Eric's Trips
Les aventures d'un nouveau sexagénaire...

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Dans une semaine je serai à Tana, déjà depuis quelques jours les images malgaches se bousculent dans ma tête je suis entrain d’essayer de revivre tous les moments enrichissants de ce premier voyage mais je reviens souvent à celle que je n’ai pas pu fixer sur mon appareil lors de cette soirée du 7 décembre 2009 à Antsirabé, cette image me hante et je n’arrive pas à définir pourquoi…
 
 
 
Ce nouveau voyage de trois mois sera différent du précédent, je ne pense pas raconter ici tous les périples de mon escapade, d’abord j’en ai moins l’envie, car il est bien souvent difficile de décrire des sentiments que l’on ressent et qu’on a de la peine à définir pour soi-même et puis j’ai été un peu déçu d’une partie de mon entourage proche qui regardait plus mon carnet de bord comme un livre d’images plutôt que comme un journal vécu.
 
 
 
Oui, je sais, certains me diront que c’est encore mon super égocentrisme qui parle, quel bavard celui-là… mais justement si j’avais envie de vivre une nouvelle expérience intérieure, pour moi, juste pour moi !
 
 
Bon, la nuit porte conseil et je ne suis peut être pas aussi égoïste que je veux bien le laisser paraître, alors aurez vous droit à :
 
"MADAGASCAR 2010" ?
    


Publié à 22:58, le 11/03/2010, dans Madagascar 2010,
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La fièvre de Mada ou Madagascar 2010

 

 

 

Vous avez du lire tout comme moi que lorsqu'on rend visite à la grande Dame Rouge, on a toute les chances d'y revenir, c'est une véritable drogue et l'on ne peut plus s'en passer.

 

J'ai réussi à tenir presque trois mois loin d'Elle mais je dois bien avouer que chaque jour j'avais une pensée pour cette île envoutante, alors comme il faut vivre ses rêves... j'y retourne !



Publié à 23:38, le 4/03/2010, dans Madagascar 2010, Madagascar
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MESSAGE

Rentrant de voyage, j'ai voulu remettre mon récit en ordre, je suis désolé mais j'ai rencontré quelques bugs indépendant de ma volonté et je vous demande d'attendre deux trois jours le temps de tout remettre en ordre, merci !

 

J'ai remis un peu d'ordre (pas facile), si vous voulez voir le défilement de mon voyage, cliquez sur "Rubriques" puis "Madagascar 2009" et ensuite "Madagascar 2009 suite 2" je vais rajouter les photos manquantes dans la seconde partie, promis !  

(hum, j'ai promis un peu trop vite, en fait les autres photos sont sur Picasa et le dernier mois ne se raconte pas, il se vivait tout simplement...)

 

PS les dates de publications n'ont plus rien à voir, j'ai été obligé de les modifier pour remettre de l'ordre, mais ce journal de bord a été écris au fur et à mesure de mon périple.

 

 

Pour plus de photos allez ici :
(désolé mais c'est trop long sous Uniterre)

 http://picasaweb.google.com/Ericlerouge1 

 

 

 

 " Aza tsy tia olona, fa ny olona no harena ", dit le proverbe malgache.


Que les hommes ne vous soient pas indifférents, car c'est la richesse.



Publié à 13:35, le 29/12/2009,
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D'Angoulême(30/09/09) à Manambato (8/10/09)

 

Mada's Trip


 
Besoin d'air,
besoin d'espace,
début septembre, j'abandonne mon projet de l'Inde (trop à la mode) et je choisis
MADAGASCAR  

C'est parti...

Les choses commencent à se définir précisement, mon coéquipier JM rencontré sur Voyage Forum m'a aidé lors de la préparation de ce voyage, nous avons décidé de partir ensemble d'Orly, lui arrivera en provenance de l'autre coté de la planéte...



Nous avons pris un vol sur Corsair Fly, le départ sera le 30 septembre pour un retour le 24 décembre en ce qui me concerne, pour mémoire le prix du voyage est de 800 € environ aller-retour bien sur !

 

 

 

 Les sacs à dos sont pratiquement prêts, un de 50 L et un petit de 10 L qui comporte tout mon appareillage numérique : netbook Hercules Ecafé, appareils photo Pentax reflex et mini Olympus, camescope Samsung et baladeur Philips, surtout ne pas oublier tous les chargeurs ! 

  

 

 

Dimanche 27 septembre

La pression commence à monter, mais ça aussi c'est un moment jouissif, c'est comme quand on a envie de quelque chose depuis longtemps et que l'on va enfin se l'offrir.

