Eric's Trips
Les aventures d'un nouveau sexagénaire...

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De Manambato (8/10/09) au Palmarium (10/10/09)

 

Re-balade sur la plage dans l'autre sens cette fois

  nous rencontrons Christine la suissesse et pendant que nous discutons arrive un jeune gasy  à peine majeur qui offre ses services de piroguier.

 Après de longues discussions assez embrouillées, il nous assure que sa pirogue est plus rapide qu'un 4 x4 pour nous emmener au Palmarium, parc animalier pour lequel nous commencions à désespérer de pouvoir nous y rendre. Le bateau de l'hôtel demandait 250.000 Ar, Fabrice puisque c'est son nom nous demande 60.000 pour nous trois que pouvait on espérer de mieux !

 

Il nous propose deux pirogues à balancier et se charge de trouver deux autres piroguiers pour nous accompagner demain matin départ 8 h, arrivée prévue vers 11h moins … moins de combien, il ne le dira jamais ! Le marché est conclut sur sa phrase fétiche « et en plus ma pirogue elle va très vite ! »  on se croirait dans le sketch du train de Chevalier et Laspales, à chaque fois il termine par cette même phrase.

 

Direction chez Luigi pour prendre un verre, il nous a donné soif à discuter comme ça, puis continuation de la balade sur au moins 7 km aller-retour, douche et rangement du sac pour prendre de l'avance pour demain.

 

Dîner tranquille avec la suisse Christine et un petit punch-coco en apéro avec des cacahuètes (toujours pas bonnes !)

Vendredi 9 octobre MANAMBATO - PALMARIUM 

 

A 7h 30 tout le monde est au petit déjeuner, j'ai repéré les deux pirogues sur la plage, enfin une pirogue et un canoë et pas de balancier bien évidemment, Fabrice n'est pas là mais je fais la connaissance de Sylvain qui sera le second piroguier.

 

A 8h pile, nous embarquons, JM et Christine dans le canoë avec Fabrice et les bagages et moi dans la pirogue avec Sylvain qui est le plus baraqué !

 

Le but est donc de rejoindre par le canal des Pangalanes et les différents lacs qu'il forme le parc du Palmarium à 25 km de Manambato.

 

Dans la pirogue, après quelques énergiques coups de pagaie de Sylvain, je commence à prendre confiance et en plus nous longeons les côtes, mais il ne faut pas faire de faux mouvements si nous ne voulons pas perdre tous les bagages. Deux heures plus tard nous arrivons à l'extrémité d'un lac, il y a juste une petite passe et je dois descendre de la pirogue pour pousser, heureux de pouvoir enfin me dégourdir un peu les jambes, puis nous prenons vraiment un canal étroit bordé de palétuviers qui plongent leurs multiples racines dans l'eau limpide, c'est vraiment magnifique et j'en profite pour filmer un peu, de temps en temps nous rencontrons d'autres pirogues ou traversons des villages de pêcheurs.

 

Quatre heures plus tard, nous arrivons en face d'un immense lac, le vent s'est légèrement levé et forme quelques clapotis à la surface, Sylvain s'arrête, il a l'air plus expérimenté que Fabrice mais parle peu le français, après avoir semble-t-il décidé de la route à suivre, il me demande d'enfiler un gilet de sauvetage, j'en profite pour mettre mon sac « numérique » dans une poche poubelle que je ferme soigneusement, pas envie de perdre mes appareils.

 

Nous nous lançons sur la traversée du lac, de temps en temps la pirogue prend une vague un peu plus forte que les autres et Sylvain écope sans lâcher sa pagaie, il me tarde un peu d'être arrivé de l'autre coté d'autant plus que je ne sais plus comment me mettre sur la planchette qui me sert de siège.

 

Enfin arrivés, 5h et 15 mn plus tard, nous nous sommes fait doubler à deux reprises par le bateau à moteur du Palmarium, mais nous avons économiser 170.000 Ar et surtout nous avons fait une croisière exceptionnelle.

Le Palmarium nous recevra avec un cocktail de bienvenu, nous réglerons les 60.000 Ar promis à nos deux courageux piroguiers plus un repas et nous prenons possession de nos bungalows avec terrasse privée et vue qui surplombe le lac-canal, c'est un endroit vraiment paradisiaque.

