balsamique avec des tagliatelles fraîches, un délice; en dessert un fondant au chocolat avec sa crème café; en vin, un blanc sud africain à 35.000 Ar la bouteille, en résumé on s'en tire pour un peu plus de 50.000 Ar chacun, on a explosé les budgets et heureusement que le rhum arrangé est offert pour que JM puisse digérer l'addition ! ;-) Une fois n'est pas coutume, mais c'est vrai qu'un restaurant périgourdin n'aurait pas mieux fait, surtout pour 15€ par tête.
 
Pour faire plaisir à JM nous finissons la soirée au Pandora au milieu de jeunes filles amoureuses de nos ariaris, on rira beaucoup et puis nous rentrerons en taxi sous la pluie qui tombe doucement depuis la fin de l'après midi.
 
Jeudi 19 novembre – ANTANANARIVO – SAINTE MARIE
 
Lever 5H45 pour départ vers l'aéroport d'Ivato à 15 km avec le taxi dont j'ai discuté le tarif la veille pour 20.000 Ar (7€), il est à l'heure avec sa copine qui lui sert de co-pilote, agréable nous discuterons tout le long du trajet sur l'avenir de Madagascar, il me confirmera que le salaire moyen d'un malgache se situe entre 80 et 100.000 Ar (soit 35€ maxi par mois) et que bien souvent les filles qui veulent conserver leur emploi doivent en verser une partie à leur chef de service ou subir un harcèlement sexuel.
 
Arrivé à 2 km de l'aéroport le taxi stoppe et démonte son enseigne de taxi car les taxis urbains de Tana ne sont pas autorisés à dépasser une certaine limite.
 
Il y a beaucoup de monde au départ des vols nationaux d'Air Madagascar mais la grande majorité est vaza, tous les départs semblent avoir lieu à la même heure Tuléar et Fort Dauphin pour le sud, Majenga et Nosy Be pour le nord et enfin Tamatave et Sainte-Marie pour l'est.
 
Je partirai et arriverai pile aux horaires indiqués malgré le temps couvert et légèrement bruineux qui couvre tout Madagascar, serait ce réellement le début de la saison des pluies... les litchis vont donc arriver sur le marché.
 
Taxi jusqu'à l'hôtel des Hortensias où je retrouve ma chambre
 


Publié à 19:34, le 10/12/2009, dans Madagascar 2009 suite 2,
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De Sainte Marie (20/11/09) à Angoulême (25/12/09)

Vendredi 20 novembre – SAINTE MARIE
 
Samedi 21 novembre – SAINTE MARIE
 
Dimanche 22 novembre – SAINTE MARIE
 
Plongée en apnée dans la superbe crique de l'hôtel Tsara Bay, les fonds coralliens sont impressionants, des poissons zébrés de noir et de blanc me tournent autour, des oursins noirs avec des piquants d'au moins 15 cm se nichent dans les anfractuosités des rochers, il y a beaucoup d'autres poissons souvent avec des teintes d'un jaune très vif mais le temps n'est pas terrible, le soleil est caché aujourd'hui et j'ai vite froid à rester sous l'eau.
 
L'après midi, j'irai à un concert en plein air de Wawa un chanteur malgache de renom paraît-il, il y a beaucoup de monde, devant la scène tous les jeunes se trémoussent en rythme.
 
Lundi 23 novembre – SAINTE MARIE
 
ile aux nattes
 
Mardi 24 novembre – SAINTE MARIE
 
Moto, piscine naturelle
 
Mercredi 25 novembre – SAINTE MARIE
 
Périple en moto dans l'est de l'île sous la pluie
 
Jeudi 26 novembre – SAINTE MARIE
 
journée pluie
 
Vendredi 27 novembre – SAINTE MARIE
Samedi 28 novembre – SAINTE MARIE
 
Ile aux nattes phare et déjeuner au lémurien gourmand
 
Dimanche 29 novembre – SAINTE MARIE - MANOMPANA
 
Traversée en barque vers Manompana, 20.000 AR et hôtel chez Wen Ki
 
Lundi 30 novembre – MANOMPANA
 
Repos
 
Mardi 1 décembre – MANOMPANA
La marmaille à la case
 
Mercredi 2 décembre – MANOMPANA - TAMATAVE
Jeudi 3 décembre – TAMATAVE
 
Vendredi 4 décembre – TAMATAVE
Samedi 5 décembre – TAMATAVE – TANA
Arrivée à Tana sous une pluie battante
Dimanche 6 décembre – TANA
Vol de mon collier en or à Analakely
Lundi 7 décembre – TANA – ANTSIRABE
Petite fille aux grands yeux tristes à l'arrêt de bus, photo que je ne pourrais pas faire...
Mardi 8 décembre – ANTSIRABE – MORONDAVA

Hotel Trecigogne, mais il fait trop chaud, demain nous changerons pour un hôtel avec clim et piscine le Baobab Café
Mercredi 9 décembre MORONDAVA
Jeudi 10 décembre MORONDAVA
Vendredi 11 décembre MORONDAVA
Allée des baobabs
Samedi 12 décembre MORONDAVA
Dimanche 13 décembre MORONDAVA
Lundi 14 décembre MORONDAVA
Mardi 15 décembre MORONDAVA – ANTSIRABE
Mercredi 16 décembre ANTSIRABE
Jeudi 17 décembre ANTSIRABE - TANA
Vendredi 18 décembre ANTANANARIVO
Samedidi 19 décembre ANTANANARIVO
Dimanche 20 décembre ANTANANARIVO
Lundi 21 décembre ANTANANARIVO
Mardi 22 décembre ANTANANARIVO
Mercredi 23 décembre ANTANANARIVO
Jeudi 24 décembre ANTANANARIVO - ROISSY
Réveillon seul, enfermé dans l'aéroport
Vendredi 25 décembre ROISSY - ANGOULÊME


Publié à 17:20, le 8/12/2009, dans Madagascar 2009 suite 2,
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