 

 

Mon nouvel ami sur son île  tout là-bas dans l'océan pacifique a pris l'avion pour Los angeles 11h de vol une escale de 2h puis Paris encore 9h où il arrivera mardi matin à 8 h 30, je l'envie déjà rien que le fait de voyager, mais c'est vrai que pour lui ça va faire long jusqu'à Mada encore 10h .

 

                    

Sacré distance, 25.000 kms !  

 

Mercredi 30 septembre ANGOULÊME - ROISSY

13h 30 je suis déjà entre Tours et Orléans, il fait un temps splendide et le TGV roule vers Massy sous un soleil qui inonde les jolis paysages traversés. A signaler, je viens d'absorber mon premier cachet de Savarine avec un sandwich au poulet indien et une petite poche de chips. Tout va bien, je pense déjà à la grande île et aussi à tous les miens dont je m'éloigne à chaque instant. Hier soir ma petite fille Jade (10 ans) à eu une crise de larmes, elle ne voulait pas que son Papy parte loin d'elle, trop triste elle m'a rendu, mais je lui ai promis qu'un jour je l'emmènerai dans un de mes voyages.

 
Deux heures et 10 mn plus tard je suis arrivé à Massy, le plus direct pour aller à Orly sud c'est le bus 91-10 qui se prend juste devant la gare pas de chance il part toutes les heures et je suis arrivé à 14h 10, j'attendrai donc devant un café avec mes deux sacs à dos, enfin le petit est ventral... ce qui m'arrange bien!
 
15 h pile, le bus-taxi démarre, je suis le seul client et le chauffeur est noir, ça met dans l'ambiance ! Trente minutes plus tard Orly sud, il ne me reste plus qu'à attendre à nouveau, je' pense que JM arrivera au dernier moment comme il était dans sa famille sur Paris.! 
 
tout est ok ! J'ai fait enregistrer mes bagages et j'ai trouvé mon pote franco-tahitien, on a vite sympathisé, je pense qu'on ne va pas s'ennuyer ensemble.
 
L'avion part à l'heure 20 H et le vol me semblera très long car les siéges sont inconfortables et trop étroits, à 6 h du matin nous faisons escale à Nosy Be, la principale île touristique malgache au nord de Madagascar, après une heure et demi d'attente pour refaire les pleins en fuel et attendre les passagers qui repartiront à la suite sur Antannarivo et d'autres pour Paris nous redécollons pour atterir à 8h à Tana sous un soleil déjà bien haut et chaud !
 
Le débarquement se fait sans problème, un peu long la queue pour acheter le visa, remplir les formulaires pour la grippe A et se faire enregistrer pour entrer dans le pays, la douane ne sera qu''une formalité, même pas de fouille... heureusement il n'y avait que des hommes!!
 
A la sortie d'Ivato, aéroport de Tana, premier négociations avec le taxi pour se rendre dans la capitale à 15 kms, celui qui l'emportera sera un petit jeune avec une voiture brinquebalante pour 20.000 Ariaris soit un peu plus de 6 €.
 
Premières impressions, beaucoup de monde et de pollution, déjà la pauvreté saute aux yeux...

Jeudi 1 octobre - ANTANANARIVO
 
Le taxi nous conduit au Tropic Asia Hotel pas très loin du centre ville, petit hôtel très simple avec sanitaires dans la chambre pour 28.000 Ariaris soit 9.72€, pour info l'euro s'échange en ce moment à 2.880 Ar pour 1 €.
 
Après avoir pris une bonne douche pour se débarrasser de toute la sueur du voyage, direction le resto pour se ravitailler, nous allons à l'hôtel restaurant Sakamanga que tous les bons « Vaza » connaissent.(Vaza homme blanc étranger, en opposition au « Gasy » malgaches)
 
Je mangerai ma première brochette de zébu avec des spaghettis, très bon, rien à redire et le prix est de 11.000 Ar (3,80€, bon je ne convertis plus, lol), proportionnellement les desserts sont chers, 6.000 Ar pour une mousse au chocolat ceci dit excellente, dont certain restaurateurs de grand renom feraient bien de s'inspirer ! Ah, j'oubliais la boisson la fameuse bière THB Tree Horses Beer, que l'on consommera certainement partout dans Madagascar.
Pour l'anecdote, JM avait commandé un pavé de zébu avec des frites, il s'est retrouvé avec mes pâtes et moi ses frites avec mes brochettes, une troisième assiette fournie, à nouveau pleine de frite a permis de pratiquer les transvasements, à noter au passage que je n'ai piqué que 3 frites lors des opérations!!! Je dois faire gaffe à ne pas reprendre de kilos !!
 