 

Il y a plusieurs bungalows qui surplombent le rivage d'une quinzaine de mètres, le premier prix est de 55.000 Ar, entrée du parc incluse ce qui ramène la chambre à 40.000 Ar tout à fait raisonnable pour la qualité de prestation et la beauté du site.

 

Je prends une douche, j'ai les genoux en feu et je m'aperçois que ce sont des coups de soleil qui en sont la cause, la position dans la pirogue... un peu fourbu je m'assoupis dans le canapé sur la terrasse toute en bois.

 

Un petit « kek-kek » me tirera de mon sommeil, face à moi un lémure se tient sur le balcon et n'a pas l'air satisfait de m'entendre ronfler, je suis tellement surpris que je le regarde hébété de voir cette jolie peluche aussi prêt de moi, il sautera rapidement de branches en branches pour s'éloigner, heureux d'avoir arrêté le bruit qui lui faisait concurrence.

 

Plus tard nous irons nous balader dans le joli parc de l'hôtel et rencontrerons un autre lémure blanc et noir, mais l'un des indigènes nous promet que demain matin il nous emmènera découvrir d'autres curiosités, dont le célèbre indri-indri !

 

Dîner à nouveau avec Christine (menu : salade de tomates et concombres, épais filet de poisson fraîchement pêché et banane flambée au rhum, 20.000 Ar), il n'y a qu'un autre couple, des Australiens. Après un rhum arrangé au gingembre, nous quittons la terrasse du restaurant, direction le bungalow en attendant l'extinction des feux, la lumière est fournie par le groupe électrogène que de 18h à 22h 30.

 

Je suis dehors sur la terrasse, tout seul face au lac-canal avec le bruit de l'océan indien au loin et les petits animaux de nuit avec des cris inquiétants (bizarrement toujours pas un seul moustique en vue), j'écris ces quelques lignes, c'est un moment magique ! Un étrange petit être vient de passer d'arbre en arbre, il est tant d'aller se coucher et de lui abandonner la nuit.

 

 

Samedi 10 octobre – PALMARIUM

 

 

Un lit dur, une nuit parfaite, il fait presque frais au petit matin, 6h debout réveillé par un lémure qui discute dans les arbres avec ses congénères, je regarde le soleil déjà haut sur l'horizon du lac et je rêve encore...

 

Le voisinage commence à faire du bruit, il est 7h 30 et tout le mùonde se prépare à rejoindre le restaurant pour le petit déjeuner, y compris les lémures qui passent en véritable bande et qui nous accompagnent vers le casse croute, habitués qu'ils sont.

 

Il y en a des noirs, des gris, des roux et mêmes des noirs et blanc, ils resteront tout autour de nous pendant tout le petit déjeuner, espérant un morceau de fruit, mais ma papaye et ma mangue sont vraiment trop bonnes pour partager, l'un d'eux plus hardi finira par chiper une banane sur la table voisine et nous sommes obligés de prendre le baton du serveur pour pouvoir manger en paix.

 

Le petit déjeuner terminé, un guide nous proménera pendant plus de trois heures dans la forêt qui entoure le Palmarium, ça n'a rien à voir avec le Lemur's park visité précédemment, ici on voit bien que les animaux sont en parfaite liberté et qu'ils sont heureux de vivre, pas besoin de rabatteur pour les voir, ils nous accompagneront presque tout le temps.

 

Plus loin, nous rencontrerons un magnifique caméléon d'au moins 40 cm de long, il est chamarré de couleurs et marrant avec ses yeux qui pivotent dans tous les sens indépendamment l'un de l'autre. Encore un gecko vert avec des petits points rouge sur le dos, une grosse araignée avec des pattes très fines d'un rouge vif se tient sur sa toile, un iguane est immobile sur les feuilles mortes du sol pensant qu'on ne le voit pas, au revers d'une feuille c'est une petite grenouille toute blanche, les gousses de vanille sont présentes et leur odeur parfume l'endroit, des spasmes se tiennent immobiles et se confondent parfaitement avec les branchages, un lémure Sifaka, blanc et roux vient à notre rencontre avec son petit bébé d'un mois accroché sous le ventre, il a intérêt à se cramponner car la mère fait des bonds d'environ deux mètres pour sauter d'un arbre à l'autre,

  


Publié à 20:03, le 21/12/2009, dans Madagascar 2009,
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