L'après midi sera consacré à la découverte de la ville et de ses habitants. Tana est une ville construite sur 12 collines et donc remplie d'escaliers, elle s'étage entre 1.100m et 1.480m le point culminant étant le château de la Reine.
JM qui a ses petites habitudes ira se faire masser pour oublier les tensions du voyage, moi j'essaierai de trouver en vain un cyber (communications coupées juste à l'instant), je me rabattrai donc sur une THB à coté du square pas loin du palais présidentiel. Je ferai l'expérience que dés qu'un vaza se retrouve attablé, les ?illades de ces jeunes femmes se font plus pressentes, la prostitution à l'air d'être dans l'air du temps, c'est un phénomène social de la misère économique de ce pays.
 
Le temps tourne à l'orage et dés la première goutte d'eau je décide de rentrer à l'hôtel en plus je suis fourbu de ma nuit en avion où je n'ai pas fermé l'?il. J'appelerai JM plus tard pour lui faire part de ma décision, nous avons en effet investi pour nos portables dans des puces Malgaches (1.000 Ar, pourquoi s'en priver!) JM s'est même offert un téléphone pour 19.000 Ar que nous ferons débloquer sur le bord d'un trottoir pour 2.000 Ar en discutant quand même un peu.
 
Le soir nous essaierons un autre resto le long de la grande avenue de l'indépendance, où je continuerai à être sage en prenant du porc avec du riz et des feuilles de manioc pilées, au départ ça surprend, on croirait manger des feuilles de vignes grecques, mais après on apprécie, j'ai bien aimé.
 
La soirée se terminera au glacier devant un dernier verre en écoutant un orchestre avec la sono à fond, je suis vraiment crevé et JM décide de rentrer avec moi à l'hôtel, course de nuit en taxi 2.000 Ar.
 
Je m'écroule dans mon lit après avoir mis l'anti-moustique dans la prise électrique, quoique pour l'instant je n'ai pas vu un seul moustique et je m'endors profondément sans me réveiller jusqu'à la sonnerie de mon téléphone le lendemain.
 
Vendredi 2 octobre - ANTANANARIVO
 
Lever à 8h, il fait déjà grand jour, j'ai oublié de mentionner qu'à 18h la nuit est déjà tombée !
Le sommeil réparateur a fait du bien, un bon petit déjeuner et nous repartons arpenter les rues de Tana, toujours beaucoup de monde partout, une circulation infernale et des marchands à la sauvette sur tous les trottoirs, ça grouille ! Il faut bien regarder où l'on mets les pieds, les trottoirs sont souvent défoncés et il faut être prudent, surtout avec des va-nu-pieds...
On se renseigne à droite à gauche pour changer de l'argent, découvrir des tours-opérateurs, déssimloquer le téléphone, voir les tarifs de salon de massage, etc. On longe le lac de Tana à coté du stade de foot et on décide de grimper voir le château de la Reine (morte depuis bien longtemps) le château a brulé en 1997 et c'est bien évidemment... Bouygues qui le reconstruit, ça ce' sont les deux étudiants que nous rencontrerons pendant la montée sur la colline qui nous l'apprendrons ainsi que bien d'autres renseignements sur leur citée, avec eux nous avons rencontré un surveillant général de Lycée qui nous a dit gagner par mois 300.000 Ar soit 105 € pour sa famille de 5 personnes !!!!!
 
Arrivés en haut de la colline, déjeuner dans un petit resto sympa avec une belle vue sur le lac et le stade, vous voulez mon menu ? Ok, darne de thon blanc et sa rougail de tomate avec du riz, pas de dessert, il fait trop chaud et la fameuse THB.
 
En redescendant, JM insiste pour que je découvre son salon de massage de la veille, 6.000 Ar les 45 minutes et 4.000 AR la petite bouteille d'huiles essentielles, c'est vrai que c'est déstressant après cette journée de marche et les fatigues de la veille, je pense que je recommencerai avec le reste d'huile que j'ai du réclamer, et oui il n'y a pas de petits profits et il ne faut pas jouer leur jeu, sinon les prix ont vite fait de grimper, surtout pour les vazas ! Je dois tenir jusqu'au 24 décembre et les ariaris défilent vite entre les doigts, c'est vrai que l'on brasse beaucoup de papier pour peu d'argent puisque 100 euros vous donneront au mieux plus de 28 billets ! Le plus gros billet malgache est de 10.000 Ar soit 3,47 €.
 
Je retrouve JM en bas des grands escaliers où il se fait presque agresser par les enfants mendiants et les méres avec leur bébé au cou.. Retour au Tropic Asia pour quelques heures de repos et puis dîner à La Boussole, rien d'extraordinaire, d'après JM le niveau à bien baissé.
 
Samedi 3 octobre - ANTANANARIVO
 
Nous irons prendre un bon petit déjeuner au Sakamanga, car nous avons prévu une journée au Lemur's Park, entre temps nous irons voir sur internet nos messages.
 
Pas mal de soucis pour essayer de trouver la navette fantôme du park qui devait nous emmener à 22 km de Tana nous nous rabattrons sur un taxi, il est 14h, il faudra presque trois quart d'heure pour nous rendre dans ce parc animalier où évoluent sept espèces de primates, le guide nous indiquera où sont cachés les lémuriens et des jeunes sont présents pour déranger les petites bêtes afin qu'elles soient mieux visibles de nous, il y aura aussi des tortues, caméléon (un seul vu tellement leur camouflage est parfait) et un petit iguane qui se dore au soleil. Le cadre est agréable, en bordure de rivière avec un village typique malgache sur l'autre rive, le retour sur Tana s'effectuera sans problème, malgré l'affluence des promeneurs du samedi soir.
 
Pas de déjeuner à midi, je me charge donc ce soir de choisir le resto, ce sera le Ku Dé Ta chaudement recommandé par le Petit Futé, nous ne serons pas déçu du cadre presque luxueux et de la cuisine de bonne qualité.
 
Dimanche 4 octobre – ANTANANARIVO - EMPEFY
 
Ce matin nous plions bagages pour nous rendre à Empefy dans la campagne à l'ouest au bord d'un lac. Déjeuner prévu au Saka car avec le taxi-brousse nous ne mangerons surement pas à midi !
 
« Ahoui » devait nous prendre à la sortie du Saka, mais bon personne, JM se chargera de négocier avec un autre taxi la même course avec 3.000 Ar de moins, soit la valeur d'une THB,nous arrivons à la gare routière , sorte de terrain vague avec beaucoup de monde et certains s'empressent de nous demander où nous allons, on nous casera dans une sorte de van et nous avons droit au place à coté du chauffeur, derrière c'est tassé, après trois quart d'heure d'attente nous partons à 18 personnes pour trois heures de route et deux arrêts, le premier pour une voyageuse qui achètera au moins une douzaine d'ananas sur le bord de route et le second pour l'arrêt pipi.
 
Arrivés à Analavory on nous fait descendre, terminus ! Nous avions payés 8.000 AR pour Empefy et on nous avait dit que c'était direct mais il nous faut changer de véhicule pour faire les 10 km restant, les chauffeurs se débrouillent entre eux, pas question de repayer.
Une superbe 504 break nous emmènera à destination avec 11autres passagers, nous sommes tout à l'arrière avec la tête qui touche le plafond mais nous arriverons à bon port, trois heures après notre départ de Tana et 120 km plus loin.
 
Le taxi nous arrête au centre du village et 500 m plus loin nous trouvons notre hôtel réservé la veille le Kavitaha, nos chambres donnent sur le lac et la piscine, un endroit de rêve dans un jardin très bien entretenu. Après un plongeon dans la piscine nous allons faire un petit tour à pied dans le village d'Empefy, il y a des petits étals un peu partout le long de la route et un semblant de marché où j'achèterai des tomates appétissantes (nous n'avons pas mangé à midi), la jeune fille comme tout le monde a rangé ses tomates en petit tas et je demande le prix d'un tas de 4 tomates, « 500 vaza !» je sors donc un billet de 500 Ar que je lui tends et là, je la vois embarrassée, demander à son petit frère d'aller chercher un sac plastique et je vois 5 tomates, puis 10, 15... je la stoppe car je viens de réaliser que c'était 500 FMG et ainsi j'avais droit à 25 tomates! Je lui dit de n'en mettre que 10 et de tout garder, les éclats de rire fusent sur le marché car tout le monde a compris mon erreur et la petite est ravie.
 
Nous remontons vers l'hôtel lorsqu'une musique attire notre oreille, elle vient de l'église ou un petit groupe d'une quinzaine d'adulte chante des chants malgaches, ce qui me permettra d'enregistrer un petit film de quelques minutes.
 
Retour à l'hôtel où nous dînerons d'un beau poisson du lac avant d'aller se coucher de bonne heure après un petit tour de nuit pour la digestion dans le village désert.
 
Lundi 5 octobre - EMPEFY
 
Après le petit-déjeuner copieux, location de vtt pour une balade jusqu'à la chute de La Lilly, les vélos sont assez rustiques et les vitesses passent très mal, mais nous n'avons que 10 km et une bonne partie en descente, nous rencontrons beaucoup de monde le long des 5 km de route, puis des 5 km de piste, de temps en temps je m'accroche derrière la charrette tirée par 2 zébus. Nous arrivons en vue d'un petit village et là, superbe barrière faite d'un petit arbre peint en rouge et blanc, il faut payer pour voir les chutes ! La pancarte nous laisse pantois, elle indique « malagasy : 200 Ar, vazas : 2.000 Ar » j'ai beau assurer aux jeunes femmes que je suis gasy, rien y fait, enfin le ticket d'accès indique « Commune rurale d'Anavalory – Association femmes sans frontière Amparihy » au moins nous aurons fait notre bonne action de la journée.
 
A peine franchi la barrière, nous sommes assaillis par des jeunes filles avec des paniers emplis de pierres ponces taillées de différentes façons, elles ne nous quitterons plus pendant tout la visite et
on devra leur expliquer plusieurs fois que nous ne pouvons pas nous charger, « mais vaza c'est pas lourd ces pierres et on en a des petites ! »
 
Le cadre des chutes est joli et nous faisons quelques photos de l'eau et des enfants. Le retour sera beaucoup plus pénible, bizarrement les descentes se sont baptisées « montées » et la petite bouteille d'eau ne fera pas long feu. Arrivés à l'hôtel, une bonne douche où je m'apercevrai que j'ai pris un bon coup de soleil sur le visage et une petite sieste pour oublier ces 4 heures de vélo.
 
Vers 16 H une petite marche en remontant le village dans l'autre sens nous fera faire 7 km aller-retour, cette journée fait du bien et nous aère de Tana et de son atmosphère bruyante. Nous passerons à l'Auberge de la Belle Vue réserver notre dîner du soir, avant de repasser par le centre du village pour acheter quelques cacahuètes (nettement moins bonnes que les marocaines) qui accompagneront nos THB en guise d'apéritif sur la terrasse face au lac devant nos chambres.
 

Dîner comme prévu chez les tenanciers mixtes (elle charmante femme gasy d'une quarantaine d'année et lui vaza de plus de 60 ans), nous mangerons agréablement en discutant avec eux pour la modique somme de 33.500 Ar, salade d'avocat, foie gras, filet de zébu grillé et mignon de porc, ananas flambés à la vanille et une bouteille d'eau, sérieux les mecs ! Tous ceux qui ont pariés le foie-gras sur moi ont perdu !!! Par contre le zébu devient mon « dada », va falloir en trouver à mon retour !

 

Mardi 6 octobre – EMPEFY – ANTANANARIVO

 

Mon téléphone ne sonne plus l'alarme, mais je me réveille quand même à 7h30, le soleil est déjà haut dans le ciel, nous prenons un bon petit déjeuner car nous avons pris l'habitude de ne pas manger à midi, et nous réglons la note, chambre à 38.000 AR, piscine : 4.000 Ar et vélo à la demi-journée 6.000 AR, rien n'est oublié, surtout que  cet établissement appartient à un ancien ministre peut être des finances.

 

Nous regagnons le centre du village pour trouver un taxi et ce sera le chemin inverse de l'avant-veille avec 5.000 Ar de moins, les négociations sont de plus en plus dures!! lol La route sera sans problème, Petite fille dans le taxi-brousse qui me fait du charme !toujours avec des barrages de la gendarmerie et le discret billet glissé par le chauffeur, nous tomberons même sur un gendarme qui fera du zèle en nous demandant nos passeports.

 

Retour au Tropic Asia avant de reprendre la route vers Tamatave, nous déposons nos bagages et ressortons JM pour aller chez le coiffeur et son massage, moi pour internet et vous donner des nouvelles et quelques photos, sur la soirée c'est devenu habituel une bonne averse qui ne dure que quelques minutes et la route est sèche quelques instants plus tard.

 

Nous rentrons à l'hôtel  par l'avenue de l'indépendance où les marchands ambulants sont toujours prêts à vous vendre qui des cigarettes, de la vanille, des cartes postales brodées, des gsm, vous faire du change à un taux plus intéressant que les banques!! etc...

 

Nous décidons dee nous reposer 2 petites heures et uue bonne douche sera prise avant de se faire une pizza et une petite salade pour changer un peu à coté de l'hôtel Sakamanga où nous finirons pour des profiteroles dont le chocolat malgache fond dans un petit creuset réchauffé d'une bougie, un délice mais pas pour la ligne puis nous irons boire un dernier verre au Buddah sous une pluie battante.

 

Mercredi 7 octobre – ANTANANARIVO – MANANBATO

 

Journée transport, nous quittons le Tropic Asia pour prendre le taxi-brousse pour Brickaville, voyage sans histoire sauf qu'il y a une multitude de virages et que notre chauffeur clignera des yeux pendant un moment qui me semblera très long, tout le long du voyage on verra la forêt massacrée par les indigènes qui emplissent d'immenses sacs de charbon de bois stockés tout le long de la route dans l'attente de leur chargement, le taxi-brousse fera une courte halte pour la restauration des voyageurs, en pleine forêt juste deux petits boui-bouis qui ne nous inspirent pas trop, nous nous contenterons de petites bananes vendues sur le bord de la route.

 

Arrivés à Brickaville nous serons les seuls à descendre et aussitôt assaillis par des guides qui voudront nous trouver un taxi pour notre destination finale, Manambato, mais JM a lu sur son guide du routard qu'il pouvait y avoir un train qui remonterai vers le canal des Pangalanes, alors direction la gare avec nos lourds sacs !

 

A la gare, c'est comme d'habitude, n'importe quoi, un dit blanc, l'autre dit noir, nous trouvons enfin le chef de gare qui nous dit que le train de marchandises peut prendre des passagers, mais que les prochains trains ont été supprimés et qu'il nous faudra attendre lundi pour le prochain ! Quand on lui demande à quelle heure il passe nous avons le droit à un grand sourire «  la dernière fois il était là à minuit, mais il peut avoir du retard et être là à 3 h du matin, des fois il a de l'avance il est là à 21h ! » Sans commentaires... JM a enfin compris qu'il fallait y renoncer, nous revenons donc vers le centre ville où nos rabatteurs sont toujours à l'affût pour nous dégoter un taxi pour faire les

17 km restants jusqu'aux Acacias notre hôtel.

 

Le premier contact sera   à 40.000 Ar, le chauffeur semble juste se lever à moins qu'il était avec la fille qui est à coté de lui, toujours est-il qu'il n'a pas envie de discuter. Je charge un jeune de nous trouver un taxi à 20.000 et 2.000 pour lui. Il revient 5 mn plus tard, il nous a trouvé un taxi qui se négociera à 25.000 et1.500 pour lui.

 

On grimpe avec le chauffeur et notre rabatteur qui sert à pousser la voiture (pas de démarreur) mais le moteur démarre vraiment au quart de roue c'est le cas de le dire !!

Trois cent mètres jusqu'à la station, il faut faire l'avance pour payer l'essence qui se retrouve dans un bidon sous le tableau de bord dans l'habitacle, nous traversons le pont de Brickaville et première panne, le carburateur est désamorcé... plus loin un camion nous gêne dans une montée et nous nous apercevons qu'il n'y a pas d'embrayage... après 10 km nous prenons une piste avec des trous énormes et des portions de tôle ondulée, nouvel arrêt les machoires de frein restent bloquées... trois cent mètres plus re-belote mais là c'est dans un trou donc nous sommes obligés de descendre pour redémarrer, enfin, nous arrivons à l'hôtel au bord du canal des Pangalanes, une plage de sable blanc magnifique.

 

Les chambres sont très rustiques, ce sont dzs cabanes d'indigénes mais avec l'électricité seulement le soir et l'eau courante quand même mais sans pression, la moustiquaire est présente au-dessus du lit il paraît qu'ici ils ne rigolent pas les mousquitos!

 

Un bon point, l'épaisseur de la cloison de bambou fait que nous communiquons très bien d'une chambre à l'autre.

 

Petite balade le long de la plage, les pieds dans l'eau chaude sous les vents de l'océan Indien, plus loin nous rencontrons une Suissesseelle est trop courageuse, car arrivée aujourd'hui elle a fait les 7 kms de piste à pied sous le soleil et seule à travers la forêt, en repassant à coté d'elle je l'invite à dîner avec nous si elle veut bien car seule elle doit s'ennuyer, elle accepte tout de suite, ravie!

 

Nous continuerons notre balade jusqu'à la tombée de la nuit et jusqu'à se perdre dans un village d'indigénes, leur case est vraiment rudimentaire, les enfants en haillons s'amusent entre eux et je les fais rire à les prendre en photo et en faisant des grimaces, alors que JM discute sérieusement avec un homme du tarif des bateaux.

 

Le soir nous dînerons avec la suisse allemande originaire de Zurich, cela fait 5 semaines qu'elle est à Mada et c'est sont troisième voyage, petit menu de crudités, enfin des carottes râpées, des crevettes sautées à l'ail avec des frites et en dessert une banane flambée au rhum, le tout pour 18.000Ar, nous allons nous coucher ensuite pendant que l'électricité est présente et je voudrais me lever de bonne heure pour voir le lever de l'astre suprême ! Lol

 

Jeudi 8 octobre – MANANBATO

 

Une semaine que je suis à Madagascar pour fêter ça, debout à 5h 20, si si vous avez bien lu, je n'en reviens pas moi même mais j'ai super bien dormi sous ma moustiquaire pas vu l'ombre d'un seul moustique, je me lève sans faire de bruit pour ne pas réveiller JM qui dort de l'autre coté de la mince cloison et je me dirige vers la plage.

 



Publié à 14:14, le 24/12/2009, dans Madagascar 2009,
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De Manambato (8/10/09) au Palmarium (10/10/09)

 

Re-balade sur la plage dans l'autre sens cette fois

  nous rencontrons Christine la suissesse et pendant que nous discutons arrive un jeune gasy  à peine majeur qui offre ses services de piroguier.

 Après de longues discussions assez embrouillées, il nous assure que sa pirogue est plus rapide qu'un 4 x4 pour nous emmener au Palmarium, parc animalier pour lequel nous commencions à désespérer de pouvoir nous y rendre. Le bateau de l'hôtel demandait 250.000 Ar, Fabrice puisque c'est son nom nous demande 60.000 pour nous trois que pouvait on espérer de mieux !

 

Il nous propose deux pirogues à balancier et se charge de trouver deux autres piroguiers pour nous accompagner demain matin départ 8 h, arrivée prévue vers 11h moins … moins de combien, il ne le dira jamais ! Le marché est conclut sur sa phrase fétiche « et en plus ma pirogue elle va très vite ! »  on se croirait dans le sketch du train de Chevalier et Laspales, à chaque fois il termine par cette même phrase.

 

Direction chez Luigi pour prendre un verre, il nous a donné soif à discuter comme ça, puis continuation de la balade sur au moins 7 km aller-retour, douche et rangement du sac pour prendre de l'avance pour demain.

 

Dîner tranquille avec la suisse Christine et un petit punch-coco en apéro avec des cacahuètes (toujours pas bonnes !)

Vendredi 9 octobre MANAMBATO - PALMARIUM 

 

A 7h 30 tout le monde est au petit déjeuner, j'ai repéré les deux pirogues sur la plage, enfin une pirogue et un canoë et pas de balancier bien évidemment, Fabrice n'est pas là mais je fais la connaissance de Sylvain qui sera le second piroguier.

 

A 8h pile, nous embarquons, JM et Christine dans le canoë avec Fabrice et les bagages et moi dans la pirogue avec Sylvain qui est le plus baraqué !

 

Le but est donc de rejoindre par le canal des Pangalanes et les différents lacs qu'il forme le parc du Palmarium à 25 km de Manambato.

 

Dans la pirogue, après quelques énergiques coups de pagaie de Sylvain, je commence à prendre confiance et en plus nous longeons les côtes, mais il ne faut pas faire de faux mouvements si nous ne voulons pas perdre tous les bagages. Deux heures plus tard nous arrivons à l'extrémité d'un lac, il y a juste une petite passe et je dois descendre de la pirogue pour pousser, heureux de pouvoir enfin me dégourdir un peu les jambes, puis nous prenons vraiment un canal étroit bordé de palétuviers qui plongent leurs multiples racines dans l'eau limpide, c'est vraiment magnifique et j'en profite pour filmer un peu, de temps en temps nous rencontrons d'autres pirogues ou traversons des villages de pêcheurs.

 

Quatre heures plus tard, nous arrivons en face d'un immense lac, le vent s'est légèrement levé et forme quelques clapotis à la surface, Sylvain s'arrête, il a l'air plus expérimenté que Fabrice mais parle peu le français, après avoir semble-t-il décidé de la route à suivre, il me demande d'enfiler un gilet de sauvetage, j'en profite pour mettre mon sac « numérique » dans une poche poubelle que je ferme soigneusement, pas envie de perdre mes appareils.

 

Nous nous lançons sur la traversée du lac, de temps en temps la pirogue prend une vague un peu plus forte que les autres et Sylvain écope sans lâcher sa pagaie, il me tarde un peu d'être arrivé de l'autre coté d'autant plus que je ne sais plus comment me mettre sur la planchette qui me sert de siège.

 

Enfin arrivés, 5h et 15 mn plus tard, nous nous sommes fait doubler à deux reprises par le bateau à moteur du Palmarium, mais nous avons économiser 170.000 Ar et surtout nous avons fait une croisière exceptionnelle.

Le Palmarium nous recevra avec un cocktail de bienvenu, nous réglerons les 60.000 Ar promis à nos deux courageux piroguiers plus un repas et nous prenons possession de nos bungalows avec terrasse privée et vue qui surplombe le lac-canal, c'est un endroit vraiment paradisiaque.

 

Il y a plusieurs bungalows qui surplombent le rivage d'une quinzaine de mètres, le premier prix est de 55.000 Ar, entrée du parc incluse ce qui ramène la chambre à 40.000 Ar tout à fait raisonnable pour la qualité de prestation et la beauté du site.

 

Je prends une douche, j'ai les genoux en feu et je m'aperçois que ce sont des coups de soleil qui en sont la cause, la position dans la pirogue... un peu fourbu je m'assoupis dans le canapé sur la terrasse toute en bois.

 

Un petit « kek-kek » me tirera de mon sommeil, face à moi un lémure se tient sur le balcon et n'a pas l'air satisfait de m'entendre ronfler, je suis tellement surpris que je le regarde hébété de voir cette jolie peluche aussi prêt de moi, il sautera rapidement de branches en branches pour s'éloigner, heureux d'avoir arrêté le bruit qui lui faisait concurrence.

 

Plus tard nous irons nous balader dans le joli parc de l'hôtel et rencontrerons un autre lémure blanc et noir, mais l'un des indigènes nous promet que demain matin il nous emmènera découvrir d'autres curiosités, dont le célèbre indri-indri !

 

Dîner à nouveau avec Christine (menu : salade de tomates et concombres, épais filet de poisson fraîchement pêché et banane flambée au rhum, 20.000 Ar), il n'y a qu'un autre couple, des Australiens. Après un rhum arrangé au gingembre, nous quittons la terrasse du restaurant, direction le bungalow en attendant l'extinction des feux, la lumière est fournie par le groupe électrogène que de 18h à 22h 30.

 

Je suis dehors sur la terrasse, tout seul face au lac-canal avec le bruit de l'océan indien au loin et les petits animaux de nuit avec des cris inquiétants (bizarrement toujours pas un seul moustique en vue), j'écris ces quelques lignes, c'est un moment magique ! Un étrange petit être vient de passer d'arbre en arbre, il est tant d'aller se coucher et de lui abandonner la nuit.

 

 

Samedi 10 octobre – PALMARIUM

 

 

Un lit dur, une nuit parfaite, il fait presque frais au petit matin, 6h debout réveillé par un lémure qui discute dans les arbres avec ses congénères, je regarde le soleil déjà haut sur l'horizon du lac et je rêve encore...

 

Le voisinage commence à faire du bruit, il est 7h 30 et tout le mùonde se prépare à rejoindre le restaurant pour le petit déjeuner, y compris les lémures qui passent en véritable bande et qui nous accompagnent vers le casse croute, habitués qu'ils sont.

 

Il y en a des noirs, des gris, des roux et mêmes des noirs et blanc, ils resteront tout autour de nous pendant tout le petit déjeuner, espérant un morceau de fruit, mais ma papaye et ma mangue sont vraiment trop bonnes pour partager, l'un d'eux plus hardi finira par chiper une banane sur la table voisine et nous sommes obligés de prendre le baton du serveur pour pouvoir manger en paix.

 

Le petit déjeuner terminé, un guide nous proménera pendant plus de trois heures dans la forêt qui entoure le Palmarium, ça n'a rien à voir avec le Lemur's park visité précédemment, ici on voit bien que les animaux sont en parfaite liberté et qu'ils sont heureux de vivre, pas besoin de rabatteur pour les voir, ils nous accompagneront presque tout le temps.

 

Plus loin, nous rencontrerons un magnifique caméléon d'au moins 40 cm de long, il est chamarré de couleurs et marrant avec ses yeux qui pivotent dans tous les sens indépendamment l'un de l'autre. Encore un gecko vert avec des petits points rouge sur le dos, une grosse araignée avec des pattes très fines d'un rouge vif se tient sur sa toile, un iguane est immobile sur les feuilles mortes du sol pensant qu'on ne le voit pas, au revers d'une feuille c'est une petite grenouille toute blanche, les gousses de vanille sont présentes et leur odeur parfume l'endroit, des spasmes se tiennent immobiles et se confondent parfaitement avec les branchages, un lémure Sifaka, blanc et roux vient à notre rencontre avec son petit bébé d'un mois accroché sous le ventre, il a intérêt à se cramponner car la mère fait des bonds d'environ deux mètres pour sauter d'un arbre à l'autre,

  



Publié à 20:03, le 21/12/2009, dans Madagascar 2009,
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